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Mon conjoint veut divorcer : que faire en priorité ?

Apprendre que son conjoint souhaite divorcer provoque généralement un choc émotionnel violent. Pourtant, dès les premiers jours, certaines démarches doivent être entreprises pour protéger ses droits, sa situation financière et préserver ses intérêts pour la suite de la procédure. À l’inverse, d’autres actions précipitées risquent d’aggraver la situation juridique ou patrimoniale de la personne concernée. Ce guide détaille les priorités absolues des 30 premiers jours, les erreurs à ne jamais commettre, et l’accompagnement indispensable à solliciter pour traverser cette épreuve dans les meilleures conditions.

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Garder son sang-froid : les premières réactions à maîtriser

Lorsque le conjoint annonce sa volonté de divorcer, la tentation de réagir à chaud est forte. La personne concernée peut être submergée par la colère, la tristesse, l’incompréhension ou la peur de l’avenir. Pourtant, certaines réactions impulsives risquent de compromettre gravement l’issue de la procédure devant le juge aux affaires familiales.

Les erreurs à ne jamais commettre dans les premiers jours

Dans l’urgence et le stress, plusieurs comportements doivent être absolument évités :

  • Quitter le domicile conjugal sans préparation : partir précipitamment peut être assimilé à un abandon du domicile conjugal, avec des conséquences sur la garde des enfants, la jouissance du logement et même l’éventuel partage ultérieur. Si la cohabitation devient invivable, il faut consulter un avocat avant tout départ.
  • Signer un document proposé par le conjoint : l’époux qui veut divorcer peut proposer une convention amiable, un accord sur les enfants ou un engagement financier. Il ne faut jamais signer quoi que ce soit sans l’avis préalable d’un avocat en droit de la famille et, si pertinent, d’un conseiller en gestion de patrimoine.
  • Vider les comptes bancaires communs : ce geste, même dicté par la peur de perdre son argent, peut être qualifié de détournement de fonds et retenu contre la personne lors de la liquidation du régime matrimonial.
  • Couper les moyens de paiement du conjoint ou bloquer les comptes : cette action peut être sanctionnée par le juge et nuire à la crédibilité de la personne concernée.
  • Refuser tout contact ou toute discussion avec le conjoint : si le dialogue reste possible, il peut faciliter l’organisation provisoire (garde des enfants, paiement des charges courantes) et favoriser un divorce par consentement mutuel, généralement plus rapide et moins coûteux.
⚠️ Ne jamais réagir seul dans l'urgence

Dès l’annonce du divorce par le conjoint, la personne concernée doit s’interdire toute décision importante (quitter le domicile, signer un papier, vider un compte, vendre un bien) sans avoir consulté un avocat spécialisé et, pour les aspects patrimoniaux, un conseiller en gestion de patrimoine.

Prendre le temps de mesurer la situation

Les premiers jours après l’annonce doivent servir à rassembler de l’information et à se préparer, pas à prendre des décisions irréversibles. La personne concernée doit :

  • Éviter les confrontations violentes ou les disputes devant les enfants
  • Noter par écrit les faits importants (date de l’annonce, teneur des discussions, comportements inhabituels du conjoint)
  • Identifier un soutien de confiance (ami, membre de la famille, psychologue) pour évacuer l’émotion sans mettre en danger ses intérêts juridiques
  • Commencer à documenter sa situation financière et administrative (voir section suivante)
Le temps de réflexion est un droit

Même si le conjoint presse la personne de signer rapidement une convention ou d’accepter ses propositions, il existe toujours un délai légal de réflexion dans toute procédure de divorce. Aucune urgence ne justifie de renoncer à ses droits ou de se priver d’un conseil professionnel.

Documenter immédiatement sa situation financière et patrimoniale

L’un des premiers réflexes à adopter consiste à établir un état des lieux complet de la situation financière du couple. Cette étape est cruciale car elle conditionne le partage des biens lors du divorce, le calcul d’une éventuelle prestation compensatoire et la détermination de la pension alimentaire pour les enfants.

Recenser tous les comptes bancaires et placements

La personne concernée doit immédiatement identifier et documenter tous les comptes détenus au nom des deux conjoints ou en nom propre :

  • Comptes courants : relever les soldes à la date de l’annonce du divorce (cette date pourra être retenue comme point de départ de la séparation patrimoniale)
  • Comptes épargne : livrets A, LDD, livrets d’épargne populaire (LEP), comptes sur livret
  • Produits d’assurance-vie : noter le nom des assureurs, numéros de contrat, montants des capitaux, bénéficiaires désignés (l’assurance-vie peut parfois être exclue du partage selon le régime matrimonial et la clause bénéficiaire)
  • Plans d’épargne : PEA (plan d’épargne en actions), PER (plan d’épargne retraite), PEE (plan d’épargne entreprise)
  • Comptes-titres et portefeuilles boursiers
💡 Cas pratique : documentation des comptes bancaires

Sophie apprend en mars 2025 que son mari veut divorcer. Le jour même, elle imprime les relevés de tous leurs comptes : compte joint (solde 8 500 €), son compte personnel (1 200 €), le compte personnel de son mari (inconnu), leur assurance-vie commune (72 000 €), et le PEE de son conjoint (estimé à 15 000 €). Ces documents lui permettront de prouver l’état du patrimoine au début de la procédure.

Faire l’inventaire du patrimoine immobilier

Si le couple possède un ou plusieurs biens immobiliers, il est indispensable de rassembler :

  • Les actes de propriété (actes notariés d’achat)
  • Les derniers avis de taxe foncière
  • Les tableaux d’amortissement des crédits en cours
  • Une estimation récente de la valeur du bien (en ligne ou via une agence immobilière)
  • Les justificatifs de travaux réalisés et financés par l’un ou l’autre des époux (pour déterminer les éventuelles créances entre époux)

Ces informations sont essentielles pour calculer la soulte éventuelle en cas de rachat du bien par l’un des conjoints.

Relever les dettes et engagements financiers

Le divorce entraîne également le partage des dettes contractées pendant le mariage. La personne concernée doit lister :

  • Les crédits immobiliers en cours
  • Les crédits à la consommation (auto, travaux, revolving)
  • Les découverts bancaires
  • Les dettes fiscales éventuelles (impôts non soldés, redressement en cours)
  • Les engagements de caution (prêts garantis pour un proche, caution locative, etc.)
⚠️ Attention aux nouvelles dettes contractées par le conjoint

Dans certains régimes matrimoniaux (notamment la communauté réduite aux acquêts), les dettes contractées par l’un des époux après l’annonce du divorce peuvent engager la communauté jusqu’à la date de l’ordonnance de non-conciliation ou du dépôt de la convention. Il est donc conseillé de solliciter rapidement des mesures provisoires pour éviter toute solidarité sur des emprunts non consentis.

Constituer un dossier financier complet

Tous ces documents doivent être rassemblés dans un dossier numérique et papier sécurisé :

  • Trois derniers bulletins de salaire de chaque conjoint
  • Dernier avis d’imposition
  • Justificatifs de revenus annexes (loyers perçus, revenus fonciers, pensions reçues)
  • Relevés de comptes bancaires des 12 derniers mois
  • Factures des charges courantes (loyer ou crédit immobilier, eau, électricité, assurances, cantine, frais de garde)

Ce dossier sera transmis à l’avocat puis, si nécessaire, à un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé dans l’accompagnement des personnes en instance de divorce.

Le conseiller en gestion de patrimoine, partenaire indispensable

Un avocat maîtrise les aspects juridiques du divorce, mais un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé apporte une expertise complémentaire sur l’optimisation du partage, la fiscalité post-divorce, la reconstitution d’un patrimoine, ou encore la valorisation des actifs financiers. Aide-divorce.fr propose un accompagnement patrimonial personnalisé dès les premiers jours.

Sécuriser les documents administratifs et juridiques essentiels

En parallèle du recensement patrimonial, il est urgent de mettre en sécurité tous les documents administratifs importants. En cas de conflit, le conjoint peut tenter de dissimuler ou de détruire certains papiers pour fausser le partage ou compliquer la procédure.

Les documents à sauvegarder en priorité

  • Livret de famille : preuve du mariage et de la filiation des enfants
  • Contrat de mariage : s’il existe, ce document détermine le régime matrimonial et conditionne le partage (communauté, séparation de biens, participation aux acquêts)
  • Actes de naissance et pièces d’identité : carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire
  • Actes notariés : achat immobilier, donation entre époux, testament
  • Justificatifs de revenus : bulletins de salaire, avis d’imposition
  • Relevés bancaires : au moins les 12 derniers mois
  • Documents liés aux enfants : carnets de santé, bulletins scolaires, justificatifs de frais de garde ou d’activités extrascolaires
  • Factures et devis de travaux : pour justifier des dépenses sur les biens communs
  • Correspondances importantes : courriers d’avocats, mails attestant d’accords ou de désaccords avec le conjoint
💡 Cas pratique : sécurisation des documents

Thomas apprend que sa femme veut divorcer. Le lendemain, il photocopie le livret de famille, scanne le contrat de mariage signé chez le notaire en 2010, télécharge les PDF de leurs trois derniers avis d’imposition, et sauvegarde tous les relevés bancaires du compte joint sur une clé USB qu’il confie à son frère. Deux semaines plus tard, sa femme vide le tiroir du bureau où étaient rangés ces documents. Grâce à ses copies, Thomas peut transmettre l’intégralité du dossier à son avocat.

Stocker les copies en lieu sûr

Les documents doivent être :

  • Scannés et sauvegardés sur un support numérique sécurisé (clé USB, disque dur externe, cloud personnel avec mot de passe robuste)
  • Photocopiés et confiés à une personne de confiance extérieure au foyer (parent, ami proche, avocat)
  • Jamais laissés à la portée du conjoint si le climat est conflictuel

Protéger les preuves de fautes éventuelles

Si la personne envisage un divorce pour faute, elle doit rassembler dès les premiers jours tous les éléments de preuve :

  • Captures d’écran de SMS ou messages sur réseaux sociaux
  • Attestations de témoins (rédigées par des proches ayant constaté des violences, une infidélité, des manquements graves)
  • Certificats médicaux en cas de violences physiques ou psychologiques
  • Relevés de carte bancaire attestant de dépenses inhabituelles (hôtels, restaurants pour deux, cadeaux)
  • Photos ou vidéos (à condition qu’elles aient été obtenues loyalement, sans intrusion dans la vie privée du conjoint)
⚖️ Article 259 du Code civil

Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque des faits constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune. Les preuves doivent être apportées par l’époux demandeur.

Consulter un avocat spécialisé en droit de la famille sans attendre

Dès que le conjoint annonce sa volonté de divorcer, la personne concernée doit prendre rendez-vous avec un avocat spécialisé en droit de la famille. Cette consultation initiale, souvent gratuite ou à tarif réduit, permet de comprendre ses droits, d’éviter les erreurs irréversibles et de préparer une stratégie adaptée.

Pourquoi l’avocat est indispensable dès le début

L’avocat en droit de la famille :

  • Explique les différents types de divorce possibles (consentement mutuel, pour faute, pour altération définitive du lien conjugal, accepté) et leurs conséquences juridiques
  • Évalue la pertinence d’une demande de mesures provisoires (pension alimentaire, droit de visite et d’hébergement, jouissance du domicile)
  • Conseille sur l’opportunité de quitter ou non le domicile conjugal
  • Aide à préparer les justificatifs à rassembler pour étayer la demande devant le juge aux affaires familiales
  • Protège contre les tentatives de spoliation ou de manipulation par le conjoint
  • Peut demander en urgence une ordonnance de protection en cas de violences conjugales
L'aide juridictionnelle pour financer l'avocat

Si les revenus de la personne concernée sont modestes, elle peut solliciter l’aide juridictionnelle (AJ) pour financer tout ou partie des honoraires de son avocat. La demande peut être déposée dès les premiers jours et ne suspend pas le droit de consulter un avocat immédiatement.

Préparer efficacement la première consultation

Pour tirer le meilleur parti du premier rendez-vous avec l’avocat, il faut :

  • Apporter tous les documents rassemblés (livret de famille, contrat de mariage, relevés bancaires, bulletins de salaire, avis d’imposition)
  • Rédiger une chronologie des événements (date du mariage, naissance des enfants, détérioration de la relation, date de l’annonce du divorce)
  • Lister les questions prioritaires (peut-on envisager un divorce amiable ? Qui gardera le domicile ? Quels sont les droits sur les enfants ?)
  • Être transparent sur sa situation financière et ses objectifs (garder la maison, obtenir une pension, protéger les enfants)

Le coût d’un avocat et les solutions de financement

Le coût d’un divorce varie selon la procédure choisie et la complexité du dossier. Un divorce par consentement mutuel coûte en moyenne entre 1 500 et 3 000 € par époux (honoraires d’avocat + frais de notaire). Un divorce contentieux peut dépasser 5 000 à 10 000 € par époux en cas de conflit prolongé.

Les solutions pour financer l’avocat :

  • L’aide juridictionnelle (AJ) pour les revenus modestes
  • Les assurances de protection juridique souscrites dans le contrat multirisque habitation ou auto
  • Les facilités de paiement proposées par certains cabinets
  • Une avance sur la prestation compensatoire ou le partage des biens (à négocier avec le conjoint ou à demander au juge)
📊 Chiffre clé : durée moyenne d'un divorce

Un divorce par consentement mutuel est finalisé en 1 à 3 mois. Un divorce contentieux (pour faute ou accepté) dure en moyenne 12 à 18 mois, voire 24 à 36 mois en cas d’appel. Consulter un avocat dès le début permet de raccourcir les délais et de sécuriser la procédure.

Préserver sa santé mentale et son équilibre émotionnel

Le choc de l’annonce du divorce déclenche souvent un stress intense, de l’anxiété, voire une détresse psychologique profonde. Pourtant, la personne concernée doit rester capable de prendre des décisions rationnelles et de protéger ses intérêts. La préservation de sa santé mentale est donc une priorité stratégique autant qu’humaine.

Identifier et solliciter un soutien psychologique

Parler de ses émotions avec un professionnel (psychologue, psychiatre, thérapeute de couple si la situation s’y prête) permet de :

  • Évacuer le stress sans compromettre la procédure juridique (un psychologue est soumis au secret professionnel)
  • Prendre du recul sur les décisions à venir
  • Gérer les réactions émotionnelles devant les enfants (qui ne doivent jamais être instrumentalisés ou exposés au conflit parental)
  • Prévenir le risque de dépression ou de burn-out émotionnel

Certaines mutuelles santé prennent en charge quelques consultations de psychologue. Sinon, les centres médico-psychologiques (CMP) offrent des consultations gratuites ou à tarif réduit.

S’entourer de personnes de confiance

La personne concernée doit pouvoir compter sur un cercle restreint de proches bienveillants :

  • Famille ou amis capables d’écouter sans juger
  • Éviter de discuter de la procédure avec des personnes qui pourraient rapporter les propos au conjoint
  • Se méfier des conseils juridiques approximatifs donnés par des non-professionnels (« Mon cousin a divorcé et il a fait comme ça ») : chaque situation est unique

Protéger les enfants du conflit

Si le couple a des enfants, leur bien-être psychologique est une priorité absolue. Il ne faut jamais :

  • Dénigrer le conjoint devant les enfants
  • Leur demander de choisir un camp ou de témoigner contre l’autre parent
  • Les utiliser comme messagers ou espions
  • Les exposer aux disputes ou aux scènes de violence verbale

En cas de difficulté, un médiateur familial ou un psychologue pour enfants peut aider à accompagner les mineurs dans cette transition.

Le médiateur familial, une ressource précieuse

Même en cas de divorce conflictuel, la médiation familiale peut faciliter le dialogue sur les questions relatives aux enfants (résidence, droit de visite, autorité parentale) et parfois débloquer des situations tendues. Le médiateur est un tiers neutre, formé à la gestion des conflits familiaux.

Maintenir une hygiène de vie stable

Le stress du divorce peut entraîner des troubles du sommeil, de l’alimentation ou une tendance à l’isolement. Il est essentiel de :

  • Conserver un rythme de sommeil régulier (se coucher et se lever à heures fixes)
  • Continuer à pratiquer une activité physique (marche, sport, yoga)
  • Maintenir une alimentation équilibrée
  • Éviter l’alcool ou les substances anxiolytiques sans prescription médicale
  • Garder des activités sociales et des loisirs (pour ne pas sombrer dans la rumination)

Checklist des 30 premiers jours après l’annonce du divorce

Pour structurer les priorités et ne rien oublier, voici une liste récapitulative des actions à mener dans le premier mois suivant l’annonce du divorce par le conjoint :

Semaine 1 : Sécuriser et documenter

  • ❏ Noter par écrit la date et le contenu de l’annonce du divorce
  • ❏ Relever les soldes de tous les comptes bancaires à la date de l’annonce
  • ❏ Photocopier ou scanner le livret de famille, le contrat de mariage, les actes de propriété
  • ❏ Faire des copies de tous les justificatifs de revenus (bulletins de salaire, avis d’imposition)
  • ❏ Stocker les copies en lieu sûr (clé USB, cloud sécurisé, chez un proche de confiance)
  • ❏ Ne signer AUCUN document proposé par le conjoint
  • ❏ Ne pas quitter le domicile sans avoir consulté un avocat

Semaine 2 : Consulter et préparer

  • ❏ Prendre rendez-vous avec un avocat spécialisé en droit de la famille
  • ❏ Vérifier si l’assurance de protection juridique couvre les frais d’avocat
  • ❏ Rassembler tous les documents demandés par l’avocat (voir liste ci-dessus)
  • ❏ Rédiger une chronologie des événements marquants du mariage
  • ❏ Lister les biens communs et les biens propres
  • ❏ Identifier les dettes et crédits en cours

Semaines 3 et 4 : Anticiper et protéger

  • ❏ Solliciter un premier bilan patrimonial auprès d’un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé dans le divorce
  • ❏ Ouvrir un compte bancaire personnel si la personne n’en possède pas
  • ❏ Faire le point sur les assurances (santé, auto, habitation, prévoyance)
  • ❏ Vérifier les clauses bénéficiaires des contrats d’assurance-vie et éventuellement les modifier (avec l’accord de l’avocat)
  • ❏ Préparer les questions à poser à l’avocat sur le type de divorce envisageable
  • ❏ Consulter un psychologue ou un thérapeute si besoin
  • ❏ Informer l’école ou la crèche de la situation familiale (sans dramatiser, juste pour qu’ils soient vigilants)
  • ❏ Ne pas déménager, ne pas vider les comptes, ne pas vendre de biens sans accord écrit ou décision du juge
📌 L'essentiel à retenir pour les 30 premiers jours

Documenter immédiatement la situation financière, sauvegarder tous les documents administratifs, consulter un avocat spécialisé sans attendre, ne signer aucun papier sans conseil juridique, protéger sa santé mentale, et solliciter un accompagnement patrimonial si le patrimoine du couple est conséquent.

L’accompagnement patrimonial : un atout décisif dès les premiers jours

Si l’avocat en droit de la famille est indispensable pour mener la procédure de divorce, le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé apporte une expertise complémentaire sur les enjeux financiers et patrimoniaux. Cette double compétence est particulièrement utile dès les 30 premiers jours pour :

  • Évaluer précisément le patrimoine du couple (immobilier, placements, assurance-vie, retraite)
  • Identifier les stratégies d’optimisation du partage (choix du régime de liquidation, rachat de soulte, arbitrages entre capital et rente viagère pour la prestation compensatoire)
  • Anticiper les conséquences fiscales du divorce (imposition des plus-values immobilières, fiscalité de la prestation compensatoire, changement de quotient familial)
  • Préparer la reconstruction patrimoniale post-divorce (réinvestissement du capital reçu, stratégie d’épargne, prévoyance, retraite)
  • Accompagner les personnes ayant reçu une indemnisation suite à un accident ou une invalidité pour préserver leur capital et sécuriser leur avenir financier

Aide-divorce.fr est animé par un conseiller en gestion de patrimoine certifié, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF). Ce double ancrage juridique et patrimonial permet d’offrir un accompagnement global et personnalisé aux personnes confrontées à un divorce.

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Le divorce a des conséquences financières et patrimoniales importantes. Nos conseillers spécialisés vous accompagnent pour protéger vos intérêts et reconstruire votre situation financière. Prenez rendez-vous pour un premier bilan gratuit.

Foire aux questions (FAQ)

Questions fréquentes


Mon conjoint veut divorcer mais je refuse : puis-je bloquer la procédure ?

Non. Le divorce peut être prononcé même si l’un des conjoints s’y oppose. Si l’époux qui veut divorcer introduit une demande pour altération définitive du lien conjugal (après deux ans de séparation de fait), le juge peut prononcer le divorce sans l’accord de l’autre. En revanche, refuser le divorce empêche le consentement mutuel et prolonge la procédure contentieuse.

Puis-je quitter le domicile conjugal si mon conjoint annonce le divorce ?

Il est déconseillé de quitter le domicile sans l’accord d’un avocat. Ce départ peut être considéré comme un abandon du domicile conjugal, avec des conséquences sur la garde des enfants, la jouissance du logement et l’issue de la procédure. Si la cohabitation devient intolérable, il faut solliciter des mesures provisoires devant le juge aux affaires familiales pour organiser la séparation dans le respect des droits de chacun.

Combien de temps ai-je pour rassembler les documents après l'annonce du divorce ?

Il n’existe pas de délai légal imposé, mais agir vite est essentiel. Dès l’annonce du divorce, le conjoint peut tenter de dissimuler ou de détruire des documents. Il faut donc sécuriser les papiers importants dans les tout premiers jours, avant que la situation ne se dégrade. L’avocat précisera ensuite les documents à fournir pour la procédure.

Mon conjoint a vidé le compte joint : que faire ?

Si le conjoint a retiré une somme importante du compte joint sans accord, il faut immédiatement alerter l’avocat qui pourra saisir le juge aux affaires familiales en urgence pour demander des mesures conservatoires. Le juge peut ordonner le gel des comptes, la restitution des sommes détournées, ou condamner le conjoint à indemniser la communauté. Ne jamais tenter de « se venger » en vidant à son tour un autre compte : cela affaiblit la position juridique de la personne concernée.

Faut-il informer l'employeur que le conjoint veut divorcer ?

Non, ce n’est pas une obligation. Le divorce relève de la vie privée et l’employeur n’a pas à en être informé, sauf si la personne souhaite demander un aménagement de ses horaires ou un congé exceptionnel pour raisons familiales. En revanche, il peut être utile de prévenir les ressources humaines si un changement d’adresse ou de situation fiscale est prévu.

Puis-je modifier les bénéficiaires de mon assurance-vie si mon conjoint veut divorcer ?

Oui, tant que le divorce n’est pas prononcé, la personne reste libre de modifier la clause bénéficiaire de son contrat d’assurance-vie. Toutefois, il est recommandé de consulter un avocat et un conseiller en gestion de patrimoine avant toute modification, car selon le régime matrimonial, cette décision peut avoir des conséquences sur le partage ou sur la fiscalité. Si l’assurance-vie a été alimentée avec des fonds communs, le conjoint peut contester la révocation de sa qualité de bénéficiaire.


Conclusion : agir vite, agir bien

Apprendre que son conjoint souhaite divorcer provoque un choc émotionnel violent, mais ne doit pas conduire à la paralysie ou aux décisions impulsives. Dans les 30 premiers jours, certaines actions sont décisives pour protéger ses droits et préserver ses intérêts patrimoniaux : documenter la situation financière, sécuriser les documents administratifs, consulter un avocat spécialisé, éviter toute décision irréversible et préserver sa santé mentale.

Le divorce n’est pas seulement une procédure juridique : c’est aussi un bouleversement financier et patrimonial qui exige une expertise technique pour en limiter les conséquences. L’accompagnement croisé d’un avocat en droit de la famille et d’un conseiller en gestion de patrimoine permet à la personne concernée d’aborder la séparation dans les meilleures conditions et de reconstruire sereinement sa vie après le divorce.

Aide-divorce.fr propose cet accompagnement global, alliant expertise juridique et conseil patrimonial, pour aider les personnes en instance de divorce à traverser cette épreuve en protégeant leurs droits et en sécurisant leur avenir financier.

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Témoignages

Franchement quand mon mari m’a annoncé qu’il voulait divorcer j’ai paniqué. J’ai fait la bêtise de vider la moitié du compte joint parce que j’avais peur qu’il le fasse avant moi… résultat mon avocat m’a dit que ça pouvait jouer contre moi. Heureusement j’ai trouvé aide-divorce.fr qui m’a expliqué ce qu’il fallait faire en priorité. J’aurais dû lire ça avant de faire n’importe quoi

— Claire, 38 ans, mère de 2 enfants

Bon moi j’ai eu la chance de tomber sur un bon avocat rapidement. Mais ce qui m’a vraiment aidé c’est le CGP qui m’a expliqué comment gérer le partage de l’assurance-vie et la soulte sur la maison. Mon avocat gérait le juridique mais pour les questions d’argent franchement le conseiller en patrimoine c’était indispensable

— David, 44 ans, divorcé après 15 ans de mariage

Honnêtement les premiers jours c’est le pire. On sait pas quoi faire, on a peur de perdre ses droits, on sait pas si on doit partir de la maison ou pas. Le site aide-divorce m’a donné une checklist claire. J’ai tout documenté, j’ai sauvegardé tous les papiers, j’ai pris rdv avec un avocat en une semaine. Ça m’a évité de faire des erreurs irréversibles

— Sophie, 31 ans, divorcée après 7 ans de mariage