Le divorce par consentement mutuel représente aujourd’hui la majorité des divorces prononcés en France. Cette procédure, plus rapide et moins coûteuse que les autres types de divorce, permet aux époux qui s’entendent sur le principe et les conséquences de leur séparation de divorcer sans passer devant le juge aux affaires familiales, dans la plupart des cas. Quelles sont les conditions pour divorcer par consentement mutuel ? Comment se déroule la procédure ? Quel rôle jouent les avocats et le notaire ? Cette page détaille les spécificités du divorce par consentement mutuel, qu’il soit extrajudiciaire (amiable) ou judiciaire.

Le divorce par consentement mutuel repose sur un accord total entre les époux. Cet accord doit porter non seulement sur le principe du divorce lui-même, mais aussi sur l’ensemble de ses conséquences : partage des biens, prestation compensatoire, autorité parentale, résidence des enfants, droit de visite et d’hébergement, montant de la pension alimentaire, etc. Ce type de divorce est souvent appelé divorce amiable, bien que cette appellation recouvre en réalité le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire.
Les deux formes de divorce par consentement mutuel
Il existe deux variantes du divorce par consentement mutuel, selon que la procédure nécessite ou non l’intervention d’un juge aux affaires familiales.
Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (divorce amiable sans juge)
Depuis la réforme du 1er janvier 2017, le divorce par consentement mutuel peut se dérouler entièrement en dehors du tribunal. C’est la forme la plus courante aujourd’hui. Les époux, assistés chacun de leur avocat, rédigent une convention de divorce qui fixe l’ensemble des modalités de leur séparation. Cette convention est ensuite déposée chez un notaire qui lui confère force exécutoire. Le juge aux affaires familiales (JAF) n’intervient pas, ce qui accélère considérablement la procédure et réduit les coûts.
La procédure de divorce amiable extrajudiciaire suppose que les époux soient en mesure de dialoguer et de parvenir à un accord sur tous les aspects de leur séparation. Cela inclut notamment :
- Le partage du patrimoine commun (immobilier, comptes bancaires, placements, meubles, véhicules)
- Le sort des dettes contractées pendant le mariage
- Le versement éventuel d’une prestation compensatoire
- La résidence habituelle des enfants mineurs
- Les modalités d’exercice de l’autorité parentale
- Le montant de la pension alimentaire pour les enfants
- La répartition des frais d’éducation et de scolarité
Pour divorcer par consentement mutuel, les époux doivent être d’accord sur le principe du divorce ET sur toutes ses conséquences. Si un désaccord subsiste, même minime, sur l’un des points de la convention, la procédure ne peut pas aboutir et les époux devront s’orienter vers un autre type de divorce (pour acceptation du principe de la rupture du mariage ou pour faute, par exemple).
Le divorce par consentement mutuel judiciaire (avec intervention du juge)
Dans certaines situations, le divorce par consentement mutuel nécessite l’intervention du juge aux affaires familiales. C’est le cas lorsque l’un des enfants mineurs du couple demande à être entendu par le juge. L’article 388-1 du Code civil reconnaît en effet aux enfants capables de discernement le droit d’être entendus dans toute procédure les concernant.
Lorsqu’un enfant formule une telle demande, la convention de divorce doit être soumise à l’homologation du JAF. Le juge reçoit l’enfant en audition (avec ou sans avocat, selon le souhait de l’enfant), puis examine la convention pour s’assurer qu’elle préserve suffisamment les intérêts de tous les membres de la famille, et notamment ceux de l’enfant. Si la convention lui paraît déséquilibrée ou contraire à l’intérêt de l’enfant, le juge peut refuser de l’homologuer.
Le divorce peut être demandé conjointement par les époux lorsqu’ils s’entendent sur la rupture du mariage et ses effets en soumettant à l’approbation du juge une convention réglant les conséquences du divorce.

Dans cette configuration de divorce par consentement mutuel judiciaire, les époux peuvent, s’ils le souhaitent, ne prendre qu’un seul avocat pour les deux. En effet, puisque la convention sera examinée par le juge, celui-ci joue un rôle de contrôle et de protection des intérêts de chacun. La présence de deux avocats distincts n’est donc pas obligatoire, contrairement au divorce extrajudiciaire.
Stéphanie et Laurent divorcent d’un commun accord après 12 ans de mariage. Ils ont deux enfants : Léa, 14 ans, et Tom, 9 ans. Léa, informée de la séparation, demande à être entendue par le juge car elle souhaite exprimer son souhait de vivre principalement chez sa mère tout en gardant un week-end sur deux chez son père. Les parents doivent alors passer par un divorce par consentement mutuel judiciaire. Ils peuvent choisir de ne prendre qu’un seul avocat. La convention de divorce sera soumise au JAF qui auditionnera Léa avant d’homologuer la convention.
Le rôle des avocats dans le divorce par consentement mutuel
L’assistance d’un avocat de divorce est obligatoire dans toute procédure de divorce par consentement mutuel. Selon le type de divorce (extrajudiciaire ou judiciaire), le nombre d’avocats requis diffère.
Divorce extrajudiciaire : deux avocats obligatoires
Dans le cadre du divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (sans juge), chaque époux doit impérativement être assisté par son propre avocat. Cette obligation, instaurée par la loi du 18 novembre 2016, vise à garantir l’équilibre des intérêts et à s’assurer que chaque conjoint a pleinement conscience de la portée de ses engagements. En l’absence de juge pour contrôler la convention, ce sont les deux avocats qui jouent ce rôle de conseil et de protection.
Les deux avocats travaillent conjointement à la rédaction de la convention de divorce. Ils s’assurent que tous les aspects juridiques sont couverts, que les termes sont équilibrés et que la convention respecte les droits fondamentaux de chaque époux et des enfants. Chaque avocat conseille son client en toute indépendance.
Même dans un divorce à l’amiable, la personne qui divorce ne doit jamais signer une convention sans l’avoir fait relire attentivement par son propre avocat. Un déséquilibre dans le partage des biens, une prestation compensatoire sous-évaluée ou une pension alimentaire insuffisante peuvent avoir des conséquences financières graves et durables. En cas de patrimoine important (résidence principale, biens immobiliers, assurance-vie, épargne), il est fortement recommandé de consulter également un conseiller en gestion de patrimoine avant de signer la convention.
Divorce judiciaire : un seul avocat possible
En cas de divorce par consentement mutuel judiciaire (lorsqu’un enfant demande à être entendu), les époux peuvent choisir de ne prendre qu’un seul avocat pour les représenter tous les deux. Cette possibilité existe parce que le juge aux affaires familiales contrôle la convention avant de l’homologuer. Le magistrat s’assure que les intérêts de chacun sont préservés. Toutefois, rien n’empêche les époux de prendre chacun leur avocat s’ils le souhaitent, notamment en cas de patrimoine complexe ou de situation financière déséquilibrée.
La convention de divorce : contenu et formalisme
La convention de divorce est le document central du divorce par consentement mutuel. Elle est rédigée par les avocats des époux (ou par l’avocat unique en cas de divorce judiciaire). Elle doit contenir un ensemble de clauses obligatoires fixées par la loi.
Mentions obligatoires de la convention
La convention de divorce par consentement mutuel doit comporter :
- L’identité complète des deux époux
- La date et le lieu de célébration du mariage
- L’identité et la date de naissance des enfants mineurs ou majeurs
- L’accord des époux sur le principe du divorce et sur l’ensemble de ses effets
- Les modalités de partage des biens et de liquidation du régime matrimonial
- Le montant et les modalités de la prestation compensatoire (s’il y a lieu)
- La résidence habituelle des enfants mineurs
- Les modalités d’exercice de l’autorité parentale
- Le montant de la pension alimentaire pour les enfants et ses modalités de révision
- La répartition des frais d’entretien, d’éducation et de scolarité des enfants
- Le sort de la résidence conjugale (attribution, vente, rachat de parts)
- Le partage des dettes
La convention de divorce est un contrat qui engage les deux époux. Une fois signée et homologuée (par le notaire ou par le juge), elle a force exécutoire, c’est-à-dire qu’elle peut être mise en œuvre par voie d’huissier si l’un des ex-conjoints ne respecte pas ses obligations. Il est donc crucial de bien réfléchir à chaque clause avant de signer.
Le délai de réflexion de 15 jours
La loi impose un délai de réflexion incompressible de 15 jours entre la réception du projet de convention par chaque époux et sa signature définitive. Ce délai court à partir de la date de réception du projet par chacun des époux. Il ne peut pas être raccourci, même si les deux conjoints sont pressés de finaliser la procédure. Ce délai permet à chaque personne de réfléchir sereinement, de relire la convention, de poser des questions à son avocat et, si nécessaire, de demander des modifications.
Chacun des époux dispose d’un délai de réflexion de quinze jours à compter de la réception du projet de convention. La convention ne peut être signée avant l’expiration de ce délai.
Le rôle du notaire dans le divorce extrajudiciaire
Dans le cadre du divorce par consentement mutuel extrajudiciaire, le notaire joue un rôle clé. Une fois la convention signée par les deux époux et leurs avocats respectifs, elle doit être déposée au rang des minutes d’un notaire. C’est ce dépôt qui confère à la convention sa force exécutoire et qui marque juridiquement la date du divorce.
Quand le notaire est-il obligatoire ?
Le recours au notaire est obligatoire dans deux situations :
- Lorsque les époux possèdent un bien immobilier commun (résidence principale, résidence secondaire, bien locatif, terrain)
- Lorsque la convention prévoit des donations entre époux ou au profit des enfants
Dans les autres cas (pas de bien immobilier, pas de donation), l’intervention du notaire reste obligatoire pour le dépôt de la convention, mais les formalités sont simplifiées et les honoraires réduits.
Missions du notaire
Le notaire vérifie l’identité des parties, s’assure que la convention est conforme à la loi, enregistre la convention dans son registre (le « rang des minutes ») et transmet l’acte à l’état civil pour que la mention du divorce soit portée en marge de l’acte de mariage des époux. Cette formalité est essentielle car c’est elle qui rend le divorce opposable aux tiers (banques, employeurs, administration fiscale, etc.).
Les honoraires du notaire pour un divorce par consentement mutuel sont réglementés. Ils varient selon la complexité du dossier (présence ou non d’un bien immobilier, montant du patrimoine). En l’absence de bien immobilier, les émoluments sont généralement compris entre 50 et 150 euros. Si un bien immobilier doit être partagé, les honoraires sont plus élevés (plusieurs centaines d’euros) car le notaire doit établir un acte de liquidation et de partage.
Les enjeux patrimoniaux du divorce par consentement mutuel
Le divorce par consentement mutuel, même s’il est consensuel, a des conséquences patrimoniales importantes qu’il ne faut pas négliger. Le partage des biens, la liquidation du régime matrimonial, la prestation compensatoire et la fiscalité post-divorce doivent être anticipés.
Partage des biens et liquidation du régime matrimonial
Selon le régime matrimonial des époux (communauté réduite aux acquêts, communauté universelle, séparation de biens), les règles de partage diffèrent. En cas de communauté, il faut distinguer les biens propres de chaque époux (biens possédés avant le mariage, biens reçus par héritage ou donation) et les biens communs (acquis pendant le mariage). La convention de divorce doit prévoir le partage de ces biens communs, et si nécessaire le versement d’une soulte (somme d’argent versée par un époux à l’autre pour compenser un partage inégal).
Dans certains cas, il peut être stratégique de racheter la part de l’ex-conjoint dans la résidence principale, ou au contraire de vendre le bien et de partager le produit de la vente. Chaque option a des conséquences financières, fiscales et patrimoniales différentes. Il est fortement recommandé de se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine pour évaluer ces options.
Antoine et Claire divorcent par consentement mutuel. Ils possèdent une maison d’une valeur de 350 000 euros, acquise pendant le mariage, avec un crédit restant de 100 000 euros. La valeur nette du bien est donc de 250 000 euros. Antoine souhaite conserver la maison et y rester avec les enfants. Il doit donc verser à Claire la moitié de la valeur nette, soit 125 000 euros (la soulte). Antoine devra refinancer le crédit à son nom et trouver les liquidités pour payer la soulte, soit en utilisant son épargne, soit en contractant un prêt personnel.
Prestation compensatoire
La prestation compensatoire vise à compenser la disparité de niveau de vie entre les époux après le divorce. Elle peut être versée en capital (somme d’argent versée en une fois ou de manière échelonnée sur 8 ans maximum) ou, plus rarement, sous forme de rente viagère. Dans un divorce par consentement mutuel, les époux fixent librement le montant et les modalités de la prestation compensatoire. Toutefois, il est prudent de faire évaluer ce montant par un professionnel (avocat spécialisé et/ou conseiller en gestion de patrimoine) pour éviter un accord déséquilibré.
Une personne qui divorce sans revenus ou avec des revenus très faibles peut être tentée de renoncer à la prestation compensatoire pour accélérer la procédure. C’est une erreur qui peut coûter cher. Une fois la convention signée, il est très difficile de revenir sur cette renonciation. Il est vivement conseillé de consulter un conseiller en gestion de patrimoine pour évaluer précisément les besoins financiers futurs et le montant juste de la prestation.
Assurance-vie, épargne et placements
Les contrats d’assurance-vie, PEA, PEE et autres produits d’épargne souscrits pendant le mariage peuvent faire partie de la communauté ou rester des biens propres, selon les cas. Il est essentiel de faire l’inventaire complet de ces produits et de déterminer leur sort dans la convention de divorce. Un conseiller en gestion de patrimoine peut aider à optimiser la fiscalité de ces rachats ou partages.
Durée et coût du divorce par consentement mutuel
Combien de temps dure un divorce par consentement mutuel ?
Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire est la procédure de divorce la plus rapide. En l’absence de difficultés particulières, la procédure peut être finalisée en 2 à 4 mois environ. Ce délai comprend le temps de négociation de la convention, le délai de réflexion de 15 jours, la signature de la convention et son dépôt chez le notaire. En cas de divorce judiciaire (avec audition d’un enfant), le délai peut être un peu plus long (4 à 6 mois) en raison de l’attente d’une date d’audience devant le JAF.
Selon les statistiques du ministère de la Justice, la durée moyenne d’un divorce par consentement mutuel extrajudiciaire est de 3 mois, contre 12 à 18 mois pour un divorce contentieux.
Quel est le coût d’un divorce par consentement mutuel ?
Le coût d’un divorce par consentement mutuel comprend principalement les honoraires des avocats et les frais de notaire. Les honoraires d’avocat varient considérablement selon la région, la complexité du dossier et la notoriété du cabinet. En moyenne, un avocat facture entre 1 000 et 3 000 euros par époux pour un divorce par consentement mutuel sans difficulté particulière. Si le patrimoine est important ou si la situation est complexe (entreprise, plusieurs biens immobiliers, expatriation), les honoraires peuvent être plus élevés.
Les frais de notaire s’ajoutent à ces honoraires d’avocat. Comme mentionné plus haut, ils varient de 50 à 150 euros en l’absence de bien immobilier, et peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros si un bien immobilier doit être partagé.
Les personnes dont les revenus sont très faibles peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle pour financer les honoraires de leur avocat. Cette aide est accordée sous conditions de ressources. Elle peut couvrir tout ou partie des frais d’avocat. Pour en savoir plus, consulter la page sur l’aide juridictionnelle.
Situations spécifiques et divorce par consentement mutuel
Divorce avec un conjoint à l’étranger
Lorsque l’un des époux réside à l’étranger, le divorce par consentement mutuel reste possible, mais des formalités supplémentaires peuvent être nécessaires (traduction de documents, légalisation de signatures, etc.). Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire reste généralement plus simple qu’une procédure contentieuse dans ce contexte.
Divorce et invalidité ou accident
Lorsque le divorce intervient après un accident ayant entraîné une invalidité ou après le versement d’une indemnisation importante, les enjeux patrimoniaux sont particulièrement sensibles. Le capital reçu au titre de l’indemnisation doit-il être partagé ? Comment protéger la personne invalide financièrement ? Ces situations nécessitent impérativement l’intervention d’un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé. aide-divorce.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne spécifiquement les personnes dans cette situation.
Pour en savoir plus sur ces cas particuliers, consulter les pages situations spécifiques du site.
Révision et modification de la convention de divorce
Une fois la convention de divorce signée et homologuée (par le notaire ou par le juge), elle a force exécutoire. Peut-on la modifier par la suite ? Cela dépend des clauses concernées.
Clauses modifiables
Certaines clauses peuvent être révisées si la situation des époux ou des enfants évolue significativement :
- Le montant de la pension alimentaire pour les enfants (en cas de changement important des revenus ou des besoins des enfants)
- Les modalités d’exercice de l’autorité parentale et le droit de visite (en cas de déménagement, de changement de situation professionnelle, etc.)
Ces modifications nécessitent l’accord des deux ex-époux ou, à défaut, une saisine du juge aux affaires familiales.
Clauses définitives
En revanche, d’autres clauses sont définitives et ne peuvent plus être remises en cause après le divorce :
- Le partage des biens
- La prestation compensatoire versée sous forme de capital (sauf révision pour imprévu grave dans un délai de 5 ans)
La prestation compensatoire fixée sous forme de capital ne peut être révisée, sauf en cas de circonstances nouvelles et imprévues qui rendent l’exécution de l’obligation particulièrement difficile pour le débiteur, dans un délai de 5 ans à compter du divorce.
Une fois la convention de divorce signée et le partage des biens acté, il est quasiment impossible de revenir en arrière. Si une personne se rend compte après coup qu’elle a accepté un partage déséquilibré, elle ne pourra pas contester la convention, sauf à prouver un vice du consentement (dol, erreur, violence), ce qui est extrêmement difficile. D’où l’importance de bien se faire conseiller AVANT de signer.
Les erreurs à éviter dans un divorce par consentement mutuel
Même lorsque les époux sont d’accord pour divorcer, certaines erreurs peuvent compromettre l’équité du divorce ou entraîner des conséquences financières désastreuses.
Signer trop vite sans conseil patrimonial
Beaucoup de personnes signent leur convention de divorce sous la pression ou par lassitude, sans avoir pris le temps d’analyser les conséquences patrimoniales à long terme. Or, un divorce a des impacts sur la retraite, sur la fiscalité, sur la capacité d’emprunt future, sur la transmission du patrimoine aux enfants, etc. Il est vivement conseillé de consulter un conseiller en gestion de patrimoine AVANT de signer la convention, surtout si le patrimoine est important ou complexe.
Négliger la prestation compensatoire
La prestation compensatoire est souvent mal évaluée ou négligée dans les divorces par consentement mutuel. Une personne qui a interrompu sa carrière pour élever les enfants ou qui a des revenus très inférieurs à ceux de son conjoint a droit à une compensation. Renoncer à cette prestation par méconnaissance ou par précipitation peut conduire à des difficultés financières graves dans les années qui suivent le divorce.
Oublier de liquider le régime matrimonial
Certains couples signent une convention de divorce sans avoir procédé à la liquidation complète de leur régime matrimonial. Résultat : des années plus tard, des biens restent en indivision, des comptes bancaires sont toujours communs, des crédits sont encore solidaires. Cela peut entraîner des blocages lors de la vente d’un bien ou lors d’une succession. Il est essentiel de procéder à une liquidation complète et définitive du régime matrimonial dans la convention de divorce.
Sophie et Marc divorcent par consentement mutuel en 2018. Ils partagent la résidence principale mais oublient de mentionner dans la convention un petit appartement locatif acheté en 2005, dont ils sont copropriétaires à 50/50. En 2024, Sophie souhaite vendre cet appartement pour financer un projet, mais Marc refuse de signer l’acte de vente. Sophie doit alors saisir le juge pour demander le partage judiciaire de ce bien, ce qui entraîne des frais et des délais importants. Si ce bien avait été mentionné dans la convention de divorce, ce problème aurait été évité.
Accepter une offre de règlement d’assurance sans conseil
En cas d’accident ou d’indemnisation importante, l’ex-conjoint ou l’assureur peut proposer un règlement global rapide. Attention : ces offres sont souvent sous-évaluées. Il est impératif de consulter un avocat spécialisé et un conseiller en gestion de patrimoine avant d’accepter quoi que ce soit.
Vous envisagez un divorce par consentement mutuel ? Vous avez des questions sur le partage de vos biens, la prestation compensatoire ou la gestion de votre patrimoine après le divorce ? aide-divorce.fr, animé par un conseiller en gestion de patrimoine certifié, vous accompagne dans cette étape. Contactez notre permanence pour un bilan patrimonial gratuit et personnalisé.
Foire aux questions (FAQ)
Questions fréquentes
Peut-on divorcer par consentement mutuel si on a des enfants mineurs ?
Oui, absolument. La présence d’enfants mineurs ne fait pas obstacle au divorce par consentement mutuel. Les époux doivent simplement prévoir dans la convention de divorce les modalités d’exercice de l’autorité parentale, la résidence des enfants, le droit de visite et d’hébergement, ainsi que le montant de la pension alimentaire. Si l’un des enfants demande à être entendu par le juge, la procédure devient judiciaire (homologation par le JAF), mais reste un divorce par consentement mutuel.
Combien coûte un divorce par consentement mutuel en 2025 ?
Le coût d’un divorce par consentement mutuel varie en fonction des honoraires des avocats et des frais de notaire. En moyenne, il faut compter entre 1 000 et 3 000 euros d’honoraires par avocat, soit 2 000 à 6 000 euros au total pour les deux époux. Les frais de notaire s’ajoutent : de 50 à 150 euros en l’absence de bien immobilier, plusieurs centaines d’euros si un bien immobilier doit être partagé. Les personnes aux revenus très faibles peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle.
Combien de temps dure un divorce par consentement mutuel ?
Un divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (sans juge) dure en moyenne 2 à 4 mois, du premier rendez-vous chez l’avocat jusqu’au dépôt de la convention chez le notaire. Ce délai inclut le délai de réflexion obligatoire de 15 jours. En cas de divorce judiciaire (avec audition d’un enfant), le délai est un peu plus long, entre 4 et 6 mois, en raison de l’attente d’une date d’audience devant le juge aux affaires familiales.
Peut-on divorcer par consentement mutuel sans avocat ?
Non, l’assistance d’un avocat est obligatoire dans toute procédure de divorce par consentement mutuel, qu’elle soit extrajudiciaire ou judiciaire. Dans le divorce extrajudiciaire, chaque époux doit même avoir son propre avocat. Cette obligation vise à protéger les intérêts de chacun et à garantir que la convention de divorce est équilibrée et conforme à la loi.
Peut-on modifier la convention de divorce après sa signature ?
Certaines clauses de la convention de divorce peuvent être modifiées après le divorce, notamment le montant de la pension alimentaire pour les enfants ou les modalités d’exercice de l’autorité parentale, si la situation des époux ou des enfants évolue significativement. En revanche, le partage des biens et la prestation compensatoire versée sous forme de capital sont définitifs et ne peuvent plus être remis en cause, sauf cas très exceptionnels (vice du consentement, révision de la prestation compensatoire pour circonstances nouvelles dans un délai de 5 ans).
Le divorce par consentement mutuel nécessite-t-il de passer devant le juge ?
Dans la plupart des cas, non. Depuis 2017, le divorce par consentement mutuel peut se dérouler entièrement en dehors du tribunal (divorce extrajudiciaire). Les époux signent une convention de divorce qui est déposée chez un notaire. Le juge n’intervient pas. Exception : si l’un des enfants mineurs du couple demande à être entendu par le juge, la convention doit être soumise à l’homologation du juge aux affaires familiales (divorce par consentement mutuel judiciaire).
Témoignages
— Sophie, 41 ans, divorcée après 15 ans de mariageBon franchement au début on pensait que ça allait être simple parce qu’on était d’accord tous les deux. Mais quand on a commencé à parler du partage de l’appartement et de mon assurance-vie ça s’est compliqué. Mon avocat m’a conseillé de voir un CGP avant de signer la convention. Heureusement que je l’ai fait parce que j’allais accepter une prestation compensatoire beaucoup trop basse. aide-divorce.fr m’a vraiment aidée à y voir clair.
— Marc, 38 ans, père de 2 enfantsMoi et mon ex on a fait un divorce par consentement mutuel sans juge. On a pris chacun notre avocat. Ça a duré 3 mois environ, on a signé la convention chez le notaire et c’était réglé. Par contre faut faire gaffe à bien tout prévoir dans la convention parce que après c’est fini, on peut plus revenir dessus.
— Julie, 35 ans, maman soloHonnêtement je pensais que le divorce à l’amiable c’était forcément rapide et pas cher. Mais entre les honoraires d’avocat et les frais de notaire ça m’a quand même coûté 2500 euros. Après c’est vrai que c’est moins cher qu’un divorce contentieux. Et le site aide-divorce.fr explique bien toutes les étapes, ça m’a rassurée.



