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Divorce : que faire en premier ? Guide des premières démarches et de l’organisation

Le divorce est une épreuve déstabilisante. Face à la rupture, la personne concernée se retrouve souvent démunie, sans savoir par où commencer ni comment organiser ses démarches. Faut-il d’abord consulter un avocat ? Rassembler des documents ? Prouver une faute ? Protéger son patrimoine ? Anticiper la situation des enfants ? Cette page propose un guide méthodique des premières actions à mener pour aborder sereinement une procédure de divorce, en prenant le temps de faire le point sur les enjeux juridiques, financiers et personnels.

Association Aide Divorce

Contrairement à une idée reçue, il n’y a généralement aucune urgence à se précipiter chez un avocat sans préparation. Prendre le temps de s’informer, de constituer un dossier cohérent et de comprendre les implications patrimoniales du divorce permet d’aborder la procédure dans de meilleures conditions. Ce temps d’organisation initiale est un investissement qui évitera des erreurs coûteuses et des regrets une fois la convention de divorce signée.

⚠️ Ne pas se précipiter

Beaucoup de personnes signent une convention de divorce ou choisissent leur avocat dans l’urgence, sans avoir pris le temps d’analyser les enjeux patrimoniaux (assurance-vie, partage immobilier, fiscalité). Cette précipitation entraîne souvent des pertes financières importantes et définitives. Il est essentiel de s’accorder un temps de réflexion avant toute signature.

Première étape : faire le point sur les enjeux du divorce

Avant de contacter un avocat spécialisé en divorce, il est indispensable d’identifier les différents enjeux qui vont structurer la procédure. Ces enjeux se répartissent en trois grandes familles : les enfants, le patrimoine et la procédure elle-même.

Les enfants : résidence, droits de visite et pension alimentaire

Pour les parents, la première préoccupation concerne l’organisation de la vie des enfants après la séparation. Plusieurs questions doivent être anticipées :

  • Résidence habituelle : chez quel parent les enfants résideront-ils principalement ? La résidence alternée est-elle envisageable et souhaitable ?
  • Droits de visite et d’hébergement : comment organiser les droits de visite et d’hébergement de l’autre parent (week-ends, vacances scolaires) ?
  • Pension alimentaire : qui versera la pension alimentaire ? Quel montant ? Sur quelle base la calculer ?
  • Autorité parentale : elle reste en principe exercée conjointement, mais comment organiser concrètement les décisions importantes (scolarité, santé, religion) ?

Ces questions doivent être réfléchies en amont, idéalement en tentant de trouver un terrain d’entente avec l’autre parent lorsque cela est possible. Si le dialogue est rompu ou conflictuel, il faudra documenter la situation actuelle (qui s’occupe des enfants au quotidien, qui paie les frais de scolarité et de santé, etc.) pour préparer le dossier destiné au juge aux affaires familiales (JAF).

La résidence des enfants influence la pension

Le parent chez qui les enfants résident majoritairement peut prétendre à une pension alimentaire de la part de l’autre parent. En cas de résidence alternée, la pension peut être réduite voire supprimée si les revenus et charges des deux parents sont équilibrés. Anticiper ce point permet de mieux évaluer son budget post-divorce.

Le patrimoine : biens, dettes, assurances et régime matrimonial

Le divorce entraîne la liquidation du régime matrimonial, c’est-à-dire le partage des biens et des dettes. Cette étape est souvent la plus complexe et la plus source de conflits. Il est essentiel de faire un inventaire précis de la situation patrimoniale du couple :

  • Régime matrimonial : communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, participation aux acquêts ? Connaître son régime détermine les règles de partage
  • Biens immobiliers : résidence principale, résidences secondaires, immeubles locatifs. Qui conserve quoi ? Comment calculer une soulte ? Voir la page sur le partage des biens immobiliers
  • Comptes bancaires et placements financiers : épargne, livrets, assurances-vie, PEA, actions, obligations
  • Biens mobiliers : meubles, véhicules, œuvres d’art, bijoux
  • Dettes : crédits immobiliers, crédits à la consommation, dettes fiscales
  • Patrimoine professionnel : parts de société, fonds de commerce, clientèle pour les professions libérales
  • Retraites et prévoyance : droits à pension, contrats de prévoyance

La question du logement familial mérite une attention particulière : qui y reste pendant la procédure ? Qui le conserve après le divorce ? Le parent qui garde les enfants peut-il bénéficier d’une jouissance gratuite temporaire ?

💡 Cas pratique : un couple marié sous le régime de la communauté

Monsieur et Madame sont mariés depuis 12 ans sous le régime légal (communauté réduite aux acquêts). Ils possèdent ensemble une maison achetée 280 000 €, avec un crédit restant de 120 000 €. Madame a reçu un héritage de 80 000 € qu’elle a placé sur une assurance-vie à son nom. Monsieur possède des parts d’une SARL créée avant le mariage, valorisées à 150 000 €. La maison est un bien commun (valeur nette : 160 000 €, soit 80 000 € par époux). L’assurance-vie de Madame est un bien propre (sauf si elle a été alimentée par des revenus communs). Les parts de société de Monsieur sont un bien propre, mais la plus-value réalisée pendant le mariage peut être partageable. Sans accompagnement patrimonial, Madame pourrait renoncer à sa part sur la plus-value de la société, ou Monsieur ignorer que l’assurance-vie de Madame a pu être alimentée par des fonds communs. Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) permet d’identifier ces points et d’optimiser le partage.

La prestation compensatoire : anticiper l’écart de niveau de vie

La prestation compensatoire vise à compenser la disparité de niveau de vie que le divorce crée entre les époux. Elle est versée en principe sous forme de capital (somme unique ou versements échelonnés sur maximum 8 ans). Pour anticiper cette question, il faut comparer :

  • Les revenus respectifs des époux (salaires, pensions, revenus fonciers, dividendes)
  • Les perspectives professionnelles de chacun
  • La durée du mariage et l’âge des époux
  • Les sacrifices de carrière éventuels (arrêt pour élever les enfants, suivi de carrière du conjoint, etc.)
  • Les patrimoines respectifs après le partage

Il existe plusieurs méthodes de calcul de la prestation compensatoire, détaillées sur la page dédiée. Anticiper ce montant permet de mieux négocier lors de la rédaction de la convention de divorce.

📊 Montant moyen d'une prestation compensatoire

En France, le montant moyen d’une prestation compensatoire se situe entre 20 000 € et 30 000 €, versé sous forme de capital. Les montants varient considérablement selon la durée du mariage, les revenus et les patrimoines. Dans certains cas, la prestation peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

Le divorce pour faute : faut-il constituer des preuves ?

Si l’autre conjoint a commis des fautes graves (violences, adultère, abandon du domicile conjugal, manquements répétés aux devoirs du mariage), la personne lésée peut envisager un divorce pour faute. Ce type de procédure nécessite de constituer un dossier de preuves solide :

  • Témoignages écrits et signés
  • Certificats médicaux (en cas de violences physiques ou psychologiques)
  • Mains courantes ou dépôts de plainte
  • Constats d’huissier (pour adultère ou abandon)
  • Échanges SMS, emails, captures d’écran (attention au respect de la vie privée)
  • Factures téléphoniques, relevés bancaires (preuves indirectes)

Le divorce pour faute est souvent plus long, plus coûteux et plus conflictuel qu’un divorce par consentement mutuel. Il convient d’évaluer si les preuves sont suffisantes et si l’enjeu (obtenir des dommages-intérêts ou refuser une prestation compensatoire) justifie cette procédure. La consultation d’un avocat spécialisé est ici indispensable.

⚠️ Le divorce pour faute ne supprime pas toujours la prestation compensatoire

Même si la faute de l’autre époux est reconnue, le juge peut tout de même accorder une prestation compensatoire si la disparité de niveau de vie est importante. La faute peut seulement influencer le montant ou justifier l’octroi de dommages-intérêts séparés. Il ne faut pas compter uniquement sur la faute pour échapper à toute obligation financière.

La constitution du dossier de divorce

Que le divorce soit amiable ou contentieux, il faut constituer un dossier complet rassemblant tous les documents utiles. Cette démarche prend du temps mais elle est indispensable pour permettre à l’avocat de travailler efficacement et pour éviter les allers-retours. Voici une liste non exhaustive des documents à rassembler :

  • Livret de famille ou acte de mariage
  • Actes de naissance des enfants
  • Contrat de mariage (si le couple n’est pas marié sous le régime légal)
  • Trois derniers avis d’imposition
  • Bulletins de salaire des 12 derniers mois (pour chaque époux)
  • Relevés de tous les comptes bancaires, livrets, placements
  • Justificatifs de crédits en cours
  • Actes de propriété des biens immobiliers
  • Contrats d’assurance-vie, PEA, PER
  • Factures de charges courantes (loyer, électricité, eau, assurances, cantines, etc.)
  • Justificatifs de frais exceptionnels (santé non remboursée, activités extrascolaires des enfants)
  • Preuves de faute si divorce pour faute (certificats médicaux, témoignages, constats d’huissier)

L’organisation de ces documents dans un dossier clair et chronologique facilite le travail de l’avocat et, en cas de divorce par consentement mutuel, accélère la rédaction de la convention.

Sécuriser les documents avant la séparation

Il est recommandé de photocopier ou scanner tous les documents importants (relevés bancaires, contrats, actes notariés) avant que la séparation ne soit annoncée officiellement. Une fois que l’autre conjoint est informé, il peut être plus difficile d’accéder à certains documents, surtout s’il y a conflit ou dissimulation de patrimoine.

Deuxième étape : choisir son avocat et la procédure de divorce

Questions de procédure de divorce

Le choix de l’avocat en droit de la famille

Le recours à un avocat est obligatoire pour toute procédure de divorce (sauf divorce sans juge par consentement mutuel depuis 2017, mais l’avocat reste indispensable pour rédiger la convention). Choisir le bon avocat est une étape cruciale qui ne doit pas être bâclée.

Critères pour choisir son avocat de divorce :

  • Spécialisation en droit de la famille : privilégier un avocat ayant le certificat de spécialisation ou une pratique dominante en divorce
  • Proximité géographique : facilite les rendez-vous, même si la visio est aujourd’hui courante
  • Honoraires : demander un devis détaillé et une convention d’honoraires claire. Les tarifs varient entre 1 500 € et 5 000 € selon la complexité du dossier
  • Disponibilité et réactivité : l’avocat doit être joignable et capable de répondre aux questions dans un délai raisonnable
  • Approche (combative ou conciliante) : selon le degré de conflit avec l’autre conjoint, une approche plus ou moins offensive sera appropriée

Il est conseillé de rencontrer 2 ou 3 avocats avant de faire son choix. La plupart proposent un premier rendez-vous gratuit ou à tarif réduit. Attention à ne pas signer une convention d’honoraires lors de ce premier rendez-vous sans avoir pris le temps de comparer.

⚠️ Ne pas signer la convention d'honoraires au premier rendez-vous

Certaines personnes signent immédiatement la convention d’honoraires lors du premier contact avec un avocat, sous l’effet du stress ou d’une fausse urgence créée par la réception d’une assignation. Il existe un délai de rétractation de 14 jours pour les conventions d’honoraires signées hors cabinet. Mais mieux vaut prendre le temps de comparer plusieurs avocats avant de s’engager.

Qu’attendre de son avocat de divorce ?

L’avocat n’est pas un magicien ni un thérapeute. Son rôle est juridique et procédural. Voici ce qu’il doit apporter :

  • Conseil sur le type de procédure le plus adapté
  • Rédaction des actes (requête, assignation, convention de divorce)
  • Représentation devant le juge aux affaires familiales (JAF)
  • Négociation avec l’avocat de l’autre partie
  • Vérification de la régularité juridique des documents

En revanche, l’avocat ne peut pas :

  • Remplacer un conseiller patrimonial pour optimiser le partage des biens ou la fiscalité post-divorce
  • Gérer l’aspect psychologique ou émotionnel (rôle du psychologue)
  • Garantir un résultat (le juge reste souverain)

C’est pourquoi il est souvent recommandé, en complément de l’avocat, de consulter un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé dans les problématiques de divorce. Le CGP analyse les impacts financiers à moyen et long terme (fiscalité, retraite, placements, transmission) et permet d’éviter des erreurs coûteuses dans la convention de divorce.

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aide-divorce.fr propose un accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) certifié, spécialisé dans les divorces. Bilan gratuit et confidentiel pour sécuriser vos intérêts financiers.

Choisir la procédure de divorce adaptée

Il existe quatre types de procédures de divorce en France. Le choix dépend de la situation du couple et du degré d’accord entre les époux. Voir la page procédures de divorce pour un comparatif détaillé.

  • Divorce par consentement mutuel : les époux sont d’accord sur le principe du divorce et sur toutes ses conséquences (enfants, partage, prestations). C’est la procédure la plus rapide (2 à 6 mois) et la moins coûteuse (1 500 à 3 000 € par époux). Depuis 2017, elle se fait sans juge (sauf si un enfant demande à être entendu)
  • Divorce accepté : les époux sont d’accord sur le principe du divorce mais pas sur toutes les conséquences. Le juge tranche les points de désaccord. Délai : 12 à 24 mois
  • Divorce pour altération définitive du lien conjugal : utilisé lorsque les époux vivent séparés depuis au moins 2 ans. Pas besoin de prouver une faute. Délai : 18 à 30 mois
  • Divorce pour faute : l’un des époux invoque des fautes graves de l’autre (violences, adultère, abandon). Procédure longue (2 à 4 ans) et conflictuelle, coût élevé (3 000 à 8 000 € par époux)

Le divorce par consentement mutuel est à privilégier chaque fois que cela est possible. Même en cas de désaccord initial, un travail de négociation permet souvent de converger vers un accord. L’accompagnement d’un médiateur familial peut faciliter ce processus.

📊 90% des divorces sont prononcés par consentement mutuel

En France, environ 90% des divorces sont aujourd’hui prononcés par consentement mutuel (ou divorce sans juge). Cette procédure est privilégiée car elle est rapide, peu coûteuse et moins traumatisante pour les enfants.

Troisième étape : évaluer sa relation avec le conjoint et sa propre objectivité

Quel type de relation avec le conjoint ?

La qualité de la relation avec l’autre époux influence directement la procédure de divorce. Il est important de faire un diagnostic lucide :

  • Dialogue possible et constructif : divorce par consentement mutuel envisageable
  • Dialogue difficile mais pas rompu : médiation familiale recommandée pour désamorcer les conflits
  • Dialogue rompu, conflit ouvert : divorce contentieux (accepté, altération du lien conjugal ou pour faute)
  • Violences ou manipulations : protection urgente (ordonnance de protection, éviction du domicile), divorce pour faute, accompagnement psychologique indispensable

Si la violence (physique, psychologique, économique) est présente, il faut en priorité assurer la sécurité de la personne et des enfants. Contacter une association d’aide aux victimes (le 3919 pour les violences conjugales) et un avocat spécialisé est urgent. aide-divorce.fr est partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF) pour accompagner les situations de violence conjugale.

Suis-je objectif sur ma situation ?

Le divorce est une épreuve émotionnelle qui peut altérer le jugement. Certaines personnes sont trop confiantes (elles pensent que tout se passera bien alors que l’autre prépare un dossier en sous-main), d’autres sont dans le déni ou la culpabilité (elles acceptent des conditions défavorables par sentiment de responsabilité).

Questions à se poser :

  • Suis-je en état de me défendre sereinement ?
  • Ai-je tendance à minimiser les enjeux financiers ou les risques ?
  • Suis-je capable de dire non à une proposition défavorable ?
  • Ai-je besoin d’un soutien psychologique pour traverser cette épreuve ?

Il est parfois utile de consulter un psychologue ou un médiateur familial en parallèle de la procédure juridique, pour garder une vision objective et protéger sa santé mentale.

L'aide juridictionnelle peut financer l'avocat

Si les revenus de la personne concernée sont faibles (moins de 1 800 € par mois pour une aide totale), elle peut bénéficier de l’aide juridictionnelle (AJ) qui prend en charge tout ou partie des honoraires de l’avocat. La demande se fait auprès du tribunal judiciaire compétent. Même en cas de patrimoine, l’AJ peut être accordée si les revenus sont insuffisants.

Les erreurs fréquentes à éviter en début de procédure

Voici les principales erreurs commises par les personnes qui entament un divorce sans préparation :

  • Signer la convention de divorce sans la faire relire par un CGP : beaucoup de conventions contiennent des clauses défavorables en matière de partage d’assurance-vie, de soulte, de fiscalité ou de retraite
  • Accepter une prestation compensatoire trop faible ou trop élevée sans avoir fait de simulation patrimoniale sur 10-20 ans
  • Quitter le domicile conjugal sans autorisation : cela peut être interprété comme un abandon du domicile et nuire à la demande de résidence des enfants
  • Vider les comptes bancaires ou vendre des biens communs sans accord de l’autre : passible de sanctions et de recel successoral
  • Négliger de demander une pension alimentaire ou une contribution aux charges du mariage pendant la procédure
  • Ne pas faire évaluer les biens immobiliers par un expert : risque de sous-évaluation ou surévaluation préjudiciable
  • Oublier de déclarer certains biens ou placements : assurance-vie, PEA, compte-titres, parts de SCI
⚠️ Ne pas quitter le domicile conjugal sans précaution

Quitter le domicile conjugal avant d’avoir consulté un avocat peut être considéré comme un abandon de domicile, ce qui peut nuire à la demande de résidence des enfants ou à la jouissance du logement familial. Si la cohabitation est devenue impossible, il vaut mieux demander une ordonnance de non-conciliation (ONC) autorisant la résidence séparée.

L’importance de l’accompagnement patrimonial en complément de l’avocat

Le divorce a des conséquences financières et patrimoniales qui dépassent le cadre strictement juridique. L’avocat rédige la convention, mais il n’est pas formé pour optimiser la fiscalité, la gestion des placements ou la stratégie de reconstitution patrimoniale post-divorce.

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé en divorce intervient en complément de l’avocat pour :

  • Analyser la situation patrimoniale globale (biens, dettes, placements, revenus futurs, retraite)
  • Simuler plusieurs scénarios de partage et leurs impacts à long terme
  • Optimiser la fiscalité du divorce (soulte, prestation compensatoire, répartition des enfants pour l’avantage fiscal, etc.)
  • Conseiller sur la gestion du capital reçu (rachat de soulte, placement de la prestation compensatoire, réorganisation du patrimoine)
  • Anticiper les besoins de financement (crédit immobilier post-divorce, rachat de parts, etc.)
  • Préparer la reconstitution patrimoniale et la retraite après le divorce

Ce double accompagnement (avocat + CGP) permet de sécuriser à la fois la régularité juridique de la procédure et l’optimisation financière à moyen et long terme. C’est particulièrement important pour les couples avec un patrimoine immobilier, des assurances-vie importantes, des parts de société ou des différences de revenus marquées.

💡 Cas pratique : optimisation de la prestation compensatoire

Madame a 45 ans, elle a interrompu sa carrière pour élever les enfants. Elle perçoit aujourd’hui un salaire de 1 800 € net. Monsieur gagne 5 500 € net et possède un patrimoine de 400 000 € après partage. L’avocat propose une prestation compensatoire de 50 000 € versée en capital. Le CGP réalise une simulation : si Madame investit ces 50 000 € sur un contrat d’assurance-vie avec un rendement moyen de 3% par an, elle aura constitué un capital de 67 000 € en 10 ans. En parallèle, il recommande de demander une rente viagère indexée plutôt qu’un capital, ce qui garantit un revenu à vie. Après négociation, une rente de 400 € par mois est acceptée, soit 4 800 € par an, ce qui sur 30 ans (espérance de vie) représente 144 000 € au lieu de 50 000 €. L’accompagnement CGP a permis de multiplier par 3 la valeur économique de la prestation.

Récapitulatif : les 10 premières actions à mener

Voici un récapitulatif des premières démarches à effectuer lorsqu’on envisage ou qu’on subit un divorce :

  1. Faire un bilan patrimonial complet : liste de tous les biens, dettes, revenus, placements
  2. Rassembler tous les documents financiers et juridiques : contrat de mariage, actes de propriété, relevés bancaires, avis d’imposition, bulletins de salaire
  3. Identifier son régime matrimonial et comprendre les règles de partage applicables
  4. Anticiper la situation des enfants : résidence, droits de visite, pension alimentaire
  5. Évaluer l’opportunité d’un divorce pour faute et, le cas échéant, commencer à rassembler les preuves
  6. Comparer plusieurs avocats spécialisés en droit de la famille avant de choisir
  7. Consulter un conseiller en gestion de patrimoine pour analyser les enjeux financiers et optimiser le partage
  8. Déterminer le type de procédure de divorce le plus adapté (consentement mutuel si possible)
  9. Sécuriser les documents et preuves avant que la séparation ne soit officialisée
  10. Se protéger en cas de violence ou de conflit grave : ordonnance de protection, éviction, contact avec une association d’aide aux victimes
📌 L'essentiel à retenir

Le divorce ne doit pas être entamé dans la précipitation. Prendre le temps de faire le point sur les enjeux (enfants, patrimoine, procédure), de constituer un dossier solide et de choisir les bons interlocuteurs (avocat spécialisé et conseiller en gestion de patrimoine) est indispensable. Un divorce bien préparé est un divorce plus rapide, moins coûteux et moins traumatisant.

Foire aux questions (FAQ)

Questions fréquentes


Dois-je obligatoirement prendre un avocat pour divorcer ?

Oui, le recours à un avocat est obligatoire pour toute procédure de divorce en France. Même dans le cas du divorce par consentement mutuel sans juge (depuis 2017), chaque époux doit être assisté par son propre avocat pour la rédaction et la signature de la convention de divorce.


Combien de temps faut-il pour divorcer ?

La durée dépend du type de procédure. Un divorce par consentement mutuel prend entre 2 et 6 mois. Un divorce contentieux (accepté, pour altération du lien conjugal ou pour faute) peut durer de 12 mois à 4 ans selon le degré de conflit et l’encombrement du tribunal.


Combien coûte un divorce ?

Le coût varie selon la procédure et la complexité du dossier. Un divorce par consentement mutuel coûte en moyenne entre 1 500 € et 3 000 € par époux (honoraires d’avocat). Un divorce contentieux peut coûter entre 3 000 € et 8 000 € par époux, voire plus en cas de procédure très conflictuelle. L’aide juridictionnelle peut financer tout ou partie de ces frais si les revenus sont modestes.


Puis-je divorcer sans l'accord de mon conjoint ?

Oui. Si le conjoint refuse le divorce, il est possible d’engager une procédure de divorce pour altération définitive du lien conjugal (après 2 ans de séparation) ou pour faute (si des fautes graves sont prouvées). Le juge peut prononcer le divorce même sans l’accord de l’autre époux.


Que se passe-t-il si je quitte le domicile conjugal avant le divorce ?

Quitter le domicile conjugal sans autorisation peut être interprété comme un abandon de domicile, ce qui peut nuire à la demande de résidence des enfants ou à la jouissance du logement familial. Il est préférable de consulter un avocat avant de partir et, si nécessaire, de demander une ordonnance de non-conciliation (ONC) autorisant la résidence séparée.


Dois-je déclarer tous mes biens et placements lors du divorce ?

Oui, la loi impose une obligation de sincérité et de transparence dans la déclaration du patrimoine. Omettre volontairement de déclarer un bien (assurance-vie, compte bancaire, bien immobilier) constitue un recel successoral, sanctionné par la privation de la part sur ce bien et éventuellement par des dommages-intérêts.


Conclusion : ne pas se précipiter, bien s’entourer

Le divorce est une rupture de vie majeure qui engage l’avenir financier, familial et personnel pour de nombreuses années. Contrairement à ce que beaucoup pensent, il n’y a généralement aucune urgence à se précipiter chez un avocat sans préparation. Prendre le temps de s’informer, de rassembler les documents, de comprendre les enjeux patrimoniaux et de choisir les bons interlocuteurs (avocat spécialisé en droit de la famille et conseiller en gestion de patrimoine) permet d’aborder la procédure dans de meilleures conditions.

L’accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) est particulièrement important pour les couples ayant un patrimoine immobilier, des placements financiers (assurance-vie, PEA, PER), des parts de société ou des différences de revenus marquées. Le CGP analyse les impacts financiers à moyen et long terme et permet d’optimiser le partage et la fiscalité, en complément du travail de l’avocat sur le plan juridique.

📞 Besoin d'un accompagnement pour préparer votre divorce ?

aide-divorce.fr est animé par un conseiller en gestion de patrimoine certifié, spécialisé dans l’accompagnement des personnes en procédure de divorce. Bilan patrimonial gratuit et confidentiel. Nous sommes également partenaires de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF) pour les situations de violence conjugale ou d’accident ayant conduit à un divorce.

Témoignages

Bon moi j’ai fait l’erreur de foncer chez le premier avocat que j’ai trouvé sur Google. J’avais reçu la lettre de l’avocat de mon mari et j’ai paniqué. Résultat j’ai signé la convention d’honoraires sans même savoir combien ça allait me coûter au total… heureusement que j’ai découvert aide-divorce.fr après, le CGP m’a expliqué que j’avais droit à l’aide juridictionnelle vu mes revenus. J’ai pu me rétracter et changer d’avocat.

— Caroline, 38 ans, divorcée après 11 ans de mariage

Franchement le divorce c’est un truc super complexe quand t’as une boîte et des biens immobiliers. Mon avocat était bon sur le juridique mais il comprenait rien aux enjeux patrimoniaux. C’est mon comptable qui m’a dit de consulter un CGP spécialisé divorce. Le mec m’a fait 3 simulations de partage avec les impacts fiscaux sur 10 ans. J’ai économisé au moins 80 000 euros en optimisant la soulte et le rachat de mes parts. Honnêtement sans ça j’aurais signé n’importe quoi.

— David, 51 ans, chef d'entreprise, divorcé après 22 ans de mariage

Moi et mon ex on voulait faire ça bien pour les enfants donc on a choisi le consentement mutuel. Mais bon même comme ça c’est compliqué de tout régler. L’assurance-vie, la maison, les pensions… on comprenait rien. Notre avocate nous a conseillé de faire un point avec un conseiller patrimonial avant de finaliser la convention. On a fait ça ensemble (oui oui ensemble lol) et franchement ça a évité plein de conflits après. Tout était clair, chiffré, on savait qui avait quoi et pourquoi.

— Sophie, 42 ans, maman de 2 enfants, divorcée à l'amiable