Lorsqu’une personne envisage de divorcer, la question du choix de l’avocat se pose rapidement. Faut-il consulter un avocat généraliste de confiance ou rechercher un avocat spécialisé en divorce ? Qu’est-ce qu’un avocat spécialisé en droit de la famille exactement ? Comment distinguer un vrai spécialiste d’un simple praticien du divorce ? Cette page apporte un éclairage complet sur ces questions essentielles, pour permettre à chaque personne concernée de choisir son avocat divorce en toute connaissance de cause.
Le choix d’un avocat compétent et adapté à la situation est déterminant pour la suite de la procédure, qu’il s’agisse d’un divorce amiable ou d’un divorce contentieux. Un accompagnement juridique de qualité permet de sécuriser ses droits, d’anticiper les impacts patrimoniaux et de limiter les erreurs stratégiques.

Qu’est-ce qu’un avocat spécialisé en divorce ?
L’expression « avocat spécialisé en divorce » peut prêter à confusion, car elle recouvre en réalité deux réalités distinctes. D’un côté, la spécialisation officielle reconnue par l’Ordre des avocats ; de l’autre, la pratique habituelle et l’expérience réelle du terrain. Comprendre cette distinction permet de faire un choix éclairé et adapté à sa situation personnelle et patrimoniale.
L’avocat titulaire d’un diplôme de spécialiste en droit de la famille
En France, la mention de spécialisation en droit de la famille est délivrée par l’Ordre des avocats après un parcours académique et professionnel rigoureux. Un avocat qui souhaite obtenir cette mention doit justifier d’une pratique régulière du droit de la famille pendant au moins quatre ans, puis passer un examen de contrôle des connaissances devant la commission de spécialisation du Conseil national des barreaux (CNB).
Cette spécialisation couvre l’ensemble du droit de la famille : divorce, séparation, pension alimentaire, garde d’enfants, autorité parentale, adoption, filiation, successions familiales, protection des majeurs vulnérables, régimes matrimoniaux, liquidation du patrimoine, prestation compensatoire, etc. Un avocat spécialisé en droit de la famille maîtrise donc le cadre juridique de toutes les procédures de séparation et de divorce.
La mention de spécialisation d’un avocat est régie par les articles 80 à 87 du décret n°91-1197. L’avocat doit justifier de quatre années de pratique régulière dans la matière concernée et passer un examen théorique et pratique. Cette mention doit être renouvelée tous les cinq ans.
Un avocat peut être spécialisé en droit de la famille sans traiter quotidiennement des divorces. Certains avocats se « surspécialisent » dans les procédures de rupture conjugale, d’autres dans le droit des enfants ou la protection des majeurs. La mention de spécialisation est un gage de formation, mais elle ne garantit pas nécessairement une pratique intensive du divorce.
Pour la personne qui divorce, choisir un avocat titulaire de la mention « droit de la famille » garantit un socle de compétences solides et un niveau de formation reconnu. Cependant, ce diplôme ne préjuge pas du nombre de dossiers de divorce que l’avocat traite chaque année. Un avocat peut être techniquement compétent sans avoir l’expérience pratique du règlement de dossiers complexes impliquant un patrimoine important, une entreprise familiale ou une situation d’expatriation.

L’avocat qui a l’habitude et l’expérience de traiter des divorces
Un avocat peut ne pas posséder la mention officielle de spécialisation en droit de la famille, mais être devenu « spécialiste » au sens commun du terme par la pratique régulière et intensive du divorce. Ces avocats ont développé une expertise terrain au fil des années, ont plaidé devant le juge aux affaires familiales, négocié des conventions de divorce, assisté à des liquidations de régime matrimonial complexes et accompagné leurs clients dans des situations conflictuelles variées.
Cette expérience pratique se traduit par une connaissance fine des procédures, des stratégies à adopter selon le profil du conjoint, des attentes du juge, des pièges à éviter lors de la liquidation du patrimoine et de la rédaction de la convention de divorce. Un avocat qui traite dix dossiers de divorce par an aura une approche différente de celui qui en suit un ou deux par an, même si ce dernier détient formellement la mention de spécialisation.
Certains avocats généralistes acceptent des dossiers de divorce de manière ponctuelle, sans avoir de véritable pratique régulière. Le risque pour le client est de passer à côté d’une stratégie procédurale ou patrimoniale déterminante. En matière de divorce, l’expérience fait souvent la différence entre un règlement équilibré et un déséquilibre patrimonial durable.
La pratique habituelle du divorce permet également à l’avocat de développer un réseau professionnel spécialisé : notaires liquidateurs, experts immobiliers, conseillers en gestion de patrimoine (CGP), médiateurs familiaux, psychologues pour enfants, etc. Ce réseau est précieux pour accompagner le client dans toutes les dimensions de la séparation, notamment lorsque la situation patrimoniale nécessite l’intervention d’un CGP pour optimiser la répartition des actifs et anticiper les conséquences fiscales du divorce.
Les critères pour choisir le bon avocat spécialisé en divorce
Devant la diversité des profils d’avocats, il est essentiel de définir les critères de choix qui correspondent à sa situation personnelle et patrimoniale. Voici les principaux éléments à prendre en compte lors de la recherche d’un avocat spécialisé en divorce.
La spécialisation officielle en droit de la famille
Vérifier si l’avocat détient la mention de spécialisation en droit de la famille est un premier critère objectif. Cette mention est indiquée sur les documents de l’avocat (en-tête de courrier, carte de visite, site internet) et peut être vérifiée auprès de l’Ordre des avocats du barreau concerné. Elle garantit que l’avocat a suivi une formation continue et qu’il est à jour des évolutions législatives et jurisprudentielles en matière de divorce.
Cependant, comme indiqué précédemment, cette mention ne suffit pas à elle seule. Il est recommandé de la croiser avec d’autres critères pour s’assurer que l’avocat a une pratique réelle et régulière du divorce.
L’expérience pratique et le volume de dossiers traités
Lors du premier rendez-vous, il est légitime de demander à l’avocat combien de dossiers de divorce il traite chaque année et depuis combien de temps il pratique cette matière. Un avocat qui gère une vingtaine de divorces par an aura une expertise terrain solide. Un avocat qui en traite moins de cinq par an peut être compétent, mais aura peut-être moins d’expérience des situations complexes.
Un couple marié sous le régime de la communauté légale possède un bien immobilier d’une valeur de 450 000 €, une assurance-vie de 150 000 €, un PEA de 80 000 € et des comptes courants pour 30 000 €. Le mari est chef d’entreprise. La femme demande une prestation compensatoire. Dans ce cas, il est essentiel de choisir un avocat rompu aux liquidations patrimoniales complexes et capable de travailler avec un CGP pour optimiser le partage et anticiper les conséquences fiscales de chaque option.
Un avocat habitué à traiter des divorces impliquant un patrimoine conséquent saura orienter son client vers un conseiller en gestion de patrimoine pour anticiper les impacts de la liquidation sur la situation financière future, la fiscalité, la transmission aux enfants et la préparation de la retraite.
La compatibilité personnelle et la qualité de l’écoute
Le divorce est une épreuve émotionnelle autant que juridique. La relation de confiance avec l’avocat est déterminante. Un bon avocat spécialisé en divorce doit être à la fois expert du droit, stratège et capable d’écouter et de rassurer son client. La première consultation permet de jauger cette compatibilité : l’avocat prend-il le temps de poser des questions sur la situation personnelle et patrimoniale ? Explique-t-il les étapes de la procédure de manière claire et pédagogique ? Fait-il preuve d’empathie tout en restant réaliste sur les issues possibles ?
La première consultation avec un avocat en divorce permet de vérifier non seulement ses compétences techniques, mais aussi sa capacité à accompagner humainement la personne concernée. Il est recommandé de préparer cette consultation en listant les questions essentielles : type de divorce envisagé, durée de la procédure, coût global, stratégie patrimoniale, garde des enfants, etc.
Les honoraires et la transparence tarifaire
Les honoraires d’un avocat en divorce varient considérablement selon le type de divorce, la complexité du dossier et la notoriété de l’avocat. Un divorce par consentement mutuel sans patrimoine complexe peut coûter entre 1 500 € et 3 000 € par conjoint. Un divorce contentieux avec liquidation de patrimoine importante peut dépasser 10 000 € par conjoint.
Selon le baromètre des honoraires d’avocats 2023, le coût moyen d’un divorce amiable se situe entre 2 000 € et 4 000 € par conjoint. Un divorce contentieux peut coûter entre 5 000 € et 15 000 € selon la durée de la procédure et le niveau de conflit.
Il est essentiel de demander dès la première consultation une estimation des honoraires et de vérifier si l’avocat propose une convention d’honoraires écrite. Les personnes dont les revenus sont modestes peuvent solliciter l’aide juridictionnelle (AJ), qui permet de bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle des frais d’avocat. Pour les dossiers complexes impliquant un patrimoine important, il est recommandé de prévoir un budget avocat réaliste et de ne pas hésiter à solliciter un CGP pour optimiser la gestion des liquidités disponibles.
Les erreurs à éviter lors du choix de son avocat en divorce
Choisir son avocat est une décision stratégique qui peut avoir des conséquences durables sur l’issue de la procédure et sur la situation patrimoniale future. Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter.
Choisir un avocat uniquement sur la base de la proximité géographique
Beaucoup de personnes choisissent un avocat « de quartier » par commodité, sans vérifier son expérience réelle en matière de divorce. Un avocat généraliste sympathique peut être compétent en droit commercial ou en droit du travail, mais peu habitué aux subtilités de la procédure de divorce et du partage patrimonial.
Il est tentant de choisir un avocat proche de chez soi pour faciliter les rendez-vous, mais cette commodité ne doit pas primer sur l’expérience et la compétence. Un avocat spécialisé situé à une heure de route peut faire gagner des milliers d’euros et éviter des erreurs stratégiques déterminantes.
Ne pas vérifier l’expérience réelle de l’avocat
Un avocat peut se présenter comme « spécialisé en divorce » sur son site internet sans pour autant traiter régulièrement ce type de dossier. Il est recommandé de demander explicitement combien de divorces l’avocat a traités l’année précédente et depuis combien d’années il pratique cette matière. Un avocat qui débute en droit de la famille peut être très compétent, mais il sera peut-être moins à l’aise face à un dossier complexe impliquant une entreprise familiale ou un patrimoine international.
Ne pas anticiper les enjeux patrimoniaux
Beaucoup de personnes se concentrent exclusivement sur les aspects émotionnels et judiciaires du divorce, sans prendre la mesure des impacts patrimoniaux à moyen et long terme. Un mauvais partage des biens, une prestation compensatoire sous-évaluée ou une liquidation du régime matrimonial mal anticipée peuvent entraîner des pertes financières considérables.
Un couple marié sous le régime de la communauté possède une assurance-vie de 200 000 €. L’épouse accepte de recevoir en partage uniquement le bien immobilier (valeur 300 000 €) et de laisser l’assurance-vie à son conjoint. Problème : l’assurance-vie est un bien commun qui doit être partagé. En acceptant ce partage déséquilibré, l’épouse renonce de fait à 100 000 € de patrimoine commun. Un avocat expérimenté et un CGP auraient immédiatement identifié cette erreur et proposé un partage équilibré intégrant tous les actifs.
Pour éviter ce type d’erreur, il est recommandé de consulter un conseiller en gestion de patrimoine en parallèle de l’avocat, surtout lorsque le patrimoine familial dépasse 150 000 € ou qu’il comporte des actifs complexes (entreprise, immobilier locatif, portefeuille boursier, contrats d’assurance-vie multiples, etc.).
Signer une convention de divorce sans avis extérieur
Dans un divorce amiable, la convention de divorce est signée par les deux conjoints après accord sur toutes les modalités de la séparation : partage des biens, prestation compensatoire, garde des enfants, pension alimentaire, etc. Cette convention a valeur contractuelle et est difficilement révocable une fois signée.
Une convention de divorce peut contenir des clauses défavorables ou des erreurs de calcul concernant le partage des biens ou la prestation compensatoire. Il est impératif de prendre le temps de lire attentivement le document, de demander des explications à l’avocat et, si le patrimoine est important, de solliciter l’avis d’un CGP avant de signer. Une fois la convention signée et déposée chez le notaire, il est trop tard pour revenir en arrière.
Le rôle complémentaire du conseiller en gestion de patrimoine dans un divorce
Le site aide-divorce.fr est porté par un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé dans l’accompagnement des personnes traversant un divorce. Cette approche patrimoniale complète l’expertise juridique de l’avocat et permet d’anticiper les impacts financiers et fiscaux de la séparation.
Pourquoi un CGP est-il utile en cas de divorce ?
Un avocat spécialisé en divorce maîtrise la procédure juridique, le cadre légal du partage des biens et les modalités de la liquidation du régime matrimonial. Cependant, son rôle n’est pas de conseiller son client sur la gestion future de son patrimoine, la fiscalité de ses placements, la réorganisation de son épargne retraite ou l’optimisation de sa situation financière post-divorce.
C’est là qu’intervient le conseiller en gestion de patrimoine (CGP). Le CGP analyse la situation patrimoniale globale de la personne concernée, simule les impacts de différents scénarios de partage, identifie les risques fiscaux et propose des stratégies d’optimisation patrimoniale adaptées à la nouvelle situation familiale. Par exemple, il peut recommander de racheter la soulte de l’ex-conjoint pour conserver le logement familial, ou au contraire de vendre le bien pour libérer des liquidités et investir dans un portefeuille diversifié.
aide-divorce.fr propose un accompagnement global intégrant les dimensions juridiques, émotionnelles et patrimoniales du divorce. Le site est animé par un CGP certifié, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), particulièrement compétent dans l’accompagnement des personnes ayant reçu une indemnisation d’accident ou une rente d’invalidité lors d’un divorce.
Quand consulter un CGP dans le cadre d’un divorce ?
Il est recommandé de consulter un CGP dès le début de la procédure de divorce si la personne concernée se trouve dans l’une des situations suivantes :
- Le patrimoine familial dépasse 150 000 € (biens immobiliers, assurance-vie, placements financiers, PEA, comptes courants)
- L’un des conjoints est chef d’entreprise ou détient des parts sociales
- Le couple possède plusieurs biens immobiliers ou un patrimoine immobilier locatif
- Une prestation compensatoire importante est envisagée (supérieure à 30 000 €)
- L’un des conjoints a reçu une indemnisation d’accident corporel ou perçoit une rente d’invalidité
- Le couple possède des actifs à l’étranger ou des biens en indivision avec des membres de la famille
- La situation fiscale est complexe (revenus fonciers, revenus de capitaux mobiliers, plus-values immobilières potentielles)
Un homme de 45 ans reçoit une indemnisation de 500 000 € suite à un accident de la route ayant entraîné une invalidité permanente. Marié sous le régime de la communauté, il engage une procédure de divorce deux ans après l’accident. La question du caractère propre ou commun de l’indemnisation se pose. Un CGP intervient pour clarifier la situation avec l’avocat, simuler les impacts fiscaux de différents scénarios de partage et proposer une stratégie d’investissement du capital reçu pour garantir un revenu de remplacement à long terme. Le site aide-divorce.fr, animé par un CGP partenaire de l’AVF, est particulièrement compétent pour ce type de situation.
Consulter un CGP permet également d’anticiper la situation financière post-divorce : quel sera le revenu disponible mensuel après la séparation ? Quelle capacité d’épargne restera-t-il après le versement de la prestation compensatoire ou de la pension alimentaire ? Quelle stratégie adopter pour reconstituer un patrimoine après le divorce ? Ces questions sont essentielles pour repartir sur des bases financières solides après la séparation.
Les situations spécifiques nécessitant un accompagnement renforcé
Certaines situations de divorce présentent des enjeux patrimoniaux particuliers qui justifient un accompagnement renforcé par un avocat expérimenté et un CGP spécialisé.
Divorce après un accident corporel ou une invalidité
Lorsqu’un conjoint a reçu une indemnisation d’accident corporel ou perçoit une rente d’invalidité, la question du caractère propre ou commun de cette indemnisation est déterminante pour le partage des biens. Selon la jurisprudence de la Cour de cassation, les indemnités compensant un préjudice personnel (souffrances physiques et morales, préjudice esthétique, préjudice d’agrément) sont considérées comme des biens propres, tandis que les indemnités compensant un préjudice économique (perte de revenus, frais de tierce personne) tombent en communauté.
La Cour de cassation distingue systématiquement les indemnités à caractère personnel (biens propres par nature) et les indemnités à caractère économique (biens communs si elles compensent une perte de revenus du couple). Cette distinction est essentielle pour déterminer la répartition du patrimoine lors d’un divorce consécutif à un accident corporel.
Dans ce contexte, l’accompagnement par un CGP partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF) est indispensable pour sécuriser la gestion du capital reçu et anticiper les besoins financiers futurs de la personne concernée, notamment en cas d’invalidité nécessitant des soins ou une assistance à long terme.
Divorce d’un chef d’entreprise
Le divorce d’un chef d’entreprise soulève des questions complexes : valorisation de l’entreprise, détermination de la quote-part de l’entreprise entrant dans le patrimoine commun, partage des parts sociales, impact du divorce sur la trésorerie de l’entreprise, protection des associés ou actionnaires minoritaires, clause d’agrément dans les statuts, etc.
Un avocat spécialisé en droit de la famille et en droit des affaires est indispensable dans ce type de dossier. Le CGP intervient pour analyser la valorisation de l’entreprise, proposer des solutions de rachat des parts par le conjoint chef d’entreprise (prêt bancaire, étalement du paiement de la soulte, renonciation partielle en contrepartie d’une prestation compensatoire augmentée) et sécuriser la situation financière du conjoint non dirigeant après le divorce.
Divorce international ou expatriation
Lorsque le couple est binational, que l’un des conjoints est expatrié ou que le patrimoine comporte des biens situés à l’étranger, la procédure de divorce se complique considérablement. Il faut déterminer la loi applicable au divorce (loi française ou loi étrangère), la compétence juridictionnelle (tribunal français ou étranger), les modalités de partage des biens selon les deux systèmes juridiques, la fiscalité internationale, etc.
Un divorce impliquant deux nationalités ou un patrimoine situé dans plusieurs pays peut entraîner des situations de blocage si les lois applicables sont contradictoires. Il est impératif de consulter un avocat spécialisé en droit international de la famille dès le début de la procédure et de solliciter un CGP pour optimiser la fiscalité du partage des biens selon les conventions fiscales internationales.
FAQ : Avocat spécialisé en divorce
Questions fréquentes
Comment savoir si un avocat est vraiment spécialisé en divorce ?
Pour vérifier qu’un avocat est réellement spécialisé en divorce, il faut vérifier s’il détient la mention de spécialisation en droit de la famille délivrée par l’Ordre des avocats. Cette mention est indiquée sur les documents officiels de l’avocat et peut être vérifiée auprès de l’Ordre. Ensuite, il est recommandé de demander lors de la première consultation combien de dossiers de divorce l’avocat traite par an et depuis combien de temps. Un avocat qui gère plus de quinze divorces par an a une pratique régulière et une expertise terrain solide.
Combien coûte un avocat spécialisé en divorce ?
Le coût d’un avocat en divorce varie selon le type de procédure et la complexité du dossier. Un divorce amiable sans patrimoine complexe coûte généralement entre 1 500 € et 3 000 € par conjoint. Un divorce contentieux avec liquidation de patrimoine peut coûter entre 5 000 € et 15 000 € par conjoint, voire davantage si la procédure dure plusieurs années. Il est essentiel de demander une estimation écrite des honoraires dès la première consultation. Les personnes aux revenus modestes peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle pour financer tout ou partie des frais d’avocat.
Faut-il obligatoirement choisir un avocat spécialisé pour divorcer ?
La loi impose le recours à un avocat pour toutes les procédures de divorce, sauf pour le divorce par consentement mutuel sans juge depuis 2017 (dans ce cas, chaque conjoint doit avoir son propre avocat). Il n’est pas obligatoire de choisir un avocat titulaire de la mention de spécialisation en droit de la famille, mais c’est fortement recommandé pour sécuriser la procédure et éviter les erreurs stratégiques. Un avocat spécialisé et expérimenté en divorce connaît les pièges à éviter, maîtrise les stratégies procédurales et a l’habitude de négocier avec les avocats adverses et les juges aux affaires familiales.
Peut-on changer d'avocat en cours de procédure de divorce ?
Oui, il est tout à fait possible de changer d’avocat en cours de procédure de divorce. La personne concernée doit notifier à son avocat actuel la rupture du mandat par lettre recommandée avec accusé de réception, puis contacter un nouvel avocat. Il faut toutefois régler les honoraires dus au premier avocat pour le travail déjà effectué. Changer d’avocat peut entraîner un retard dans la procédure, mais c’est parfois nécessaire si la relation de confiance est rompue ou si l’avocat ne semble pas compétent pour traiter le dossier.
Pourquoi consulter un conseiller en gestion de patrimoine lors d'un divorce ?
Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) apporte une expertise complémentaire à celle de l’avocat. L’avocat gère la procédure juridique et la rédaction de la convention de divorce, tandis que le CGP analyse l’impact patrimonial et fiscal de chaque scénario de partage, propose des stratégies d’optimisation financière et accompagne la personne concernée dans la reconstruction de son patrimoine après le divorce. Un CGP est particulièrement utile lorsque le patrimoine dépasse 150 000 €, lorsque l’un des conjoints est chef d’entreprise ou lorsqu’une indemnisation d’accident ou une rente d’invalidité doit être partagée.
Que faire si l'ex-conjoint refuse de communiquer des informations sur son patrimoine ?
Si l’ex-conjoint refuse de communiquer des informations sur son patrimoine (relevés bancaires, contrats d’assurance-vie, valorisation de biens immobiliers ou d’entreprise), l’avocat peut solliciter le juge aux affaires familiales pour ordonner la production de ces documents sous astreinte. Le juge peut également demander à des tiers (banques, compagnies d’assurance, notaires) de communiquer directement les informations nécessaires à la liquidation du régime matrimonial. La dissimulation volontaire d’éléments patrimoniaux est sanctionnée par la loi et peut entraîner une condamnation pour recel de communauté.
Conclusion : bien choisir son avocat pour sécuriser son divorce
Le choix de l’avocat spécialisé en divorce est une décision stratégique qui influence directement l’issue de la procédure et la situation patrimoniale future de la personne concernée. Il est essentiel de ne pas se précipiter et de prendre le temps de comparer plusieurs avocats en vérifiant leur expérience réelle, leur volume de dossiers traités, leur transparence tarifaire et leur capacité d’écoute.
Au-delà de l’expertise juridique, il est recommandé de solliciter un accompagnement patrimonial par un conseiller en gestion de patrimoine dès que le patrimoine familial dépasse 150 000 € ou que la situation présente des enjeux complexes (entreprise familiale, indemnisation d’accident, expatriation, patrimoine immobilier multiple). Cette approche globale permet d’anticiper les impacts financiers du divorce et de repartir sur des bases solides après la séparation.
aide-divorce.fr propose un accompagnement complet intégrant les dimensions juridiques et patrimoniales du divorce. Partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), le site est animé par un conseiller en gestion de patrimoine certifié, spécialisé dans l’accompagnement des personnes traversant un divorce, notamment après un accident corporel ou une invalidité. Contactez la permanence pour un bilan patrimonial gratuit et un accompagnement personnalisé.
Témoignages
— Sophie, 38 ans, divorcée après 12 ans de mariageFranchement j’ai fait l’erreur de prendre l’avocat de mon beau-frère au début, sauf que lui il fait du droit du travail surtout. Mon dossier avançait pas et j’avais l’impression qu’il comprenait rien aux histoires de partage de biens. J’ai changé pour un avocat spécialisé trouvé sur aide-divorce.fr et là j’ai eu quelqu’un qui connaissait vraiment son sujet. Ça m’a coûté un peu plus cher mais j’ai récupéré ce qui m’était dû sur l’assurance-vie que mon ex voulait garder en entier.
— Marc, 51 ans, chef d'entreprise divorcéBon moi le divorce c’était la galère parce que j’ai une société avec 3 associés et ma femme voulait sa part. Mon avocat m’a fait travailler avec un CGP pour calculer tout ça et proposer un rachat de parts étalé sur 5 ans. Sans ça j’aurais du vendre mon entreprise ou faire un prêt énorme. Honnêtement le conseil patrimonial m’a sauvé la mise, j’avais même pas pensé à ces solutions là
— Isabelle, 45 ans, mère de 3 enfantsJ’ai cru que parce que mon avocat avait marqué « spécialisé droit de la famille » sur son site il s’occupait que de divorces. En fait il faisait plein de trucs différents et j’avais pas l’impression qu’il maîtrisait trop quand on parlait de la prestation compensatoire. J’ai posé la question sur le site aide-divorce.fr et on m’a expliqué de vérifier combien de divorces il traitait par an. Résultat j’ai changé et maintenant j’ai quelqu’un de vraiment au top qui gère tout de A à Z



