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Refus de divorce : comment divorcer malgré l’opposition du conjoint ?

Le refus de divorce opposé par un conjoint constitue une situation fréquente et particulièrement éprouvante sur le plan émotionnel. Pourtant, ce refus ne bloque pas juridiquement la possibilité de mettre fin au mariage. Le droit français garantit à chaque époux la liberté de divorcer, même en l’absence d’accord de l’autre partie. Cette page détaille les procédures contentieuses permettant de divorcer malgré le refus du conjoint, les délais à prévoir, les enjeux patrimoniaux et les stratégies à adopter pour traverser cette épreuve dans les meilleures conditions.

Lorsqu’un conjoint refuse le divorce, la personne qui souhaite se séparer doit s’orienter vers une procédure contentieuse, c’est-à-dire une procédure judiciaire dans laquelle le juge aux affaires familiales (JAF) tranchera les points de désaccord. Deux voies principales s’offrent alors : le divorce pour altération définitive du lien conjugal et le divorce pour faute. Chacune présente des spécificités procédurales, des délais et des conséquences patrimoniales qu’il convient de bien comprendre avant de s’engager.

Association aide divorce
⚠️ Ne pas rester bloqué par le refus

Le refus de divorce du conjoint ne constitue jamais un obstacle juridique définitif. Aucun époux ne peut être contraint de rester marié contre sa volonté. En revanche, la procédure sera plus longue, plus coûteuse et émotionnellement plus difficile qu’un divorce par consentement mutuel.

Les fondements juridiques du divorce malgré le refus du conjoint

Le droit français ne reconnaît pas au conjoint opposé au divorce un droit de veto absolu. L’article 229 du Code civil dispose que « le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque le lien conjugal est définitivement altéré ». Cette disposition garantit que le mariage ne peut être maintenu de force lorsque l’un des époux estime qu’il n’a plus de raison d’être.

Deux fondements juridiques permettent de divorcer malgré le refus du conjoint :

  • Le divorce pour altération définitive du lien conjugal (article 237 du Code civil) : cette procédure repose sur une séparation de fait d’au moins deux ans. Elle ne nécessite pas de prouver une faute de l’époux qui refuse le divorce. Le simple écoulement du temps suffit à constater que le lien conjugal est rompu.
  • Le divorce pour faute (article 242 du Code civil) : cette procédure suppose de démontrer que le conjoint a commis une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage (adultère, violences, abandon du domicile conjugal, manquement au devoir de secours, etc.). Le refus de divorce en lui-même ne constitue pas une faute, mais il peut s’accompagner de comportements fautifs rendant intolérable le maintien de la vie commune.
⚖️ Article 229 du Code civil

« Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque le lien conjugal est définitivement altéré. »

Le choix entre ces deux voies dépend de la situation factuelle, de la durée de séparation, de l’existence de preuves de fautes, et des enjeux patrimoniaux en présence. Un avocat spécialisé en droit de la famille pourra orienter la personne concernée vers la procédure la plus adaptée à son cas.

L'altération définitive : une voie apaisée

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal évite de devoir prouver des fautes. Il suffit de justifier d’une séparation de deux ans pour que le juge prononce le divorce. Cette procédure est souvent privilégiée lorsque la personne souhaite divorcer sans entrer dans un conflit sur les torts.

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal : la solution la plus courante en cas de refus

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal est la procédure la plus fréquemment utilisée lorsqu’un conjoint refuse le divorce. Elle repose sur la constatation objective d’une séparation de fait de deux ans au moins. Cette séparation peut prendre plusieurs formes : résidence séparée physique (l’un des époux a quitté le domicile conjugal), ou séparation au sein du même logement (chambres séparées, absence de vie commune, plus aucun partage affectif ou matériel).

Questions de procédure de divorce

Les conditions à remplir

Pour engager un divorce pour altération définitive du lien conjugal, la personne qui souhaite divorcer doit démontrer que :

  • Les époux vivent séparés depuis au moins deux ans à la date d’introduction de la requête en divorce.
  • Cette séparation est effective et constante (pas de réconciliation entre-temps).
  • Le lien conjugal est définitivement rompu (plus aucune volonté de vie commune).

Le juge aux affaires familiales (JAF) vérifie ces éléments en examinant les pièces fournies : attestations de tiers, factures de loyer ou d’électricité au nom d’un seul conjoint à une adresse distincte, courriers administratifs, attestations de proches, etc. La personne qui demande le divorce doit constituer un dossier solide pour prouver la réalité de la séparation.

💡 Cas pratique : divorce après refus et séparation de deux ans

Monsieur et Madame se sont mariés en 2010. En 2020, Madame annonce à Monsieur qu’elle souhaite divorcer. Monsieur refuse catégoriquement pour des raisons religieuses. Madame quitte le domicile conjugal en janvier 2020 et loue un appartement. En janvier 2022, soit deux ans après la séparation, Madame saisit le juge aux affaires familiales d’une requête en divorce pour altération définitive du lien conjugal. Elle fournit le bail de son appartement, des factures EDF à son nom, et des attestations de voisins confirmant qu’elle vit seule depuis deux ans. Le juge prononce le divorce en 2023, malgré l’opposition de Monsieur.

Les délais de la procédure

La procédure de divorce pour altération définitive du lien conjugal est plus longue qu’un divorce par consentement mutuel. Il faut compter en moyenne :

  • 2 ans minimum de séparation avant de pouvoir saisir le juge.
  • 6 à 12 mois pour l’assignation en divorce, l’audience de conciliation, et l’ordonnance de non-conciliation (ONC).
  • 12 à 24 mois supplémentaires pour l’instruction du dossier, les échanges de conclusions, et l’audience de jugement.

Au total, la procédure peut durer entre 3 et 4 ans après la séparation initiale. Ce délai peut être source d’épuisement psychologique pour la personne qui souhaite divorcer. Un accompagnement par un avocat spécialisé et, si pertinent, par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) pour anticiper les conséquences financières, est vivement recommandé.

📊 Durée moyenne d'un divorce contentieux

Un divorce pour altération définitive du lien conjugal dure en moyenne 3 à 4 ans entre la séparation de fait et le jugement définitif, contre 2 à 3 mois pour un divorce par consentement mutuel.

Le divorce pour faute : une alternative en cas de comportements graves

Le divorce pour faute peut être envisagé lorsque le conjoint qui refuse le divorce se rend également coupable de fautes rendant intolérable le maintien de la vie commune. Le refus de divorce en lui-même ne constitue pas une faute au sens de l’article 242 du Code civil. En revanche, si ce refus s’accompagne de violences conjugales, d’abandon du domicile conjugal sans justification, de manquement au devoir de secours, d’adultère, ou de toute autre violation grave des obligations du mariage, alors la personne concernée peut demander le divorce aux torts exclusifs de son conjoint.

Les fautes reconnues par la jurisprudence

Les fautes les plus fréquemment retenues par les tribunaux sont :

  • Les violences physiques ou psychologiques : coups, injures, harcèlement moral, humiliations répétées.
  • L’adultère : relation extraconjugale prouvée par des témoignages, des messages, des photos, etc.
  • L’abandon du domicile conjugal : départ volontaire et injustifié du domicile sans donner de nouvelles ni contribuer aux charges du ménage.
  • Le manquement au devoir de secours : refus de contribuer financièrement aux besoins de la famille (loyer, nourriture, scolarité des enfants).
  • Le refus de contribuer aux charges du mariage : non-paiement des factures communes, refus de participer aux dépenses courantes.

La preuve de la faute doit être apportée par la personne qui demande le divorce. Cela passe par des attestations de témoins, des certificats médicaux, des plaintes pénales, des constats d’huissier, des échanges de messages, etc. Un dossier bien documenté augmente les chances que le juge prononce le divorce aux torts exclusifs du conjoint fautif.

⚠️ La preuve de la faute : un enjeu crucial

Dans un divorce pour faute, la charge de la preuve incombe à la personne qui demande le divorce. Sans preuves solides (attestations, certificats médicaux, messages, constats d’huissier), le juge peut rejeter la demande ou prononcer le divorce aux torts partagés, ce qui réduit les conséquences patrimoniales favorables.

Les conséquences du divorce pour faute

Lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs d’un conjoint, celui-ci peut être condamné à verser des dommages et intérêts à l’autre époux pour réparer le préjudice subi. Ces dommages et intérêts s’ajoutent à la prestation compensatoire, le cas échéant. En outre, le prononcé du divorce aux torts exclusifs peut avoir des incidences sur le partage des biens : le conjoint fautif peut être privé de certains avantages matrimoniaux (donation entre époux, clause d’attribution intégrale de la communauté au survivant, etc.).

💡 Cas pratique : divorce pour faute et dommages et intérêts

Madame demande le divorce pour faute contre Monsieur, invoquant des violences conjugales répétées. Elle produit trois certificats médicaux, deux attestations de voisins, et un dépôt de plainte au commissariat. Le juge prononce le divorce aux torts exclusifs de Monsieur et le condamne à verser 15 000 € de dommages et intérêts à Madame, en plus d’une prestation compensatoire de 30 000 €.

Les conséquences du refus de divorce sur la procédure et les délais

Le refus de divorce du conjoint a plusieurs conséquences pratiques sur le déroulement de la procédure :

  • Impossibilité de divorcer par consentement mutuel : le divorce amiable exige l’accord des deux parties sur le principe du divorce et sur toutes ses conséquences (partage des biens, prestation compensatoire, pension alimentaire, résidence des enfants, etc.). Si l’un des conjoints refuse, la voie amiable est fermée et la procédure devient obligatoirement contentieuse.
  • Allongement des délais : un divorce contentieux dure en moyenne 2 à 4 ans, contre 2 à 3 mois pour un divorce par consentement mutuel. Les audiences se succèdent, les échanges de conclusions entre avocats s’éternisent, et le juge doit trancher point par point les désaccords.
  • Augmentation des coûts : un divorce contentieux coûte entre 3 000 € et 10 000 € par partie, voire plus si la procédure se prolonge ou si des expertises sont nécessaires (évaluation immobilière, expertise comptable pour une entreprise, expertise psychiatrique pour la garde des enfants, etc.). À titre de comparaison, un divorce par consentement mutuel coûte entre 1 000 € et 2 500 € par partie.
  • Stress émotionnel : l’opposition du conjoint, les audiences, les échanges de courriers tendus, et l’incertitude sur l’issue de la procédure génèrent une charge psychologique importante. Un soutien thérapeutique ou l’accompagnement d’une association spécialisée peut s’avérer précieux.
📊 Coût moyen d'un divorce contentieux

Un divorce contentieux coûte en moyenne 5 000 € à 10 000 € par partie (honoraires d’avocat, frais de procédure, expertises), contre 1 000 € à 2 500 € pour un divorce amiable.

Les stratégies pour surmonter le refus de divorce du conjoint

Face au refus de divorce, plusieurs stratégies peuvent être adoptées pour débloquer la situation ou, à défaut, pour engager la procédure dans les meilleures conditions :

1. Tenter la médiation familiale

Avant de saisir le juge, il peut être utile de proposer une médiation familiale. Un médiateur familial, professionnel neutre et formé, aide les époux à dialoguer et à trouver des solutions aux points de désaccord. La médiation peut permettre de transformer un refus catégorique en acceptation du principe du divorce, voire en accord sur certaines modalités (partage des biens, résidence des enfants, pension alimentaire). Le juge aux affaires familiales peut également ordonner une mesure de médiation au cours de la procédure.

La médiation familiale : un outil sous-estimé

La médiation familiale peut débloquer des situations de refus de divorce en permettant au conjoint opposé d’exprimer ses craintes et ses attentes. Elle est souvent plus rapide et moins coûteuse qu’une procédure judiciaire longue.

2. Constituer un dossier de preuves solide

Que la personne concernée opte pour un divorce pour altération définitive du lien conjugal ou pour un divorce pour faute, elle doit rassembler des preuves : attestations de témoins, factures, courriers, messages, certificats médicaux, constats d’huissier, etc. Un dossier bien documenté facilite le travail de l’avocat et accélère la procédure. Il permet également de convaincre le juge du bien-fondé de la demande.

3. Se faire accompagner par un avocat spécialisé en droit de la famille

Le recours à un avocat spécialisé en droit de la famille est obligatoire dans le cadre d’un divorce contentieux. L’avocat conseille sur le choix de la procédure (altération définitive ou faute), rédige les actes de procédure, représente le client devant le juge, et négocie les accords partiels éventuels. Un bon avocat peut réduire significativement la durée et le coût de la procédure.

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4. Anticiper les conséquences patrimoniales avec un conseiller en gestion de patrimoine (CGP)

Un divorce contentieux a des répercussions importantes sur le patrimoine des époux : partage des biens, liquidation du régime matrimonial, évaluation de l’immobilier, sort de l’assurance-vie, plan d’épargne en actions (PEA), parts de société, droits à la retraite, etc. Un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé dans les situations de divorce peut aider à optimiser la stratégie patrimoniale, à préparer les négociations, et à sécuriser l’après-divorce (reconstruction patrimoniale, fiscalité, prévoyance).

Cette démarche est particulièrement importante lorsque le patrimoine est complexe (biens immobiliers, entreprise, placements financiers) ou lorsque la personne concernée craint que le conjoint dissimule des actifs ou sous-évalue certains biens. Le CGP peut recommander des expertises indépendantes et proposer des montages permettant de préserver les intérêts de son client.

L'accompagnement patrimonial : un atout stratégique

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé dans le divorce peut identifier des actifs dissimulés, optimiser le partage des biens, et préparer la reconstruction financière post-divorce. Cet accompagnement est complémentaire de celui de l’avocat.

Les enjeux patrimoniaux spécifiques en cas de refus de divorce

Le refus de divorce complique souvent la liquidation du régime matrimonial et le partage des biens. Le conjoint opposé au divorce peut adopter une stratégie d’obstruction : refus de communiquer les documents bancaires, sous-évaluation des biens, dissimulation d’actifs, opposition à la vente d’un bien immobilier, etc. Ces comportements allongent encore la procédure et nécessitent l’intervention du juge pour débloquer la situation.

Le partage des biens en cas de régime de communauté

Si les époux sont mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts (régime légal en France), tous les biens acquis pendant le mariage sont présumés communs et doivent être partagés par moitié. Le refus de divorce du conjoint n’empêche pas ce partage, mais il peut le retarder. Le juge peut ordonner des mesures conservatoires pour éviter que le conjoint opposé ne dilapide les biens communs : blocage de comptes bancaires, interdiction de vendre un bien immobilier sans l’accord de l’autre, désignation d’un administrateur provisoire, etc.

Pour en savoir plus sur le partage des biens, consultez notre page détaillée sur le partage des biens en cas de divorce.

Le sort de l’assurance-vie et des placements financiers

L’assurance-vie pose des questions spécifiques en cas de divorce. Les primes versées pendant le mariage avec des fonds communs sont considérées comme un bien commun à partager, tandis que les primes versées avec des fonds propres (héritage, donation) restent propres. Le conjoint opposé au divorce peut tenter de dissimuler l’existence de contrats d’assurance-vie ou de minimiser leur valeur. Un CGP peut aider à reconstituer le patrimoine financier et à valoriser les contrats d’assurance-vie de manière équitable.

⚠️ Assurance-vie : un enjeu patrimonial majeur

Les primes d’assurance-vie versées avec des fonds communs pendant le mariage doivent être partagées lors du divorce. Le conjoint opposé peut tenter de dissimuler l’existence de contrats. Il est recommandé de demander à l’avocat de solliciter du juge une enquête auprès de l’AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance) pour identifier tous les contrats.

La prestation compensatoire et le refus de divorce

La prestation compensatoire vise à compenser la disparité de niveau de vie entre les époux après le divorce. Elle est due quel que soit le type de divorce (altération définitive ou faute), sauf en cas de divorce aux torts exclusifs de celui qui la réclame. Le refus de divorce du conjoint n’a pas d’incidence directe sur le montant de la prestation compensatoire, qui est fixé par le juge en fonction des critères de l’article 271 du Code civil (durée du mariage, âge et santé des époux, qualification professionnelle, patrimoine, droits à la retraite, etc.).

Cependant, le conjoint qui refuse le divorce peut tenter de minimiser ses revenus ou de surévaluer ses charges pour réduire le montant de la prestation compensatoire. Un CGP peut aider à objectiver la situation financière réelle du conjoint et à préparer des simulations chiffrées à présenter au juge.

💡 Cas pratique : prestation compensatoire malgré le refus

Madame, femme au foyer depuis 15 ans, demande le divorce pour altération définitive du lien conjugal. Monsieur refuse catégoriquement. Lors de la procédure, Madame réclame une prestation compensatoire de 60 000 € pour compenser la perte de niveau de vie. Monsieur prétend ne gagner que 2 500 € par mois et avoir des charges importantes. L’avocat de Madame, assisté d’un CGP, démontre que Monsieur perçoit en réalité 4 500 € par mois (salaire + primes + revenus fonciers) et sous-évalue ses charges. Le juge fixe la prestation compensatoire à 50 000 €, versée sous forme de capital échelonné sur 5 ans.

Les aspects psychologiques et émotionnels du refus de divorce

Le refus de divorce est souvent vécu comme un blocage insupportable par la personne qui souhaite se séparer. Ce refus peut être motivé par des raisons diverses : attachement émotionnel, convictions religieuses, peur de l’isolement, crainte de perdre le patrimoine, volonté de contrôler l’autre, stratégie pour négocier des avantages financiers, etc. Quelle que soit la raison, le refus génère une situation de tension permanente, voire de harcèlement moral.

Il est important que la personne concernée se fasse accompagner psychologiquement (psychologue, thérapeute, groupe de parole) et juridiquement (avocat spécialisé). Le soutien d’une association d’aide aux victimes peut également être précieux, notamment en cas de violences conjugales ou de harcèlement. Le site aide-divorce.fr propose une permanence juridique gratuite pour répondre aux questions et orienter vers les professionnels compétents.

📌 L'essentiel à retenir

– Le refus de divorce du conjoint ne bloque pas juridiquement le divorce.
– Deux procédures contentieuses sont possibles : divorce pour altération définitive du lien conjugal (2 ans de séparation) ou divorce pour faute (preuves de comportements graves).
– La procédure contentieuse dure en moyenne 3 à 4 ans et coûte entre 3 000 € et 10 000 € par partie.
– Un accompagnement par un avocat spécialisé et un conseiller en gestion de patrimoine est vivement recommandé pour anticiper les conséquences patrimoniales.
– La médiation familiale peut débloquer certaines situations de refus.

FAQ : Questions fréquentes sur le refus de divorce

Questions fréquentes


Peut-on obliger un conjoint à divorcer ?

Juridiquement, on ne peut pas « obliger » un conjoint à consentir au divorce, mais on peut obtenir le divorce malgré son refus. La personne qui souhaite divorcer doit engager une procédure contentieuse (divorce pour altération définitive du lien conjugal ou divorce pour faute). Le juge aux affaires familiales prononcera le divorce même si le conjoint s’oppose, à condition que les conditions légales soient remplies (séparation de deux ans ou faute prouvée).


Combien de temps faut-il attendre pour divorcer en cas de refus ?

Dans le cadre d’un divorce pour altération définitive du lien conjugal, il faut attendre au minimum deux ans de séparation effective avant de saisir le juge. Ensuite, la procédure judiciaire elle-même dure entre 1 et 2 ans. Au total, il faut compter entre 3 et 4 ans entre la séparation initiale et le jugement de divorce définitif.


Le refus de divorce peut-il justifier un divorce pour faute ?

Non, le refus de divorce en lui-même ne constitue pas une faute au sens de l’article 242 du Code civil. En revanche, si le conjoint qui refuse le divorce se rend également coupable de violences, d’adultère, d’abandon du domicile, ou de manquement au devoir de secours, alors ces comportements peuvent justifier un divorce pour faute.


Quels sont les coûts d'un divorce en cas de refus du conjoint ?

Un divorce contentieux coûte en moyenne entre 3 000 € et 10 000 € par partie, voire plus en cas de procédure longue ou d’expertises nécessaires. Ce coût inclut les honoraires d’avocat, les frais de procédure, et les éventuelles expertises (immobilière, comptable, etc.). À titre de comparaison, un divorce par consentement mutuel coûte entre 1 000 € et 2 500 € par partie.


Comment prouver la séparation de deux ans en cas de refus de divorce ?

La preuve de la séparation de deux ans peut être apportée par divers moyens : bail de location au nom d’un seul époux, factures d’électricité ou d’eau à une adresse distincte, attestations de voisins ou de proches, courriers administratifs, attestation de l’employeur mentionnant un changement d’adresse, etc. Il est recommandé de conserver tous les documents justifiant de la séparation dès le départ du domicile conjugal.


Peut-on divorcer si le conjoint refuse pour des raisons religieuses ?

Oui, le refus de divorce pour raisons religieuses n’a aucune valeur juridique en France. Le droit français est laïc et garantit à chaque époux la liberté de divorcer, quelles que soient ses convictions religieuses ou celles de son conjoint. La personne concernée peut engager une procédure de divorce pour altération définitive du lien conjugal après deux ans de séparation, ou un divorce pour faute si le conjoint se rend coupable de comportements graves.


Conclusion : ne pas rester bloqué par le refus de divorce

Le refus de divorce opposé par un conjoint est une épreuve difficile, mais ce refus ne constitue jamais un obstacle juridique insurmontable. Le droit français garantit à chaque époux la liberté de mettre fin au mariage, même en l’absence d’accord de l’autre partie. Deux procédures contentieuses permettent de divorcer malgré le refus : le divorce pour altération définitive du lien conjugal (après deux ans de séparation) et le divorce pour faute (en cas de comportements graves).

La procédure contentieuse est plus longue, plus coûteuse et plus éprouvante qu’un divorce amiable. Elle nécessite un accompagnement professionnel par un avocat spécialisé en droit de la famille, et, si le patrimoine est important, par un conseiller en gestion de patrimoine pour anticiper les conséquences financières et optimiser la situation post-divorce. La médiation familiale peut également débloquer certaines situations de refus en permettant un dialogue apaisé.

Enfin, il est essentiel de ne pas rester isolé face au refus de divorce. Le soutien psychologique, les associations d’aide aux victimes, et les permanences juridiques gratuites (comme celle proposée par aide-divorce.fr) sont autant de ressources pour traverser cette épreuve et retrouver une vie équilibrée après le divorce.

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Témoignages

Bon moi mon ex a refusé de divorcer pendant 3 ans… il disait que c’était contre sa religion et qu’il voulait pas signer. J’ai galéré à prouver qu’on vivait séparés vu qu’on était encore dans la même maison au début. Heureusement que j’ai trouvé aide-divorce.fr, ils m’ont expliqué que je pouvais quand même divorcer sans son accord. J’ai attendu les 2 ans et mon avocat a lancé la procédure. Ca a pris du temps mais au final j’ai eu mon divorce

— Stéphanie, 41 ans, divorcée après 12 ans de mariage

Franchement le pire dans le refus de divorce c’est l’impression d’être coincé. Ma femme refusait catégoriquement, elle disait qu’on devait rester ensemble pour les enfants. Mais on se parlait même plus depuis 2 ans… Mon avocat m’a dit qu’on pouvait passer par l’altération définitive du lien conjugal vu qu’on vivait séparés. Le dossier a mis du temps à se monter mais finalement le juge a prononcé le divorce en 2022. Les enfants s’en sortent mieux maintenant qu’on est séparés officiellement

— Karim, 38 ans, père de 2 enfants

Honnêtement j’avais peur que mon ex profite du refus de divorce pour me bloquer sur mes parts de société. Il disait qu’il allait jamais accepter tant que j’avais pas vendu ma boite… J’ai consulté un CGP recommandé par aide-divorce.fr et il m’a expliqué comment protéger mon entreprise pendant la procédure. Mon avocat a demandé des mesures conservatoires et finalement j’ai pu divorcer sans perdre ma société. Merci à l’équipe pour les conseils

— Nathalie, 45 ans, chef d'entreprise