Après l’audience de conciliation devant le juge aux affaires familiales (JAF), celui-ci rend une ordonnance de non-conciliation (ONC) qui autorise la poursuite de la procédure de divorce. Cette décision déclenche un compte à rebours juridique strict : le conjoint demandeur dispose d’un délai précis pour assigner l’autre époux en divorce. Mais que se passe-t-il si ce délai n’est pas respecté ? Quelles sont les conséquences d’une inaction prolongée ? Quelles options reste-t-il si l’assignation n’est pas déposée dans les temps ?
Cette page détaille les délais applicables après la non-conciliation, les risques de caducité de la procédure, les recours possibles et les erreurs à éviter pour ne pas compromettre la démarche de divorce.

Principe du délai de 3 mois après l’ordonnance de non-conciliation
L’ordonnance de non-conciliation fixe les mesures provisoires (résidence des enfants, pension alimentaire, jouissance du domicile conjugal) et autorise la poursuite de la procédure de divorce. À compter de sa notification, l’époux demandeur — celui qui a saisi le JAF en premier — dispose d’un délai de trois mois pour assigner son conjoint devant le tribunal judiciaire.
Ce délai de trois mois court à partir de la date de notification de l’ordonnance de non-conciliation au demandeur. Il s’agit d’un délai légal fixé par l’article 1108 du Code de procédure civile. Si l’assignation en divorce n’est pas délivrée par voie d’huissier dans ce délai, le demandeur perd temporairement la priorité procédurale.
« À défaut d’assignation dans un délai de trente mois à compter de l’ordonnance de non-conciliation, celle-ci est caduque. Toutefois, si l’assignation n’a pas été délivrée dans les trois mois suivant l’ordonnance, l’autre époux peut saisir le juge. »
Concrètement, si le demandeur laisse passer ce délai de trois mois sans assigner, l’autre époux — initialement défendeur — peut à son tour prendre l’initiative et déposer sa propre assignation en divorce. Ce renversement de situation peut avoir des conséquences sur la stratégie juridique, notamment si le défendeur souhaite introduire une demande reconventionnelle (par exemple, un divorce pour faute en réponse à une demande de divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage).
Si la personne qui a introduit la demande de divorce ne donne pas suite dans les trois mois, elle perd la main. L’autre conjoint peut alors assigner en premier et imposer sa propre stratégie procédurale (type de divorce, demandes reconventionnelles, choix du cabinet d’avocat adverse). Il est donc essentiel de respecter ce délai ou de communiquer clairement avec son avocat sur les raisons d’un report.

Le délai maximum de 30 mois : caducité de l’ordonnance de non-conciliation
Au-delà du délai de trois mois, la procédure reste ouverte pendant une période beaucoup plus longue : 30 mois à compter de la date de l’ordonnance de non-conciliation. Pendant ces 30 mois, l’un ou l’autre des époux peut toujours déposer une assignation en divorce. Ce délai de 30 mois s’applique même si le demandeur initial n’a jamais assigné dans les trois premiers mois.
Toutefois, si aucune assignation n’est délivrée dans ce délai de 30 mois, l’ordonnance de non-conciliation devient caduque. Cela signifie que la procédure de divorce est annulée d’office. Les mesures provisoires prises par le juge dans l’ordonnance de non-conciliation (pension alimentaire, résidence des enfants, jouissance du logement) cessent de produire leurs effets.
Dans ce cas, si les époux souhaitent toujours divorcer, ils devront réintroduire une nouvelle demande de divorce depuis le début : nouvelle requête initiale, nouvelle audience de conciliation, nouvelle ordonnance de non-conciliation, et nouvelle assignation. Cela entraîne des coûts supplémentaires (honoraires d’avocat, frais d’huissier) et rallonge considérablement la durée totale de la procédure.
La loi laisse 30 mois pour que l’un des deux époux assigne en divorce. Ce délai généreux est pensé pour permettre une éventuelle réconciliation ou négociation. Mais attention : une fois les 30 mois écoulés, tout s’effondre et il faut tout recommencer à zéro.
Que faire si le conjoint demandeur ne donne aucune nouvelle après l’ordonnance ?
Il arrive fréquemment qu’après l’audience de conciliation et l’ordonnance de non-conciliation, l’époux demandeur disparaisse de la circulation ou ne donne aucune suite à la procédure. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette inaction : tentative de réconciliation, hésitation quant au type de divorce à engager, déménagement, difficultés financières pour payer les frais d’avocat, ou tout simplement abandon de la procédure.
Si l’époux défendeur souhaite que le divorce avance rapidement, il a deux options :
- Attendre que le délai de 3 mois expire, puis prendre l’initiative d’assigner lui-même en divorce. Cette stratégie permet de reprendre la main et d’imposer sa propre demande (par exemple, demander un divorce pour altération définitive du lien conjugal plutôt qu’un divorce pour faute).
- Contacter le demandeur ou son avocat pour clarifier la situation. Parfois, l’inaction est due à un problème matériel (perte de contact avec l’avocat, difficultés financières) et une relance permet de débloquer la situation.
En revanche, si l’époux défendeur ne souhaite pas divorcer et espère que la procédure s’éteigne d’elle-même, il peut simplement laisser courir le délai de 30 mois. Mais attention : cette stratégie comporte un risque majeur. Si le demandeur revient à la dernière minute et assigne juste avant l’expiration des 30 mois, la procédure reprendra son cours. Il est donc risqué de compter sur l’inaction de l’autre partie.
Mme L. a introduit une demande de divorce en octobre 2022. L’audience de conciliation a eu lieu en janvier 2023. L’ordonnance de non-conciliation a été rendue le 15 janvier 2023. Depuis, Mme L. a déménagé dans le sud de la France et n’a donné aucune nouvelle à son mari, M. P. Celui-ci attend l’assignation en divorce, mais rien n’arrive.
En mai 2023 (4 mois après l’ordonnance), M. P. consulte un avocat. Celui-ci lui explique que le délai de 3 mois est expiré, et qu’il peut désormais assigner lui-même en divorce s’il le souhaite. M. P. décide d’attendre encore quelques mois pour voir si Mme L. reprend contact. En octobre 2024, toujours sans nouvelles, M. P. décide d’assigner en divorce pour altération définitive du lien conjugal. La procédure reprend alors normalement, mais avec M. P. comme nouveau demandeur.
Les conséquences de l’expiration du délai de 30 mois
Si aucune assignation n’est délivrée dans les 30 mois suivant l’ordonnance de non-conciliation, celle-ci devient caduque et l’ensemble de la procédure est annulé. Les effets concrets de cette caducité sont les suivants :
- Fin des mesures provisoires : la pension alimentaire fixée par le JAF dans l’ordonnance de non-conciliation cesse d’être due. Le conjoint qui bénéficiait de cette pension perd son droit de réclamer les arriérés postérieurs à la caducité. De même, la résidence des enfants et le droit de visite et d’hébergement ne sont plus régis par l’ordonnance de non-conciliation.
- Nécessité de réintroduire une nouvelle demande : si les époux veulent toujours divorcer, ils doivent repartir de zéro. Cela signifie de nouveaux frais d’avocat (dépôt de requête initiale, audience de conciliation, assignation), de nouveaux frais d’huissier (signification de la requête, signification de l’assignation), et un nouveau délai d’attente pour obtenir une date d’audience de conciliation (souvent plusieurs mois selon la charge des tribunaux).
- Perte de l’ancienneté de la procédure : si l’ordonnance de non-conciliation datait de plusieurs années, toute cette période est perdue. Le délai de séparation de fait nécessaire pour un divorce pour altération définitive du lien conjugal (2 ans de vie séparée) peut continuer à courir, mais il faudra prouver la date exacte de séparation devant le nouveau juge.
Recommencer une procédure de divorce depuis le début peut coûter entre 1 500 € et 3 000 € HT d’honoraires d’avocat supplémentaires, selon la complexité du dossier et le type de divorce. À cela s’ajoutent les frais d’huissier (environ 150 à 300 € pour la signification de la requête et de l’ordonnance de non-conciliation). La caducité de l’ordonnance de non-conciliation est donc une erreur coûteuse à éviter.
Comment éviter la caducité de l’ordonnance de non-conciliation ?
Pour éviter que l’ordonnance de non-conciliation ne devienne caduque, il est essentiel de respecter les délais et de maintenir un contact régulier avec son avocat. Voici quelques conseils pratiques :
- Assigner dans les 3 mois si possible : même si le délai de 30 mois est beaucoup plus long, il est préférable d’assigner rapidement après l’ordonnance de non-conciliation. Cela permet de garder la main sur la procédure et d’éviter que l’autre conjoint ne prenne l’initiative.
- Communiquer avec son avocat : si la personne qui a introduit la demande de divorce hésite ou rencontre des difficultés (financières, personnelles, hésitation quant au type de divorce), elle doit en parler à son avocat. Celui-ci peut proposer des solutions (demande d’aide juridictionnelle, réorientation vers un divorce amiable, suspension temporaire de la procédure).
- Relancer l’autre conjoint si nécessaire : si le demandeur ne donne aucune nouvelle, le défendeur peut le relancer par courrier recommandé ou via son avocat pour clarifier la situation et éviter de perdre du temps.
- Surveiller les délais : noter la date de l’ordonnance de non-conciliation et calculer la date limite d’expiration des 30 mois. Si cette date approche sans qu’aucune assignation n’ait été délivrée, contacter son avocat en urgence.
Contrairement à certains délais de procédure qui peuvent être prolongés par le juge, le délai de 30 mois après l’ordonnance de non-conciliation est un délai légal impératif. Aucune demande de prolongation n’est possible. Passé ce délai, la caducité est automatique et définitive. Il est donc impératif de ne pas laisser filer le temps sans agir.
Cas particulier : le divorce pour altération définitive du lien conjugal et le délai de séparation
Si la procédure de divorce porte sur un divorce pour altération définitive du lien conjugal, l’expiration du délai de 30 mois peut avoir des conséquences spécifiques. Ce type de divorce nécessite une séparation de fait d’au moins deux ans à la date de l’assignation en divorce.
Si l’ordonnance de non-conciliation devient caduque après 30 mois et que les époux doivent réintroduire une nouvelle demande, le délai de séparation de deux ans continue de courir. Mais attention : il faudra prouver devant le nouveau juge que la séparation de fait date bien d’au moins deux ans au moment de la nouvelle assignation. Cela peut nécessiter de fournir des justificatifs (attestations de domicile, témoignages, courriers, factures prouvant des adresses distinctes).
En revanche, si le délai de séparation de deux ans n’est pas encore écoulé au moment de la caducité de l’ordonnance, les époux devront attendre que ce délai soit atteint avant de pouvoir assigner en divorce pour altération définitive du lien conjugal. Dans ce cas, il peut être plus rapide de se tourner vers un divorce pour faute ou un divorce accepté si les conditions sont réunies.
M. et Mme D. ont obtenu une ordonnance de non-conciliation en mars 2021. Mme D. avait introduit une demande de divorce pour altération définitive du lien conjugal, invoquant une séparation de fait depuis janvier 2019 (soit plus de 2 ans de séparation). Mais Mme D. n’a jamais assigné son mari en divorce. En septembre 2023 (30 mois après l’ordonnance), l’ordonnance de non-conciliation devient caduque.
Mme D. souhaite toujours divorcer. Elle consulte un nouvel avocat en novembre 2023. Celui-ci lui explique qu’elle doit réintroduire une nouvelle demande de divorce. La séparation de fait remonte toujours à janvier 2019, soit plus de 4 ans au moment de la nouvelle assignation en 2024. Le divorce pour altération définitive du lien conjugal reste donc envisageable, mais Mme D. doit repayer des frais d’avocat et d’huissier pour la nouvelle procédure.
L’enjeu patrimonial du délai après la non-conciliation
Le respect des délais après l’ordonnance de non-conciliation a également des conséquences patrimoniales. En effet, l’ordonnance de non-conciliation fixe souvent la date à laquelle les époux cessent de former une communauté de biens (date à laquelle les acquêts communs cessent de se former). Cette date est essentielle pour le partage des biens ultérieur.
Si la procédure devient caduque après 30 mois, cette date de cessation de la communauté est remise en cause. Lors de la nouvelle procédure, le juge devra fixer une nouvelle date de cessation de la communauté. Cela peut avoir des conséquences sur les opérations de liquidation du régime matrimonial, notamment si des biens ont été acquis ou vendus entre-temps.
De plus, si l’ordonnance de non-conciliation prévoyait le versement d’une pension alimentaire ou d’une contribution aux charges du mariage, la caducité met fin à cette obligation. Le conjoint créancier ne peut plus réclamer les sommes dues après la date de caducité. En revanche, les sommes dues avant la caducité restent exigibles et peuvent faire l’objet d’une procédure de recouvrement.
Si les époux ont contracté un crédit immobilier en commun et que l’ordonnance de non-conciliation prévoyait une répartition provisoire des mensualités, la caducité de l’ordonnance remet en cause cette répartition. Les deux époux redeviennent solidairement responsables de l’intégralité du crédit vis-à-vis de la banque. De même, les contrats d’assurance-vie ou d’assurance décès invalidité souscrits pendant la procédure peuvent être affectés par la caducité. Il est essentiel de consulter un conseiller en gestion de patrimoine pour sécuriser ces aspects avant l’expiration du délai.
Que faire en cas de désaccord sur le type de divorce après la non-conciliation ?
Il arrive que l’époux demandeur ait introduit une demande de divorce pour faute, mais qu’après l’audience de conciliation, il hésite à poursuivre sur ce fondement. Le divorce pour faute est en effet une procédure longue, coûteuse et conflictuelle. Il nécessite de prouver des faits graves et renouvelés (adultère, violence, abandon du domicile conjugal) devant le juge. Beaucoup d’époux renoncent en cours de route et préfèrent se tourner vers un divorce accepté ou un divorce pour altération définitive du lien conjugal.
Dans ce cas, le demandeur peut modifier sa demande initiale lors de l’assignation. L’ordonnance de non-conciliation autorise la poursuite de la procédure de divorce, mais elle ne fige pas le type de divorce. Le demandeur est libre de choisir le fondement de son assignation (divorce pour faute, divorce accepté, divorce pour altération définitive du lien conjugal) dans les trois mois suivant l’ordonnance.
Si le demandeur laisse passer le délai de trois mois sans assigner, l’autre conjoint peut alors prendre l’initiative et assigner en choisissant lui-même le type de divorce. Cette possibilité peut être stratégique pour éviter un divorce pour faute et proposer un divorce pour altération définitive du lien conjugal, plus rapide et moins conflictuel.
Si la personne concernée hésite sur le type de divorce à engager après l’ordonnance de non-conciliation, ou si elle craint de laisser passer les délais, il est essentiel de consulter un avocat spécialisé en droit de la famille. Notre réseau d’avocats partenaires peut l’accompagner dans cette décision stratégique.
Foire aux questions (FAQ)
Questions fréquentes
Quel est le délai pour assigner en divorce après l'ordonnance de non-conciliation ?
Le conjoint demandeur dispose de 3 mois pour assigner après l’ordonnance de non-conciliation. Passé ce délai, l’autre conjoint peut prendre l’initiative et assigner lui-même. Dans tous les cas, une assignation doit être délivrée dans les 30 mois suivant l’ordonnance, sous peine de caducité de la procédure.
Que se passe-t-il si aucune assignation n'est délivrée dans les 30 mois ?
Si aucune assignation n’est délivrée dans les 30 mois suivant l’ordonnance de non-conciliation, celle-ci devient caduque et la procédure de divorce est annulée. Les mesures provisoires (pension alimentaire, résidence des enfants) cessent de produire leurs effets. Les époux doivent alors réintroduire une nouvelle demande de divorce depuis le début.
L'ordonnance de non-conciliation peut-elle être prolongée ?
Non, le délai de 30 mois après l’ordonnance de non-conciliation ne peut pas être prolongé par le juge. Il s’agit d’un délai légal impératif fixé par l’article 1108 du Code de procédure civile. La caducité est automatique si aucune assignation n’est délivrée dans ce délai.
Mon conjoint a disparu après l'audience de conciliation. Que puis-je faire ?
Si le conjoint demandeur ne donne aucune nouvelle après l’audience de conciliation, l’autre époux peut attendre l’expiration du délai de 3 mois, puis assigner lui-même en divorce s’il le souhaite. Il est également possible de contacter le demandeur ou son avocat pour clarifier la situation. Si les 30 mois expirent sans assignation, la procédure sera annulée.
Puis-je changer de type de divorce après l'ordonnance de non-conciliation ?
Oui, le demandeur peut choisir le fondement de son assignation en divorce (divorce pour faute, divorce accepté, divorce pour altération définitive du lien conjugal) même si sa demande initiale était différente. L’ordonnance de non-conciliation autorise la poursuite de la procédure, mais elle ne fige pas le type de divorce. Ce choix doit être fait au moment de l’assignation.
Quels sont les coûts d'une nouvelle procédure si l'ordonnance de non-conciliation devient caduque ?
Recommencer une procédure de divorce depuis le début coûte entre 1 500 € et 3 000 € HT d’honoraires d’avocat supplémentaires, selon la complexité du dossier. À cela s’ajoutent les frais d’huissier (environ 150 à 300 € pour la signification de la requête et de l’ordonnance). Il est donc essentiel de respecter les délais pour éviter ces frais inutiles.
Conclusion : ne pas laisser filer les délais
Le délai après l’ordonnance de non-conciliation est un point de vigilance majeur dans toute procédure de divorce. Respecter le délai de 3 mois pour assigner permet de garder la main sur la procédure et d’éviter que l’autre conjoint ne prenne l’initiative. Ne pas dépasser le délai de 30 mois est absolument impératif pour éviter la caducité de l’ordonnance et l’annulation de la procédure, ce qui entraînerait des coûts et des délais supplémentaires considérables.
Si la personne concernée hésite sur la suite à donner à la procédure après l’ordonnance de non-conciliation, elle doit en parler rapidement à son avocat. Celui-ci peut proposer des solutions adaptées à la situation (changement de type de divorce, tentative de conciliation, suspension temporaire de la procédure). L’inaction prolongée est toujours préjudiciable, tant sur le plan juridique que sur le plan patrimonial.
Enfin, il est essentiel de bien comprendre les enjeux patrimoniaux de ces délais. La date de cessation de la communauté, le versement des pensions alimentaires provisoires, et la liquidation future du régime matrimonial dépendent tous de la validité de l’ordonnance de non-conciliation. Un accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en divorce peut permettre de sécuriser ces aspects et d’optimiser la situation financière post-divorce.
L’équipe de aide-divorce.fr, composée de conseillers en gestion de patrimoine et d’avocats partenaires, peut accompagner la personne concernée dans toutes les étapes de son divorce, y compris le respect des délais procéduraux et l’optimisation de sa situation patrimoniale. Demander un bilan patrimonial gratuit pour faire le point sur sa situation.
Témoignages
— Julien, 44 ans, divorcé après 15 ans de mariageBon moi j’ai fait l’erreur de laisser traîner après l’audience de conciliation. Mon avocate m’avait dit que j’avais 3 mois pour assigner mais j’avais pas trop le temps de m’en occuper, je bossais à fond… Résultat au bout de 4 mois c’est mon ex qui m’a assigné, elle a pris la main et elle a demandé un divorce pour faute alors que moi je voulais juste divorcer tranquille. Franchement j’aurais dû écouter mon avocate et assigner dans les 3 mois, j’me suis fait avoir
— Claire, 38 ans, maman de 2 enfantsHonnêtement j’ai cru que mon ex avait laissé tomber le divorce. Après l’audience de non-conciliation il a disparu dans la nature, plus de nouvelles pendant presque un an. J’ai demandé à mon avocat ce qui se passait, il m’a dit qu’il avait 30 mois pour assigner sinon ça tombait à l’eau. Bon finalement au bout de 18 mois il s’est réveillé et il m’a assignée. Mais pendant tout ce temps j’avais la pension alimentaire de l’ordonnance qui continuait, ça m’a aidée à tenir. Le site aide-divorce.fr explique bien ces délais bizarres
— Karim, 50 ans, divorcé pour altération définitive du lien conjugalFranchement on était séparés depuis 3 ans mais ma femme voulait pas divorcer. Elle avait demandé l’audience de conciliation mais après elle a jamais assigné. Au bout de 30 mois je savais que ça allait tomber à l’eau, donc j’ai attendu. Effectivement au bout de 31 mois l’ordonnance était plus valable. Après j’ai attendu encore 6 mois et c’est moi qui ai relancé la procédure, et là j’ai eu la main. Bon ça a pris plus de temps mais au moins j’ai pu choisir mon avocat et demander ce que je voulais



