L’avocat en droit de la famille est un professionnel du droit spécialisé dans les questions liées aux relations familiales : procédure de divorce, partage des biens, pension alimentaire, garde d’enfants, autorité parentale, prestations compensatoires et bien d’autres sujets sensibles. Face à la complexité juridique et émotionnelle d’une séparation, il est essentiel de comprendre le rôle de cet avocat, ses compétences spécifiques et les critères à retenir pour choisir un avocat de divorce réellement compétent.
Cette page détaille tout ce qu’il faut savoir sur l’avocat en droit de la famille : sa formation, son champ d’intervention, les différences entre un avocat généraliste et un avocat spécialisé, ainsi que les questions à se poser pour sélectionner le bon professionnel. Pour les personnes confrontées à un divorce, une séparation ou un litige familial, s’entourer d’un avocat compétent et expérimenté est un gage de sérénité et d’efficacité.

Qu’est-ce qu’un avocat en droit de la famille ?
L’avocat en droit de la famille est un avocat inscrit au barreau qui a choisi de concentrer son activité sur les questions relatives au droit des personnes et de la famille. Contrairement à un avocat généraliste qui traite des dossiers variés (droit du travail, droit des affaires, droit pénal), l’avocat spécialisé en droit de la famille intervient exclusivement ou majoritairement dans les domaines suivants :
- Procédures de divorce : divorce par consentement mutuel, divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal, divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage
- Séparation des couples non mariés : dissolution de PACS, séparation de concubins, liquidation des intérêts patrimoniaux
- Autorité parentale et résidence des enfants : garde alternée, droit de visite et d’hébergement, délégation d’autorité parentale
- Pension alimentaire : fixation, révision, recouvrement, saisie sur salaire
- Prestation compensatoire : calcul, négociation, révision, conversion
- Partage des biens : liquidation du régime matrimonial, partage immobilier, comptes bancaires, assurance-vie
- Droit des grands-parents : maintien du lien familial, droit de visite
- Adoption, filiation, reconnaissance : procédures d’adoption simple ou plénière, contestation de filiation
- Protection des majeurs vulnérables : tutelle, curatelle, sauvegarde de justice
L’avocat en droit de la famille est le pendant du juge aux affaires familiales (JAF), qui prononce les décisions en matière familiale. La personne qui divorce a besoin d’un avocat pour défendre ses intérêts, préparer les audiences, rédiger les conclusions et négocier les accords amiables.
Le titre d' »avocat spécialisé en droit de la famille » n’existe pas juridiquement. En revanche, certains avocats obtiennent un certificat de spécialisation délivré par le Conseil national des barreaux après plusieurs années de pratique et un examen. D’autres avocats pratiquent principalement le droit de la famille sans détenir ce certificat. L’important est de vérifier l’expérience réelle : nombre de divorces traités par an, habitude des audiences devant le JAF, connaissance des enjeux patrimoniaux.
Formation et compétences d’un avocat en droit de la famille
Pour exercer en tant qu’avocat en droit de la famille, le professionnel suit un parcours académique et pratique exigeant :
Parcours universitaire
- Master 1 en droit : socle général (droit civil, droit des obligations, droit des personnes)
- Master 2 spécialisé en droit de la famille ou droit des personnes et de la famille, souvent complété par un master en droit notarial ou droit patrimonial de la famille
- Examen du CRFPA (Centre régional de formation professionnelle d’avocats) : concours très sélectif pour accéder à l’école d’avocats
- Formation à l’école d’avocats : 18 mois avec stage en cabinet, projet pédagogique individuel, enseignements théoriques et pratiques
- Prêt de serment et inscription au barreau
Certificat de spécialisation en droit de la famille
Après au moins quatre ans de pratique effective du droit de la famille, l’avocat peut demander un certificat de spécialisation. Ce certificat est délivré par le Conseil national des barreaux après vérification de l’expérience professionnelle et réussite d’un examen. Seuls les avocats titulaires de ce certificat peuvent se prévaloir du titre d' »avocat spécialiste en droit des personnes et de la famille ».
En France, environ 15 000 avocats pratiquent régulièrement le droit de la famille, mais seulement 3 000 détiennent le certificat de spécialisation en droit des personnes et de la famille.
Compétences spécifiques
Un bon avocat en droit de la famille doit maîtriser :
- Le droit civil et le Code civil : articles relatifs au mariage, au divorce, à l’autorité parentale, aux régimes matrimoniaux
- Le droit patrimonial de la famille : liquidation de régimes matrimoniaux, calcul de pensions alimentaires, prestations compensatoires, donation-partage
- La procédure civile : audience de non-conciliation, dépôt des requêtes, rédaction des conclusions, appel
- La médiation familiale : techniques de négociation, recherche de solutions amiables
- La psychologie du conflit : capacité d’écoute, gestion des émotions, pédagogie avec les enfants
- Les enjeux fiscaux et patrimoniaux : impact du divorce sur l’impôt, choix entre capital et rente pour la prestation compensatoire, gestion des biens immobiliers
Sophie, 42 ans, entame une procédure de divorce avec deux enfants et un patrimoine immobilier conséquent (maison principale, appartement locatif, assurance-vie). Elle consulte d’abord un avocat généraliste qui pratique principalement le droit des affaires. Lors de la première audience, son avocat ne maîtrise pas les subtilités de la liquidation du régime de la communauté réduite aux acquêts. Résultat : Sophie accepte un partage défavorable et une prestation compensatoire sous-évaluée. Elle doit ensuite faire appel à un avocat spécialisé pour tenter de corriger les erreurs, ce qui rallonge la procédure de deux ans et génère des frais supplémentaires importants.

Quel est le rôle d’un avocat en droit de la famille ?
L’avocat en droit de la famille accompagne son client tout au long de la procédure de divorce ou du litige familial. Ses missions sont multiples :
Conseil et information
Dès la première consultation, l’avocat en droit de la famille explique à la personne qui envisage le divorce les différentes options juridiques, les délais, les coûts et les conséquences patrimoniales. Il répond aux questions sur la pension alimentaire, la garde des enfants, le partage de la maison, la fiscalité du divorce.
Contrairement à une idée reçue, la plupart des avocats facturent la première consultation (entre 100 et 250 euros). En revanche, certains proposent un premier rendez-vous gratuit ou à tarif réduit. Pensez à demander avant de prendre rendez-vous. Si la personne concernée dispose de ressources modestes, elle peut bénéficier de l’aide juridictionnelle qui prend en charge tout ou partie des honoraires d’avocat.
Rédaction des actes de procédure
L’avocat rédige la requête initiale en divorce, les conclusions, les observations, les demandes de mesures provisoires (pension alimentaire provisoire, autorisation de résidence séparée, attribution du domicile conjugal). Il veille au respect des formes et des délais de procédure.
Représentation devant le juge aux affaires familiales
Lors de l’audience de conciliation, puis de l’audience de jugement, l’avocat plaide pour défendre les intérêts de son client. Il présente les arguments juridiques, produit les pièces justificatives (bulletins de salaire, relevés de comptes, attestations, constats d’huissier), et répond aux demandes de la partie adverse.
Négociation et médiation
Dans la majorité des divorces, l’avocat cherche à parvenir à un accord amiable pour éviter un procès long et coûteux. Il négocie avec l’avocat de l’autre partie sur le montant de la prestation compensatoire, les modalités de garde des enfants, le partage de l’immobilier. En cas de divorce par consentement mutuel, les deux avocats rédigent ensemble la convention de divorce.
Liquidation du régime matrimonial
Après le prononcé du divorce, l’avocat suit la liquidation du régime matrimonial. Il travaille avec le notaire pour établir l’inventaire des biens communs et des biens propres, calculer les récompenses dues, déterminer les soultes à verser. Il veille à ce que son client ne soit pas lésé dans le partage.
Certains avocats pressent leur client de signer rapidement la convention de divorce par consentement mutuel pour clôturer le dossier. Or, une fois signée et déposée chez le notaire, la convention est définitive et difficilement révisable. La personne qui divorce doit prendre le temps de vérifier chaque clause : montant de la prestation compensatoire, répartition de l’assurance-vie, calcul de la soulte immobilière, attribution de la résidence principale. En cas de doute, il est vivement recommandé de consulter un conseiller en gestion de patrimoine avant de signer.
Avocat généraliste ou avocat spécialisé en droit de la famille ?
Beaucoup d’avocats s’occupent occasionnellement de dossiers de divorce ou de droit de la famille. Cependant, la différence d’expérience et de maîtrise du sujet peut avoir un impact considérable sur l’issue de la procédure et sur la protection des intérêts patrimoniaux.
Avantages de l’avocat spécialisé
- Connaissance fine de la jurisprudence : l’avocat spécialisé connaît les décisions récentes des cours d’appel et de la Cour de cassation, ce qui lui permet d’anticiper les arguments du juge
- Maîtrise des barèmes et calculs : calcul de la prestation compensatoire selon la méthode des juges aux affaires familiales, barème de pension alimentaire, évaluation des biens immobiliers
- Réseau professionnel : l’avocat spécialisé travaille régulièrement avec des notaires, des experts-comptables, des conseillers en gestion de patrimoine, des psychologues pour enfants
- Expérience des contentieux complexes : divorce pour faute avec violences conjugales, dissimulation d’actifs, société en nom propre, expatriation
Risques de l’avocat généraliste
- Méconnaissance des subtilités du droit patrimonial de la famille (régimes matrimoniaux, quasi-usufruit, donation-partage)
- Difficultés à négocier avec un avocat spécialisé de la partie adverse
- Erreurs dans le calcul de la prestation compensatoire ou de la pension alimentaire
- Manque de réactivité dans les procédures d’urgence (ordonnance de protection, référé, appel en 30 jours)
Marc, 48 ans, entrepreneur, entame un divorce après 15 ans de mariage. Il possède des parts dans une SAS, une résidence principale achetée sous le régime de la communauté, et une assurance-vie de 200 000 euros alimentée pendant le mariage. Son avocat généraliste ne maîtrise pas les enjeux de l’évaluation de la société et propose un partage à 50/50 des parts. Or, une partie du capital de la SAS provient d’un apport en compte courant d’associé issu d’un héritage personnel : ces sommes auraient dû être considérées comme biens propres et donner lieu à une récompense. Marc perd 60 000 euros faute d’une analyse patrimoniale fine. Un avocat spécialisé aurait identifié ce point dès le départ.
Comment choisir un bon avocat en droit de la famille ?
La sélection de l’avocat est une étape cruciale pour la personne qui souhaite divorcer. Voici les critères à retenir :
Vérifier l’expérience réelle
Lors de la première consultation, il est conseillé de poser les questions suivantes :
- Combien de dossiers de divorce traitez-vous chaque année ?
- Depuis combien d’années pratiquez-vous le droit de la famille ?
- Avez-vous le certificat de spécialisation en droit des personnes et de la famille ?
- Avez-vous déjà traité des dossiers similaires au mien (patrimoine important, enfants en bas âge, divorce pour faute, expatriation) ?
Se méfier des avocats trop pressés
Certains avocats cherchent à conclure rapidement pour encaisser leurs honoraires. Ils poussent à signer des conventions de divorce peu avantageuses ou à accepter des propositions de l’autre partie sans véritable négociation. Un bon avocat prend le temps d’expliquer les enjeux, de répondre aux questions, et de vérifier chaque aspect patrimonial avant de valider un accord.
Exigez un devis détaillé ou une convention d’honoraires avant de signer le mandat d’avocat. L’avocat doit indiquer s’il facture au forfait, à l’heure, ou au résultat (honoraire de résultat plafonné par la loi). Les tarifs horaires varient de 150 à 500 euros HT selon l’expérience et la localisation géographique de l’avocat. Un divorce par consentement mutuel sans enfant ni patrimoine coûte en moyenne entre 1 500 et 3 000 euros par époux. Un divorce contentieux complexe peut dépasser 10 000 euros par partie.
Privilégier la proximité géographique
Il est souvent plus pratique de choisir un avocat situé près du tribunal judiciaire compétent, c’est-à-dire celui du lieu de résidence de la famille. L’avocat connaît les habitudes du juge aux affaires familiales local, les délais d’audience, et peut se déplacer facilement pour les audiences.
Évaluer la qualité de la communication
Un divorce dure en moyenne 12 à 18 mois. Pendant cette période, la personne qui divorce a besoin d’être informée régulièrement de l’avancement du dossier. Un bon avocat répond aux emails et aux appels téléphoniques dans un délai raisonnable (48 à 72 heures), explique les décisions du juge, et prévient de l’avancement de la procédure.
Si la personne concernée n’est pas satisfaite de son avocat (manque de disponibilité, désaccord sur la stratégie, honoraires excessifs), elle a le droit de résilier le mandat et de choisir un nouvel avocat. Il suffit d’envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception à l’ancien avocat. Le nouveau reprendra le dossier en l’état. Attention : le changement d’avocat peut entraîner des frais supplémentaires et rallonger la procédure.
Avocat en droit de la famille et conseiller en gestion de patrimoine : une collaboration essentielle
Dans les divorces impliquant un patrimoine immobilier, des placements financiers, une assurance-vie ou une société, l’avocat en droit de la famille doit travailler en collaboration avec un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé dans l’accompagnement des personnes en situation de divorce.
Pourquoi consulter un CGP en plus de l’avocat ?
L’avocat défend les intérêts juridiques de son client et négocie les termes du divorce. Le conseiller en gestion de patrimoine, quant à lui, analyse l’impact financier et fiscal de chaque option et aide à optimiser les choix patrimoniaux :
- Choix entre capital et rente pour la prestation compensatoire : le CGP calcule le coût fiscal et la rentabilité de chaque option
- Arbitrage sur le logement : faut-il racheter la part de l’autre époux, vendre la maison, ou la mettre en location ?
- Gestion de l’assurance-vie en cas de divorce : rachat, partage, changement de bénéficiaire
- Stratégie de reconstitution patrimoniale : après le divorce, comment réinvestir le capital perçu ? Comment optimiser la fiscalité en tant que parent isolé ?
Isabelle, 52 ans, divorcée après 22 ans de mariage, perçoit une prestation compensatoire de 80 000 euros et conserve la moitié de la maison familiale (soulte de 150 000 euros à verser à son ex-mari). Son avocat a bien négocié le montant de la prestation, mais Isabelle ne sait pas comment financer la soulte ni comment réinvestir les 80 000 euros. Elle consulte un CGP spécialisé qui lui conseille de souscrire un prêt immobilier pour payer la soulte (taux d’intérêt bas) et d’investir la prestation compensatoire dans un contrat d’assurance-vie diversifié pour générer des revenus complémentaires à moyen terme. Grâce à cette stratégie, Isabelle conserve son logement et sécurise son avenir financier.
Le rôle de aide-divorce.fr
aide-divorce.fr est un site porté par un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé dans l’accompagnement des personnes en situation de séparation ou de divorce. L’objectif est de compléter l’accompagnement juridique de l’avocat par une expertise patrimoniale et financière.
Si la situation implique un patrimoine immobilier, une assurance-vie, une entreprise ou des placements financiers, il est vivement recommandé de consulter un conseiller en gestion de patrimoine avant de signer la convention de divorce ou d’accepter une proposition de règlement.
Avocat en droit de la famille et enfants : quelle protection ?
L’avocat en droit de la famille ne défend pas seulement les intérêts des époux. Dans certains cas, les enfants eux-mêmes ont besoin d’une représentation juridique.
Quand les enfants ont-ils besoin d’un avocat ?
Lorsque le conflit parental est très violent, que les enfants sont en danger ou que leurs intérêts divergent de ceux des parents, le juge aux affaires familiales peut désigner un avocat pour les représenter. Cet avocat, appelé « administrateur ad hoc », défend l’intérêt supérieur de l’enfant indépendamment de la volonté des parents.
Les situations nécessitant un avocat pour les enfants incluent :
- Violences conjugales ou maltraitance
- Conflit d’intérêts entre les parents et les enfants (succession, indemnisation d’accident)
- Enfants adolescents souhaitant être entendus par le juge pour exprimer leur préférence sur la résidence
- Litige sur l’exercice de l’autorité parentale (déménagement à l’étranger, choix de scolarité)
Tout enfant capable de discernement (généralement à partir de 7-8 ans) peut demander à être entendu par le juge aux affaires familiales. L’enfant peut venir seul ou accompagné d’un avocat. Le juge prend en compte l’avis de l’enfant, mais n’est pas lié par celui-ci : c’est l’intérêt supérieur de l’enfant qui prime. Les parents ne peuvent pas assister à cette audition.
Difficultés psychologiques des enfants après un divorce
Lorsque les enfants présentent des troubles psychologiques après le divorce (anxiété, décrochage scolaire, troubles du comportement), il est souvent recommandé de consulter un psychologue pour enfants ou un médiateur familial plutôt que de solliciter directement un avocat. L’avocat intervient si les parents ne parviennent pas à un accord sur la prise en charge des soins ou si l’un des parents empêche l’autre de voir l’enfant.
Certains parents utilisent les enfants pour faire pression sur l’autre partie pendant le divorce. Il est essentiel de préserver les enfants du conflit parental et de ne pas leur demander de choisir entre papa et maman. Un bon avocat en droit de la famille rappelle à son client l’importance de protéger les enfants et de favoriser le maintien des liens avec les deux parents, sauf en cas de danger avéré.
Coût d’un avocat en droit de la famille
Les honoraires d’un avocat en droit de la famille varient selon plusieurs critères :
Tarifs moyens
- Divorce par consentement mutuel sans enfant ni patrimoine : 1 500 à 3 000 euros par époux
- Divorce par consentement mutuel avec enfants et patrimoine modéré : 2 500 à 5 000 euros par époux
- Divorce contentieux (faute, altération du lien conjugal) : 5 000 à 15 000 euros par époux selon la durée de la procédure
- Appel d’une décision du JAF : 3 000 à 8 000 euros supplémentaires
- Liquidation du régime matrimonial complexe : 2 000 à 10 000 euros supplémentaires selon le patrimoine
Modes de facturation
- Forfait : montant fixe pour l’ensemble de la procédure (divorce amiable simple)
- Taux horaire : 150 à 500 euros HT de l’heure selon l’expérience et la localisation
- Honoraire de résultat : pourcentage plafonné sur le montant obtenu (prestation compensatoire, partage de biens)
En France, le coût moyen d’un divorce contentieux avec procédure complète (audience de conciliation, audience de jugement, liquidation) s’élève à 8 000 euros par époux. Les frais peuvent grimper à plus de 20 000 euros en cas d’appel ou de procédure très conflictuelle.
Aide juridictionnelle
Les personnes disposant de faibles ressources peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle. Selon les revenus du foyer, cette aide couvre 100%, 55% ou 25% des honoraires d’avocat. La demande se fait auprès du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire compétent.
L’aide juridictionnelle est accordée aux personnes dont les ressources mensuelles sont inférieures à 1 084 euros pour une aide totale, ou comprises entre 1 084 et 1 626 euros pour une aide partielle (seuils au 1er janvier 2023). Les ressources prises en compte incluent les salaires, les revenus fonciers, les pensions alimentaires perçues, mais excluent les allocations familiales et les prestations sociales.
Questions fréquentes sur l’avocat en droit de la famille
Questions fréquentes
Peut-on divorcer sans avocat ?
Non, en France, le recours à un avocat est obligatoire pour divorcer. Chaque époux doit avoir son propre avocat, sauf en cas de divorce par consentement mutuel sans enfant mineur ni bien immobilier : dans ce cas, un seul avocat peut représenter les deux époux. Toutefois, il est fortement recommandé que chaque personne ait son propre conseil pour défendre au mieux ses intérêts patrimoniaux.
Comment trouver un bon avocat en droit de la famille ?
Plusieurs méthodes existent : consulter l’annuaire du barreau (site du Conseil national des barreaux), demander une recommandation à l’Ordre des avocats, se renseigner auprès d’associations spécialisées comme l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), ou solliciter l’avis de son entourage. aide-divorce.fr propose également un réseau d’avocats spécialisés partenaires. Pensez à vérifier l’expérience réelle, le certificat de spécialisation, et les avis clients avant de choisir.
Un avocat en droit de la famille peut-il représenter les deux époux ?
En principe, non. Chaque époux doit avoir son propre avocat pour éviter tout conflit d’intérêts. Toutefois, dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel sans enfant mineur ni patrimoine immobilier, la loi autorise un seul avocat à représenter les deux parties si elles sont d’accord. Cette possibilité reste rare en pratique, car elle présente des risques de déséquilibre dans la négociation.
Combien de temps dure un divorce avec un avocat en droit de la famille ?
La durée dépend du type de divorce : un divorce par consentement mutuel peut être finalisé en 1 à 3 mois si les époux sont d’accord sur tous les points. Un divorce contentieux (faute, altération du lien conjugal) dure en moyenne 12 à 24 mois entre la requête initiale et le jugement définitif. En cas d’appel, ajouter 12 à 18 mois supplémentaires. La liquidation du régime matrimonial peut elle aussi prendre plusieurs mois, voire années si le patrimoine est complexe.
Que faire si l'avocat ne répond pas ou ne suit pas correctement le dossier ?
La personne concernée doit d’abord envoyer un email ou un courrier recommandé à son avocat pour exprimer son mécontentement et demander des explications. Si la situation ne s’améliore pas, elle peut saisir le bâtonnier de l’Ordre des avocats pour signaler un manquement déontologique. En dernier recours, il est possible de résilier le mandat de l’avocat et d’en choisir un autre. Attention : changer d’avocat en cours de procédure génère des frais supplémentaires et peut ralentir le dossier.
L'avocat en droit de la famille s'occupe-t-il aussi de la liquidation du régime matrimonial ?
Oui, l’avocat en droit de la famille accompagne son client dans la liquidation du régime matrimonial, c’est-à-dire le partage des biens entre les époux après le divorce. Il travaille avec le notaire pour établir l’inventaire des biens communs et propres, calculer les récompenses dues, et déterminer les soultes à verser. Toutefois, pour les patrimoines complexes (assurance-vie, société, biens immobiliers multiples), il est conseillé de faire appel aussi à un conseiller en gestion de patrimoine pour optimiser les choix financiers et fiscaux.
Conclusion : bien s’entourer pour traverser un divorce sereinement
L’avocat en droit de la famille est un acteur central de toute procédure de divorce. Son expertise juridique, sa connaissance de la jurisprudence et sa capacité à négocier sont déterminantes pour protéger les droits et les intérêts de la personne qui se sépare. Toutefois, le choix de cet avocat ne doit pas se faire à la légère : il est essentiel de vérifier son expérience réelle, son certificat de spécialisation, et la qualité de sa communication.
Dans les divorces impliquant un patrimoine immobilier, des placements financiers ou une société, il est vivement recommandé de compléter l’accompagnement juridique par un bilan patrimonial avec un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé. Cette double expertise permet d’optimiser les choix financiers, de sécuriser l’avenir et d’éviter des erreurs coûteuses lors de la signature de la convention de divorce.
aide-divorce.fr propose un accompagnement complet : mise en relation avec des avocats spécialisés partenaires et bilan patrimonial gratuit avec un conseiller en gestion de patrimoine. Pour toute question ou pour prendre rendez-vous, n’hésitez pas à contacter l’association.
Témoignages
— Nathalie, 45 ans, divorcée après 17 ans de mariageFranchement mon premier avocat c’était une catastrophe. Il répondait jamais aux mails, j’ai attendu 3 mois pour avoir un rdv. J’ai changé et pris une avocate spécialisée en droit de la famille, ça a rien à voir. Elle connaissait bien le juge, elle m’a expliqué chaque étape, on a pu négocier une bonne prestation compensatoire. Bon ça a coûté cher mais au moins j’ai pas été lésée
— Antoine, 51 ans, chef d'entrepriseMoi j’avais un avocat généraliste qui fait un peu de tout. Il m’a dit que la SAS serait partagée moitié moitié avec mon ex. Sauf que j’avais apporté 100k de mon héritage dans la boîte… Heureusement j’ai trouvé aide-divorce.fr et le CGP m’a dit que c’était n’importe quoi. J’ai repris un avocat spécialisé et on a rectifié le tir avant de signer. J’aurais perdu une fortune sinon
— Mélanie, 38 ans, maman de deux enfantsHonnêtement je savais pas qu’on pouvait changer d’avocat en cours de route. Le mien faisait traîner les choses, j’avais l’impression qu’il s’en fichait. Ma sœur m’a conseillé de contacter l’Ordre des avocats. J’ai trouvé une autre avocate qui a repris le dossier. Ça a coûté un peu plus cher mais au moins ça avançait. Mon conseil : faites confiance à votre instinct, si ça va pas changez



