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Aide juridictionnelle divorce : conditions, plafonds 2025 et démarches complètes

Un divorce représente un coût important pour la personne concernée : honoraires d’avocat, frais de notaire en cas de partage de biens, émoluments du juge. Pour les personnes aux revenus modestes, l’aide juridictionnelle (AJ) permet de prendre en charge tout ou partie de ces dépenses. En 2025, les plafonds de ressources ont été réévalués. Cet article détaille les conditions d’éligibilité, les montants couverts, les démarches à accomplir et les alternatives en cas de refus.

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Qu’est-ce que l’aide juridictionnelle en matière de divorce ?

L’aide juridictionnelle est un dispositif public institué par la loi du 10 juillet 1991, modifiée par le décret du 19 décembre 2020. Elle vise à garantir l’accès au droit et à la justice pour toute personne dont les ressources sont insuffisantes pour assumer les frais d’une procédure judiciaire, notamment un divorce.

En matière de divorce, l’aide juridictionnelle couvre :

  • Les honoraires de l’avocat (tout ou partie selon le montant de l’AJ accordée)
  • Les frais d’huissier de justice
  • Les frais d’expertise (par exemple en cas de conflit sur la prestation compensatoire)
  • Les droits d’enregistrement de certains actes

L’aide juridictionnelle peut être demandée pour tous les types de divorce : divorce par consentement mutuel (dans sa forme judiciaire ancienne ou en cas de difficultés), divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage, divorce pour altération définitive du lien conjugal, divorce pour faute.

L'aide juridictionnelle s'applique à toute la procédure

Une fois l’aide juridictionnelle accordée pour un divorce, elle couvre l’ensemble de la procédure : audience de non-conciliation, phase contentieuse, liquidation du régime matrimonial devant le notaire si elle est ordonnée par le juge.

La personne bénéficiaire de l’aide juridictionnelle choisit librement son avocat parmi ceux qui acceptent les dossiers AJ, ou se voit désigner un avocat commis d’office par le bâtonnier de l’ordre si elle n’en connaît pas. L’avocat est rémunéré directement par l’État selon un barème fixe, ce qui peut parfois limiter le temps qu’il consacre au dossier : il convient donc de bien choisir son avocat spécialisé en droit de la famille et de préparer soigneusement les rendez-vous.

⚠️ L'avocat ne reçoit qu'une rémunération forfaitaire

Le barème de rétribution des avocats au titre de l’aide juridictionnelle est souvent très inférieur aux honoraires habituels. Certains cabinets refusent les dossiers AJ ou demandent un complément d’honoraire si les revenus du client dépassent légèrement le plafond d’AJ totale. Il est essentiel de clarifier ce point dès le premier rendez-vous.

Plafonds de ressources 2025 pour l’aide juridictionnelle

L’octroi de l’aide juridictionnelle dépend du niveau de ressources mensuelles de la personne concernée. Les plafonds sont revalorisés chaque année par décret et publiés au Journal officiel. Pour l’année 2025, les seuils applicables (au 1er janvier 2025) sont les suivants :

📊 Plafonds mensuels AJ 2025

Aide juridictionnelle totale : ressources inférieures ou égales à 1 295 € par mois (hors charges de logement).
Aide juridictionnelle partielle : ressources comprises entre 1 295 € et 1 944 € par mois.

Ces montants s’entendent pour une personne seule. Ils sont majorés de 189 € par personne à charge (enfant mineur ou majeur étudiant rattaché fiscalement, ascendant vivant au foyer). Par exemple, une mère de deux enfants peut prétendre à l’AJ totale si ses ressources mensuelles ne dépassent pas 1 295 € + 2 × 189 € = 1 673 €.

Ressources prises en compte

Les ressources évaluées sont celles perçues au cours des 12 derniers mois précédant la demande, divisées par 12 pour obtenir une moyenne mensuelle. Sont comptabilisées :

  • Les salaires nets imposables
  • Les pensions de retraite, d’invalidité
  • Les allocations chômage (ARE, ASS)
  • Les revenus fonciers
  • Les revenus mobiliers (intérêts, dividendes)
  • Les plus-values de cession d’actifs (immobilier, titres) si elles ont été réalisées dans l’année

Sont en revanche exclues du calcul :

  • Les prestations familiales (allocations familiales, complément familial, allocation de rentrée scolaire)
  • L’allocation de logement (APL, ALS, ALF)
  • Le RSA (revenu de solidarité active)
  • L’allocation aux adultes handicapés (AAH)
  • La pension alimentaire reçue pour les enfants
💡 Cas pratique : éligibilité AJ totale

Sophie, 38 ans, en instance de divorce, perçoit 1 100 € nets de salaire par mois et 180 € d’APL. Elle a la garde de ses deux enfants et reçoit 200 € de pension alimentaire de son ex-conjoint pour chacun d’eux.

Calcul : 1 100 € (salaire) ; l’APL et les pensions alimentaires pour les enfants ne comptent pas. Ses ressources prises en compte = 1 100 €.
Plafond AJ totale pour 1 personne + 2 enfants = 1 295 + 2 × 189 = 1 673 €.
Conclusion : Sophie est éligible à l’aide juridictionnelle totale.

Patrimoine mobilier et immobilier

Le patrimoine du demandeur est également évalué. Si la personne dispose d’un bien immobilier (hors résidence principale) ou d’un capital mobilier important (assurance-vie, PEA, compte-titres), l’aide peut être refusée même si les revenus mensuels sont en deçà du plafond. Le seuil d’exclusion patrimoniale n’est pas fixé de façon stricte par la loi, mais l’administration applique généralement une limite aux alentours de 30 000 à 50 000 € de patrimoine disponible.

⚠️ Attention au patrimoine mobilier en instance de divorce

Lors d’un divorce, la personne concernée peut se retrouver temporairement titulaire d’une part d’assurance-vie ou de comptes bancaires communs non encore partagés. Il est important de déclarer ces actifs dans la demande d’AJ. Si le patrimoine dépasse les seuils, l’aide peut être refusée, même si la liquidation n’est pas encore finalisée.

En cas de doute, il est conseillé de se renseigner auprès du bureau d’aide juridictionnelle (BAJ) du tribunal judiciaire compétent, ou de consulter un avocat spécialisé qui pourra estimer la recevabilité de la demande avant son dépôt.

Aide juridictionnelle totale ou partielle : différences et conséquences

L’aide juridictionnelle peut être accordée à 100 % (AJ totale) ou à 55 % ou 25 % (AJ partielle), selon les ressources mensuelles de la personne concernée.

Aide juridictionnelle totale (100 %)

Lorsque les ressources mensuelles sont inférieures ou égales à 1 295 € (+ majoration par personne à charge), la personne bénéficie de l’aide juridictionnelle totale. Cela signifie :

  • L’avocat est intégralement rémunéré par l’État
  • La personne concernée n’a aucun frais d’avocat à avancer ou à régler
  • Les autres frais de justice (huissier, expert) sont également pris en charge
Gratuité totale pour la personne bénéficiaire

Avec l’AJ totale, la personne qui divorce ne paie rien à son avocat, sauf si celui-ci demande un honoraire complémentaire (appelé « honoraire de résultat ») en cas de gain important dans la procédure (par exemple, obtention d’une prestation compensatoire élevée). Cet honoraire complémentaire doit être prévu dans la convention d’honoraires et ne peut être réclamé qu’une fois le litige terminé.

Aide juridictionnelle partielle (55 % ou 25 %)

Si les ressources mensuelles se situent entre 1 295 € et 1 944 €, la personne peut obtenir une aide partielle :

  • Aide à 55 % si les ressources sont comprises entre 1 295 € et 1 553 €
  • Aide à 25 % si les ressources sont comprises entre 1 553 € et 1 944 €

Dans ce cas, l’État prend en charge une partie de la rétribution de l’avocat, et la personne concernée doit payer le reste. Les honoraires restants sont librement négociés entre l’avocat et la personne concernée : il est essentiel de signer une convention d’honoraires claire avant de débuter la procédure.

💡 Cas pratique : AJ partielle à 55 %

Marc, 45 ans, souhaite divorcer. Ses revenus mensuels moyens sont de 1 400 €. Il est éligible à l’AJ partielle à 55 %.

L’État verse à l’avocat environ 550 € pour un divorce contentieux (barème AJ 55 %). L’avocat peut demander à Marc de payer le reste : si ses honoraires habituels sont de 2 500 €, Marc devra régler environ 1 950 € (2 500 − 550).
Conseil : négocier un échéancier de paiement ou choisir un avocat qui accepte de limiter ses honoraires complémentaires.

L’aide partielle permet de réduire significativement la facture, mais ne dispense pas totalement de frais. Il est donc important de bien anticiper le coût d’un divorce global (avocat, notaire, expert) et de vérifier si d’autres aides peuvent être cumulées (protection juridique de l’assurance habitation, par exemple).

📌 AJ totale ou partielle : l'essentiel

• AJ totale (100 %) : revenus ≤ 1 295 €/mois → pas de frais d’avocat pour la personne concernée
• AJ partielle (55 %) : revenus entre 1 295 et 1 553 € → reste à charge important
• AJ partielle (25 %) : revenus entre 1 553 et 1 944 € → reste à charge élevé
• Au-delà de 1 944 € : pas d’AJ, sauf situation exceptionnelle (nombre important de personnes à charge)

Comment faire la demande d’aide juridictionnelle (formulaire CERFA)

La demande d’aide juridictionnelle se fait au moyen du formulaire Cerfa n° 16146*02 (ou sa version en vigueur), accompagné de pièces justificatives. La procédure peut être effectuée avant ou pendant la procédure de divorce, mais il est fortement recommandé de la déposer le plus tôt possible.

Téléchargement du formulaire

Le formulaire Cerfa est disponible gratuitement sur le site du ministère de la Justice (service-public.fr) ou au greffe du tribunal judiciaire du domicile de la personne concernée. Il peut également être remis par l’avocat lors du premier rendez-vous.

Pièces justificatives à joindre

Pour constituer un dossier complet, la personne doit fournir :

  • Le formulaire Cerfa dûment complété et signé
  • Une copie de la pièce d’identité (carte nationale d’identité, passeport, titre de séjour en cours de validité)
  • Le dernier avis d’imposition ou de non-imposition (année N-1)
  • Les trois derniers bulletins de salaire ou, pour les travailleurs indépendants, le dernier bilan comptable
  • Les justificatifs de revenus sociaux : allocations chômage, pensions de retraite, attestation RSA ou AAH
  • Les justificatifs de charges : quittances de loyer ou échéancier de prêt immobilier, factures d’énergie
  • Un relevé d’identité bancaire (RIB)
  • Une attestation sur l’honneur décrivant sommairement l’affaire (motif du divorce, enfants à charge, biens à partager)

Si la personne concernée a déjà choisi un avocat, il est utile de joindre une attestation de choix d’avocat (l’avocat signe une lettre confirmant qu’il accepte de prendre le dossier sous aide juridictionnelle).

⚠️ Vérifier que l'avocat accepte l'aide juridictionnelle

Tous les avocats ne prennent pas de dossiers sous aide juridictionnelle, en raison de la faible rémunération. Avant de remplir le formulaire, il est prudent de contacter plusieurs cabinets spécialisés en droit de la famille et de s’assurer qu’ils acceptent l’AJ. Si aucun avocat n’est trouvé, le bâtonnier de l’ordre désignera un avocat commis d’office.

Dépôt du dossier

Le dossier complet doit être adressé au bureau d’aide juridictionnelle (BAJ) du tribunal judiciaire du lieu de résidence de la personne concernée. Il peut être :

  • Déposé directement au greffe du tribunal
  • Envoyé par courrier recommandé avec accusé de réception
  • Transmis par l’avocat s’il est déjà mandaté

Le dépôt peut aussi se faire par voie dématérialisée dans certains tribunaux (plateforme Portalis pour les professionnels du droit).

Dépôt avant ou après l'assignation en divorce

La demande d’AJ peut être faite avant même d’avoir saisi le juge aux affaires familiales (JAF), ou en cours de procédure. Si la demande intervient après le dépôt de la requête en divorce, il faut joindre la copie de l’assignation ou de la requête conjointe. L’aide peut même être sollicitée en appel si les ressources ont diminué depuis le jugement de première instance.

Délais d’instruction et d’obtention de l’aide juridictionnelle

Le bureau d’aide juridictionnelle dispose d’un délai légal de six mois pour instruire la demande et notifier sa décision (article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991). En pratique, les délais varient fortement selon les juridictions : certains tribunaux répondent en 2 à 3 mois, d’autres mettent 6 mois voire davantage.

Décision d’admission

Si la demande est acceptée, la personne concernée reçoit une notification écrite indiquant le taux d’aide accordé (100 %, 55 % ou 25 %). L’admission est valable pour toute la durée de la procédure de divorce, y compris les éventuels recours en appel si l’affaire est portée devant la cour d’appel.

L’avocat désigné ou choisi est alors informé et peut commencer à travailler sur le dossier. Il sera rémunéré par l’État une fois la procédure terminée, selon le barème de l’aide juridictionnelle (unité de valeur ou « UV » fixée par arrêté ministériel).

Décision de refus

Si le bureau d’aide juridictionnelle estime que les ressources ou le patrimoine dépassent les plafonds, ou que l’action envisagée est manifestement irrecevable, il notifie un refus motivé. La personne concernée dispose alors d’un délai de 15 jours pour former un recours devant le président du tribunal judiciaire (ou un juge délégué).

📊 Délai légal d'instruction

Le BAJ doit statuer dans un délai de 6 mois maximum à compter du dépôt du dossier complet. Passé ce délai sans réponse, la demande est considérée comme implicitement refusée, et un recours peut être formé.

Demande d’aide juridictionnelle provisoire

Dans les cas d’urgence (violence conjugale, mise en danger d’un enfant), il est possible de solliciter une admission provisoire à l’aide juridictionnelle. Le juge des référés ou le juge aux affaires familiales peut ordonner cette admission provisoire pour permettre à la personne concernée de se faire assister immédiatement par un avocat, dans l’attente de la décision définitive du BAJ.

Que faire en cas de refus de l’aide juridictionnelle ?

Un refus d’aide juridictionnelle ne signifie pas que la personne doit renoncer à divorcer. Plusieurs solutions alternatives existent pour financer la procédure ou contester la décision.

Exercer un recours

Si la personne estime que le refus est injustifié (erreur de calcul des ressources, situation exceptionnelle non prise en compte), elle peut former un recours devant le président du tribunal judiciaire dans les 15 jours suivant la notification de la décision de refus. Le recours doit être motivé et accompagné de pièces justificatives complémentaires.

Le président ou un juge délégué réexamine le dossier et rend une décision définitive dans un délai d’un mois. Si le refus est confirmé, il n’existe pas de voie de recours supplémentaire (la décision du président est souveraine).

⚠️ Respecter le délai de recours

Le délai de 15 jours est un délai franc : il court à compter de la notification de la décision de refus, hors week-end et jours fériés. Passé ce délai, aucun recours n’est plus recevable. Il est donc impératif de réagir rapidement.

Vérifier la protection juridique de l’assurance habitation

De nombreux contrats d’assurance habitation incluent une garantie protection juridique qui couvre tout ou partie des frais d’avocat en cas de litige civil, y compris un divorce. Les plafonds de prise en charge varient (souvent entre 3 000 € et 10 000 €), mais cela peut suffire à financer un divorce par consentement mutuel ou la première phase d’un divorce contentieux.

Il est conseillé de contacter son assureur dès le début de la procédure pour vérifier les conditions de mise en œuvre de la garantie : certains contrats excluent les divorces ou imposent un délai de carence.

Négocier un échelonnement avec l’avocat

Si les revenus de la personne dépassent légèrement les plafonds de l’aide juridictionnelle, il est possible de négocier directement avec l’avocat un paiement échelonné des honoraires. Certains avocats acceptent des facilités de paiement (mensualités, paiement différé après le partage des biens) ou proposent des honoraires réduits pour les situations financières difficiles.

La convention d’honoraires doit formaliser ces arrangements. Il est également possible de solliciter un prêt personnel ou un crédit à la consommation, bien que cette solution doive être envisagée avec prudence pour ne pas aggraver la situation patrimoniale de la personne concernée.

Se tourner vers une association d’aide aux victimes

Dans les cas de violences conjugales ou de mise en danger d’un membre de la famille, certaines associations spécialisées (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles – CIDFF, associations d’aide aux victimes) offrent des consultations juridiques gratuites ou à prix réduit. Ces structures peuvent orienter la personne vers un avocat solidaire ou l’aider à constituer un dossier solide pour obtenir l’AJ en recours.

Permanences juridiques gratuites

De nombreux tribunaux et mairies organisent des permanences d’avocats gratuites (consultations de 20 à 30 minutes). C’est une bonne occasion de poser les premières questions sur la procédure de divorce et d’obtenir une estimation du coût total avant de s’engager.

Divorce sans avocat dans certains cas (consentement mutuel extrajudiciaire)

Depuis la loi du 18 novembre 2016, le divorce par consentement mutuel peut se faire sans juge, par simple convention rédigée par un ou deux avocats et déposée chez un notaire. Chaque époux doit avoir son propre avocat, mais le coût total est nettement inférieur à un divorce contentieux (généralement entre 1 500 € et 3 000 € par conjoint).

L’aide juridictionnelle n’est pas applicable au divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (car il n’y a pas de procédure judiciaire). Toutefois, si la situation financière d’un des époux est très précaire, il peut demander à l’autre époux de prendre en charge une partie ou la totalité des frais d’avocat (cette demande doit figurer dans la convention de divorce).

⚖️ Article 229-3 du Code civil

« Les époux peuvent passer toutes conventions pour la liquidation et le partage de leur régime matrimonial. Ces conventions prennent effet entre les parties à la date qu’elles déterminent et sont opposables aux tiers à compter de leur publication. »

Impacts patrimoniaux du divorce et accompagnement spécialisé

Au-delà du financement de la procédure, un divorce entraîne des conséquences patrimoniales majeures : partage des biens immobiliers, liquidation des comptes bancaires et placements financiers (assurance-vie, PEA, compte-titres), calcul de la prestation compensatoire, révision de la pension alimentaire, réorganisation fiscale (passage à une déclaration séparée, perte de parts fiscales).

Pour les personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle, la faiblesse des revenus ne signifie pas absence de patrimoine : un bien immobilier hérité, une assurance-vie alimentée avant le mariage ou une indemnité d’accident peuvent être en jeu lors du partage. Il est essentiel de ne pas se concentrer uniquement sur la procédure juridique, mais de préparer également la gestion de l’après-divorce.

⚠️ Ne pas négliger la dimension patrimoniale

Même avec l’aide juridictionnelle, la personne qui divorce doit réfléchir à la gestion de ses actifs, à la protection de ses enfants (assurance décès, désignation bénéficiaire de l’assurance-vie), et à la reconstruction de son patrimoine. L’avocat s’occupe de la procédure légale, mais un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) peut apporter un éclairage complémentaire sur les choix financiers à long terme.

aide-divorce.fr propose un accompagnement spécialisé en gestion patrimoniale pour les personnes en instance de divorce. Ce service, animé par un CGP certifié, permet de :

  • Analyser la situation patrimoniale avant signature de la convention de divorce
  • Vérifier la cohérence des propositions de partage (soulte, rachat de parts, répartition des actifs)
  • Optimiser la fiscalité post-divorce (choix du quotient familial, déduction de la pension alimentaire)
  • Sécuriser le capital reçu lors du partage (placement, assurance-vie, épargne de précaution)
  • Anticiper la retraite et la protection sociale après la séparation

Pour les situations spécifiques (indemnisation d’accident corporel, invalidité), aide-divorce.fr est partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), qui peut orienter la personne vers des experts en gestion du capital d’indemnisation.

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Questions fréquentes sur l’aide juridictionnelle divorce

Questions fréquentes


Peut-on cumuler aide juridictionnelle et protection juridique de l'assurance ?

Non, en principe. Si la personne bénéficie déjà d’une garantie protection juridique via son assurance habitation ou automobile, le bureau d’aide juridictionnelle peut refuser la demande d’AJ ou demander que l’assureur prenne en charge les frais en premier lieu. Il est donc important de vérifier les plafonds de l’assurance avant de constituer le dossier d’AJ.

L'aide juridictionnelle est-elle remboursable si la situation financière s'améliore ?

Oui, dans certains cas. Si, dans les cinq ans suivant la fin de la procédure, la personne concernée connaît une amélioration significative de sa situation financière (héritage, gain au Loto, augmentation importante de revenus), l’État peut demander le remboursement total ou partiel de l’aide versée. Cette demande reste rare en pratique.

Que se passe-t-il si l'ex-conjoint est condamné aux dépens ?

Si le juge condamne l’ex-conjoint aux dépens (c’est-à-dire aux frais de justice), l’État peut récupérer les sommes versées au titre de l’aide juridictionnelle auprès de l’ex-conjoint condamné. La personne bénéficiaire de l’AJ n’a rien à rembourser elle-même dans ce cas.

Peut-on demander l'aide juridictionnelle pour un divorce à l'amiable (consentement mutuel) ?

L’aide juridictionnelle peut être accordée pour un divorce par consentement mutuel s’il est judiciaire (ancien régime, ou présence de mineurs nécessitant l’intervention du JAF). En revanche, pour le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (sans juge), l’AJ n’est pas applicable car il n’y a pas de procédure devant un tribunal. Dans ce cas, il faut négocier directement avec l’avocat ou faire prendre en charge les honoraires par l’autre époux via la convention de divorce.

Combien de temps l'aide juridictionnelle reste-t-elle valable ?

L’admission à l’aide juridictionnelle couvre toute la procédure de divorce, depuis la requête initiale jusqu’à la liquidation du régime matrimonial devant le notaire, et même en cas d’appel ou de pourvoi en cassation si la décision est contestée. Il n’y a pas besoin de refaire une demande d’AJ pour chaque étape, sauf en cas de changement de nature de l’affaire (par exemple, nouvelle procédure distincte pour révision de la prestation compensatoire plusieurs années après le divorce).

Les revenus de l'ex-conjoint sont-ils pris en compte pour l'AJ ?

Non. L’aide juridictionnelle est calculée uniquement sur les ressources personnelles de la personne qui en fait la demande. Les revenus de l’ex-conjoint ne sont pas pris en compte, même s’ils vivent encore sous le même toit en attendant le prononcé du divorce. Toutefois, si la personne reçoit une pension alimentaire ou une contribution aux charges du mariage ordonnée par le JAF, cette somme peut être comptabilisée dans ses ressources.


Conclusion : bien préparer sa demande d’aide juridictionnelle

L’aide juridictionnelle constitue un levier essentiel pour permettre aux personnes aux revenus modestes d’accéder au droit et de mener à bien une procédure de divorce dans des conditions équitables. Les plafonds de ressources 2025 (1 295 € pour l’AJ totale, 1 944 € pour l’AJ partielle) permettent à une large frange de la population de bénéficier de ce dispositif.

Pour maximiser les chances d’obtention de l’aide juridictionnelle, il est recommandé de :

  • Constituer un dossier complet dès le début, avec toutes les pièces justificatives à jour
  • Se renseigner sur les avocats spécialisés en droit de la famille qui acceptent les dossiers AJ
  • Anticiper les délais d’instruction (jusqu’à 6 mois) et, si besoin, solliciter une admission provisoire en cas d’urgence
  • Ne pas négliger l’accompagnement patrimonial : même avec l’AJ, le partage des biens et la gestion de l’après-divorce nécessitent des conseils spécialisés

En cas de refus, plusieurs solutions existent : recours devant le président du tribunal, protection juridique de l’assurance, facilités de paiement avec l’avocat, ou recours à un divorce par consentement mutuel extrajudiciaire si les époux parviennent à un accord.

aide-divorce.fr accompagne les personnes en instance de divorce, y compris celles bénéficiant de l’aide juridictionnelle, pour sécuriser leur avenir patrimonial et prendre les bonnes décisions financières avant, pendant et après la séparation. Pour toute question ou demande de bilan patrimonial gratuit, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec l’un de nos conseillers spécialisés.

Témoignages

Honnêtement j’avais peur de pas pouvoir payer un avocat… avec mes 1200 euros de salaire et 3 gosses à charge j’arrivais déjà pas à boucler les fins de mois. L’aide juridictionnelle totale ça m’a sauvée, j’ai pu divorcer sans débourser un centime pour l’avocat. Par contre faut être patient, j’ai attendu 4 mois pour avoir la réponse du tribunal. Mais une fois accordée, mon avocate a super bien géré le dossier

— Nathalie, 42 ans, mère de 3 enfants, divorcée après 16 ans de mariage

Moi j’ai fait l’erreur de croire que mon assurance habitation me couvrirait… en fait la protection juridique marchait pas pour les divorces, c’était écrit en tout petit dans le contrat. Du coup j’ai fait la demande d’AJ partielle à 55% mais il me restait quand même 1500 balles à payer à mon avocat. J’aurais dû me renseigner plus tôt sur aide-divorce.fr, y’a plein d’infos que je connaissais pas

— David, 38 ans, divorcé en contentieux

Franchement le site aide-divorce.fr m’a bien aidée à comprendre les plafonds 2025 et à rassembler les justificatifs. J’ai eu mon AJ totale en 3 mois, c’était rapide dans mon tribunal. Mon avocat était commis d’office mais il a été nickel, très pro. Après le divorce j’ai aussi fait un bilan patrimonial avec leur CGP pour savoir quoi faire de ma part de l’appart qu’on a vendu, c’était rassurant d’avoir un accompagnement complet

— Sophie, 33 ans, divorcée après 7 ans de mariage, sans enfant