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Divorce et SCPI : comment partager les parts de Sociétés Civiles de Placement Immobilier ?

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) constituent un placement immobilier de plus en plus fréquent dans les patrimoines français. Leur partage lors d’un divorce soulève des questions complexes : nature juridique des parts, valorisation au jour de la séparation, modalités de partage en nature ou avec rachat, gestion de l’emprunt éventuel et fiscalité des revenus après la séparation. Une approche spécialisée, combinant expertise juridique et conseil patrimonial, est indispensable pour préserver les intérêts de chaque conjoint et optimiser la situation financière post-divorce.

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1. Nature des parts de SCPI en régime de communauté : biens communs ou propres ?

La qualification des parts de SCPI en régime de communauté légale dépend de la date et des modalités d’acquisition. Selon l’article 1401 du Code civil, tous les biens acquis durant le mariage sont présumés communs, sauf exception. Les parts de SCPI suivent cette règle générale.

Les parts acquises pendant le mariage avec des deniers communs sont des biens communs, même si elles sont souscrites au nom d’un seul époux. Elles devront donc être partagées lors de la liquidation du régime matrimonial. En revanche, les parts acquises avant le mariage ou reçues par donation ou succession restent des biens propres à l’époux titulaire, conformément à l’article 1405 du Code civil.

⚠️ Clause de remploi : attention à la preuve

Si un époux a utilisé des fonds propres (héritage, donation, vente d’un bien propre) pour acquérir des parts de SCPI pendant le mariage, il doit prouver l’origine des fonds et l’intention de remploi pour conserver le caractère propre des parts. Sans clause de remploi formalisée devant notaire ou mention explicite dans l’acte de souscription, les parts seront présumées communes.

Dans le cas d’un régime de séparation de biens, chaque époux conserve la propriété de ses propres parts de SCPI. Il n’y a pas de partage à effectuer, sauf si les époux sont co-titulaires des parts ou si l’un a financé les parts de l’autre (possibilité de créance de remboursement).

SCPI en indivision : une situation fréquente

De nombreux couples achètent des parts de SCPI en indivision, chacun étant propriétaire à hauteur de 50% par exemple. Dans ce cas, même en séparation de biens, un partage de l’indivision sera nécessaire lors du divorce. Les quotes-parts de chaque indivisaire doivent être clairement identifiées dans la liquidation du régime matrimonial.

Il faut également distinguer les parts de SCPI détenues en pleine propriété de celles détenues en démembrement de propriété (usufruit ou nue-propriété). Par exemple, un époux peut avoir hérité de l’usufruit de parts de SCPI, tandis que les enfants d’un premier lit détiennent la nue-propriété. Dans ce cas, seul l’usufruit entre dans le patrimoine du conjoint et doit être valorisé selon le barème fiscal de l’article 669 du Code général des impôts.

⚖️ Articles 1401 et 1405 du Code civil

Tous les biens acquis pendant le mariage sont communs, sauf preuve contraire (donation, succession, remploi de fonds propres). Les parts de SCPI suivent cette règle de qualification.

2. Comment valoriser les parts lors du divorce ? Méthodes et pièges à éviter

La valorisation des parts de SCPI au jour de la séparation (date de l’ordonnance de non-conciliation en cas de divorce contentieux, ou date de signature de la convention en cas de divorce par consentement mutuel) est une étape cruciale du partage patrimonial.

Contrairement à l’immobilier détenu en direct, les parts de SCPI bénéficient d’une valeur de retrait ou de cession publiée régulièrement par la société de gestion. Cette valeur est généralement communiquée chaque trimestre et disponible sur le site de la SCPI ou auprès du gestionnaire. Elle constitue la référence pour évaluer le patrimoine détenu.

💡 Cas pratique : valorisation de parts de SCPI Corum Origin

Un couple a acquis 500 parts de la SCPI Corum Origin à 210 € la part en 2018, soit un investissement initial de 105 000 €. Au jour de l’ordonnance de non-conciliation (1er mars 2025), la valeur de retrait publiée par Corum est de 225 € la part. La valeur du bien commun à partager est donc de 500 × 225 € = 112 500 €. Chaque époux a théoriquement droit à 56 250 €, sous réserve du partage en nature ou avec soulte.

Attention toutefois : la valeur de retrait indiquée par la société de gestion n’est pas toujours la valeur réelle de cession. Certaines SCPI appliquent des frais de cession ou de retrait pouvant atteindre 5 à 10% du montant, ou imposent un délai de blocage avant cession. De plus, en cas de tension sur le marché secondaire, il peut être difficile ou long de revendre les parts au prix affiché.

⚠️ Liquidité des SCPI : un risque à anticiper

Toutes les SCPI ne sont pas également liquides. Certaines SCPI à capital variable permettent un rachat rapide par la société de gestion, tandis que les SCPI à capital fixe nécessitent de trouver un acquéreur sur le marché secondaire, ce qui peut prendre plusieurs mois voire un an. Il est essentiel de vérifier les conditions de retrait ou de cession AVANT de décider du mode de partage (rachat ou partage en nature).

Dans le cadre du divorce, il est recommandé de demander une attestation de détention et de valorisation auprès de la société de gestion, mentionnant le nombre de parts détenues, la valeur de retrait ou de cession en vigueur à la date de référence, et les éventuels frais applicables. Cette attestation sera annexée à l’état liquidatif établi par le notaire ou l’avocat.

Revenus courus et quote-part de distribution

Au moment de la séparation, les parts de SCPI peuvent avoir généré des revenus non encore distribués. Il convient de préciser dans l’acte de partage si ces revenus courus (quote-part de loyers perçus entre la dernière distribution et la date de séparation) sont intégrés dans la valorisation ou s’ils doivent être répartis séparément entre les époux.

3. Partage en nature ou rachat des parts ? Avantages et inconvénients de chaque solution

Une fois les parts de SCPI valorisées, la question se pose : faut-il partager les parts en nature (chacun conserve la moitié) ou procéder à un rachat par l’un des époux (l’un garde toutes les parts, l’autre reçoit une soulte) ? Chaque solution présente des avantages et des contraintes.

Partage en nature : chacun conserve des parts

Le partage en nature consiste à diviser les parts de SCPI entre les deux époux. Par exemple, si le couple détient 500 parts, chacun en reçoit 250. Cette solution présente plusieurs avantages :

  • Aucune liquidité n’est nécessaire : pas de soulte à verser
  • Les deux époux conservent un actif immobilier diversifié et générateur de revenus
  • Équité immédiate : chacun reçoit la même valeur de parts
  • Simplicité administrative : un simple transfert de parts auprès de la société de gestion

Cependant, le partage en nature comporte aussi des inconvénients :

  • Les deux ex-conjoints restent exposés à la même classe d’actifs (immobilier tertiaire ou résidentiel)
  • En cas de revenus irréguliers ou de baisse de la valeur des parts, les deux subissent la même déconvenue
  • La gestion administrative (déclarations fiscales, suivi des revenus) se poursuit pour chacun
💡 Cas pratique : partage en nature de parts de SCPI

Marc et Sophie ont acquis 400 parts de SCPI Primopierre valorisées à 100 000 € (250 € la part). Ils décident de partager en nature : Marc reçoit 200 parts (50 000 €) et Sophie reçoit également 200 parts (50 000 €). Chacun percevra désormais ses propres revenus fonciers et devra les déclarer individuellement. Le transfert des parts est effectué par la société de gestion moyennant des frais administratifs de l’ordre de 50 à 100 €.

Rachat avec soulte : un époux conserve toutes les parts

Le rachat avec soulte signifie qu’un seul époux conserve l’intégralité des parts de SCPI et verse à l’autre la moitié de leur valeur sous forme de soulte (somme d’argent). Cette option est privilégiée lorsque l’un des conjoints souhaite diversifier son patrimoine ou ne souhaite pas conserver cet investissement.

Avantages du rachat avec soulte :

  • L’époux qui rachète conserve un placement cohérent et peut continuer à percevoir l’intégralité des revenus
  • L’époux qui reçoit la soulte dispose de liquidités pour réinvestir ailleurs ou financer un projet personnel (achat d’une résidence principale, constitution d’une épargne de précaution, etc.)
  • Rupture nette : plus de lien patrimonial entre les ex-conjoints

Inconvénients :

  • L’époux qui rachète doit disposer de liquidités suffisantes ou contracter un emprunt pour verser la soulte
  • La soulte peut être importante si le montant des parts est élevé
  • Le transfert des parts peut entraîner des droits de partage (2,5% de la valeur en cas de divorce) et des frais de transfert
📊 Coût moyen d'un rachat avec soulte

Dans le cadre d’un divorce, le rachat de parts de SCPI avec soulte entraîne généralement le paiement de droits de partage à hauteur de 2,5% de la valeur totale des parts, ainsi que des frais administratifs de transfert facturés par la société de gestion (de 50 à 150 € en moyenne). Sur un actif de 100 000 €, cela représente environ 2 650 € de frais.

Dans certains cas, les époux optent pour une solution mixte : partage en nature d’une partie des parts et rachat avec soulte pour le reste, afin de rééquilibrer l’ensemble du partage patrimonial avec d’autres actifs (résidence principale, assurance-vie, épargne, etc.). Cette approche nécessite un bilan patrimonial global réalisé avec un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé.

4. SCPI à crédit : que devient l’emprunt lors du divorce ?

De nombreux couples acquièrent des parts de SCPI à crédit pour bénéficier d’un effet de levier et optimiser la rentabilité de l’investissement. Le divorce complexifie la situation lorsque l’emprunt n’est pas encore soldé.

En régime de communauté, les parts de SCPI acquises à crédit constituent un bien commun, mais l’emprunt contracté pour les financer est également une dette commune, conformément à l’article 1409 du Code civil. Lors de la liquidation du régime matrimonial, il faut donc déterminer :

  • La valeur nette des parts de SCPI (valeur de marché – capital restant dû sur l’emprunt)
  • Qui conservera les parts et continuera à rembourser le crédit
  • Quelle soulte sera versée à l’autre conjoint pour compenser sa quote-part dans le bien net
💡 Cas pratique : SCPI à crédit lors du divorce

Un couple a acquis 600 parts de SCPI Corum Origin à crédit en 2020 pour un montant de 126 000 € (210 € la part). En 2025, au moment du divorce, la valeur des parts est de 135 000 € (225 € la part), et il reste 80 000 € de capital à rembourser sur le prêt. La valeur nette du bien commun est donc de 135 000 € – 80 000 € = 55 000 €. Chaque époux a théoriquement droit à 27 500 €. Si Marc conserve les parts et l’emprunt, il doit verser à Sophie une soulte de 27 500 € et assumer seul les échéances futures du crédit.

Un point délicat concerne la solidarité bancaire. Même si un seul époux conserve les parts et l’emprunt, la banque peut refuser de libérer l’autre co-emprunteur de son engagement. En cas de défaillance de l’époux débiteur, la banque pourra poursuivre l’ex-conjoint solidaire. Il est donc essentiel de négocier avec la banque une déliaison de l’emprunt ou un transfert de crédit au nom d’un seul emprunteur.

⚠️ Rachat de crédit et réaménagement : anticiper avant le divorce

Dans certains cas, l’époux qui conserve les parts de SCPI doit procéder à un rachat de crédit ou renégocier les conditions du prêt pour assumer seul les mensualités. Cette démarche doit être anticipée AVANT la signature de la convention de divorce ou l’homologation du partage, car la banque peut exiger des garanties supplémentaires ou refuser le transfert si les revenus de l’emprunteur unique sont insuffisants.

Si les deux époux décident de conserver chacun la moitié des parts, ils peuvent également partager l’emprunt à hauteur de leurs quotes-parts respectives. Chacun deviendra débiteur de la moitié du capital restant dû et continuera à rembourser sa part du crédit. Cette solution nécessite l’accord de la banque et la modification du contrat de prêt.

SCPI à crédit en séparation de biens : qui rembourse ?

En régime de séparation de biens, si un seul époux a souscrit des parts de SCPI à crédit, il en reste le seul propriétaire et le seul débiteur. Il n’y a pas de partage à effectuer. En revanche, si les époux ont souscrit ensemble des parts en indivision à crédit, chacun conserve sa quote-part et doit assumer sa part du remboursement du prêt.

5. Fiscalité des revenus SCPI après séparation : qui déclare quoi ?

Les parts de SCPI génèrent des revenus fonciers (loyers perçus par la SCPI et redistribués aux porteurs de parts) soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Lors du divorce, la question de la fiscalité des revenus se pose différemment selon la date de séparation et le mode de partage retenu.

Revenus perçus avant la séparation

Tant que la communauté n’est pas dissoute (avant l’ordonnance de non-conciliation ou la signature de la convention de divorce), les revenus des parts de SCPI restent des revenus communs. Ils doivent être déclarés sur la déclaration d’impôt commune si les époux sont encore imposés ensemble, ou répartis entre les deux déclarations séparées en fonction de leur quote-part dans la communauté (généralement 50/50).

Revenus perçus après la séparation

Dès la dissolution de la communauté (date de l’ordonnance de non-conciliation ou date de signature de la convention de divorce par consentement mutuel), chaque époux déclare les revenus générés par les parts dont il est propriétaire ou titulaire.

Si les parts ont été partagées en nature, chaque ex-conjoint déclare les revenus fonciers générés par ses propres parts. Par exemple, si Marc détient 200 parts et Sophie 200 parts, chacun déclare les loyers perçus sur ses 200 parts dans sa propre déclaration d’impôt (formulaire 2044 pour les revenus fonciers).

Si un époux a racheté toutes les parts avec soulte, il déclare l’intégralité des revenus fonciers générés par les parts de SCPI. L’autre époux, qui a reçu la soulte, ne déclare aucun revenu foncier lié à ces parts (sauf s’il perçoit des intérêts sur la soulte versée en plusieurs fois).

⚖️ Article 1751 du Code général des impôts

Les revenus fonciers sont imposables au nom du propriétaire des parts de SCPI. Après dissolution de la communauté, chaque ex-conjoint déclare les revenus générés par les parts dont il est titulaire.

Attention : les SCPI peuvent générer des revenus de source étrangère si elles détiennent des immeubles à l’étranger (SCPI européennes comme Corum Origin, Eurovalys, etc.). Ces revenus sont soumis à une fiscalité spécifique avec crédit d’impôt pour éviter la double imposition. Il est recommandé de se faire accompagner par un conseiller fiscal spécialisé pour optimiser la déclaration.

📊 Rendement moyen des SCPI en 2024

Selon l’ASPIM (Association française des Sociétés de Placement Immobilier), le taux de distribution moyen des SCPI de rendement s’établit à environ 4,5% en 2024. Pour un investissement de 100 000 € en parts de SCPI, cela représente environ 4 500 € de revenus fonciers annuels bruts à déclarer.

Déduction des intérêts d’emprunt après le divorce

Si les parts de SCPI ont été acquises à crédit, les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus fonciers dans la catégorie des charges déductibles. Après le divorce, seul l’époux qui conserve les parts et continue à rembourser le crédit peut déduire les intérêts d’emprunt de ses revenus fonciers.

En cas de partage en nature des parts et de l’emprunt, chaque ex-conjoint pourra déduire les intérêts correspondant à sa quote-part du prêt. Par exemple, si Marc et Sophie se partagent 400 parts et un emprunt de 60 000 € à parts égales, chacun déduit la moitié des intérêts payés annuellement.

6. Conseil patrimonial spécialisé : pourquoi se faire accompagner lors du partage de SCPI ?

Le partage de parts de SCPI lors d’un divorce ne se résume pas à une simple division mathématique. Il s’inscrit dans une stratégie patrimoniale globale qui doit prendre en compte l’ensemble de la situation financière de chaque époux : revenus futurs, projets immobiliers, besoins de liquidités, fiscalité, préparation de la retraite, etc.

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) spécialisé dans les situations de divorce peut apporter une valeur ajoutée décisive en :

  • Réalisant un bilan patrimonial complet intégrant les SCPI, l’immobilier détenu en direct, l’épargne financière (assurance-vie, PEA, comptes-titres), les revenus professionnels et les dettes
  • Analysant la performance et la liquidité des SCPI détenues : certaines SCPI sont plus liquides que d’autres, certaines ont un meilleur potentiel de revalorisation
  • Simulant les différents scénarios de partage (en nature, avec rachat, mixte) et leurs conséquences fiscales et financières à court, moyen et long terme
  • Proposant des alternatives de réinvestissement pour l’époux qui reçoit une soulte : diversification vers d’autres classes d’actifs (assurance-vie, actions, immobilier direct), constitution d’une épargne de précaution, etc.
  • Accompagnant la renégociation du crédit si les parts de SCPI sont acquises à crédit, en lien avec la banque
  • Optimisant la fiscalité des revenus fonciers après divorce (régime réel, micro-foncier, déductions de charges, crédit d’impôt étranger pour les SCPI européennes)
SCPI et préparation de la retraite

Pour les personnes proches de la retraite, conserver des parts de SCPI peut constituer un complément de revenus non négligeable. Un CGP peut intégrer cette dimension dans la stratégie de partage, en privilégiant par exemple l’attribution des parts à l’époux qui aura les revenus professionnels les plus faibles après le divorce, afin de compenser la perte de pouvoir d’achat.

Le CGP travaille en coordination avec l’avocat spécialisé en droit de la famille qui gère la procédure de divorce. Tandis que l’avocat sécurise le cadre juridique (convention de divorce, acte de partage notarié, respect des droits de chaque époux), le CGP optimise la dimension financière et patrimoniale. Cette complémentarité est essentielle pour sécuriser la situation de chacun après la séparation.

⚠️ Ne pas confondre valeur de rachat et valeur de retrait

Certaines SCPI à capital variable publient deux valeurs distinctes : la valeur de souscription (prix d’achat) et la valeur de retrait (prix de rachat par la société de gestion). Dans le cadre du divorce, c’est la valeur de retrait qui doit être retenue pour valoriser les parts, car elle correspond à la liquidité réelle accessible par les porteurs. En cas de doute, demander une attestation récente à la société de gestion.

L’accompagnement par un CGP permet également d’éviter les erreurs courantes : accepter un partage défavorable faute d’avoir bien compris la valeur réelle des parts, ne pas anticiper les frais de cession ou de transfert, négliger les conséquences fiscales du partage, conserver un actif peu liquide alors qu’un besoin de liquidités est imminent, etc.

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Foire aux questions (FAQ) : partage des SCPI lors d’un divorce

Questions fréquentes


Les parts de SCPI achetées avant le mariage doivent-elles être partagées lors du divorce ?

Non, les parts de SCPI acquises avant le mariage restent des biens propres à l’époux qui les a souscrites, même en régime de communauté. Seuls les revenus générés pendant le mariage (loyers redistribués) peuvent être considérés comme communs. En revanche, si l’époux a réinvesti ces revenus dans de nouvelles parts pendant le mariage, celles-ci deviennent communes sauf clause de remploi.


Peut-on vendre les parts de SCPI pour partager le produit de la vente ?

Oui, il est possible de vendre les parts de SCPI et de partager le produit de la vente entre les deux époux. Cependant, cette solution nécessite de trouver un acquéreur sur le marché secondaire (pour les SCPI à capital fixe) ou de demander le rachat par la société de gestion (pour les SCPI à capital variable). Attention aux délais, qui peuvent atteindre plusieurs mois, et aux éventuels frais de cession.


Que se passe-t-il si la valeur des parts de SCPI baisse entre la date de séparation et le partage effectif ?

La valorisation des parts doit en principe être effectuée à la date de dissolution de la communauté (ordonnance de non-conciliation ou signature de la convention de divorce). Si le partage effectif intervient plusieurs mois après et que la valeur des parts a baissé, les époux peuvent soit maintenir la valorisation initiale (ce qui peut créer un déséquilibre), soit convenir d’une réévaluation à la date du partage effectif. Cette question doit être anticipée dans la convention de divorce.


Les frais de gestion des SCPI sont-ils partagés après le divorce ?

Après le divorce, chaque ex-conjoint assume les frais de gestion proportionnels au nombre de parts qu’il détient. Si les parts ont été partagées en nature (50/50), chacun paie la moitié des frais de gestion. Si un seul époux conserve toutes les parts, il assume seul les frais de gestion. Ces frais sont prélevés automatiquement par la société de gestion sur les revenus distribués.


Peut-on donner des parts de SCPI aux enfants pour simplifier le partage ?

Il est possible de donner des parts de SCPI aux enfants dans le cadre d’une donation, mais cette opération est distincte du partage entre époux lors du divorce. Une donation peut être une stratégie patrimoniale intéressante pour transmettre du patrimoine en bénéficiant des abattements fiscaux (100 000 € par enfant et par parent tous les 15 ans), mais elle ne dispense pas du partage entre les époux. Elle doit être réalisée avec l’accompagnement d’un notaire et d’un CGP.


Les revenus des SCPI perçus pendant la procédure de divorce doivent-ils être partagés ?

Oui, les revenus des parts de SCPI perçus entre la date de séparation (ordonnance de non-conciliation ou date convenue dans la convention de divorce) et la date du partage effectif doivent être répartis entre les époux proportionnellement à leurs droits respectifs. En pratique, il est fréquent que les revenus soient versés sur le compte de l’époux titulaire des parts, à charge pour lui de reverser la moitié à l’autre conjoint jusqu’au partage définitif.


Témoignages : partage de SCPI lors d’un divorce

Franchement j’avais aucune idée de ce que c’était les SCPI avant le divorce… Mon ex gérait tout ça. On en avait pour 80 000 € acquis pendant le mariage. Mon avocat m’a dit que c’était un bien commun donc j’avais droit à la moitié. Le problème c’est qu’on avait encore un crédit de 30 000 € dessus. Au final on a partagé en nature : lui a gardé la moitié des parts et la moitié du crédit, moi pareil. Grâce au CGP de aide-divorce.fr j’ai compris que je pouvais déduire les intérêts d’emprunt de mes revenus fonciers, ça m’a bien aidée fiscalement

— Caroline, 43 ans, divorcée après 15 ans de mariage

Moi j’avais investi dans plusieurs SCPI pendant le mariage pour préparer ma retraite… On en avait pour environ 200 000 €. Ma femme voulait pas garder les parts, elle préférait récupérer du cash. J’ai dû lui verser une soulte de 100 000 € pour tout racheter. Heureusement que j’ai fait un rachat de crédit avant de finaliser le divorce sinon j’aurais jamais pu sortir cette somme. Le conseiller que j’ai trouvé via aide-divorce.fr m’a bien orienté sur la négociation avec la banque

— Jérôme, 51 ans, chef d'entreprise, divorcé après 22 ans de mariage

Bon nous on avait acheté des parts de SCPI Corum Origin en indivision avant même de se marier… Du coup c’était pas dans la communauté. Mais on a quand même dû partager l’indivision lors du divorce. On a chacun gardé notre moitié des parts. Le truc c’est que pendant 6 mois avant le partage officiel les revenus étaient versés sur le compte de mon ex et il oubliait de me reverser ma part… J’ai dû passer par l’avocat pour récupérer ce qui m’était dû. Conseil : anticipez ça dans la convention de divorce !

— Nathalie, 38 ans, fonctionnaire, maman de 2 enfants